Unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis), dispositifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier degré




Дата канвертавання27.04.2016
Памер36.59 Kb.
Unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis), dispositifs pour la scolarisation

des élèves en situation de handicap dans le premier degré.

NOR : MENE1504950C - circulaire n° 2015-129 du 21-8-2015- MENESR - DGESCO A1-3



Depuis la rentrée de septembre 2015 les CLIS ont été transformées en ULIS-école. La présente circulaire a pour objet d’apporter quelques éclairages quant à la mise en œuvre de ces nouveaux dispositifs.

Quelques extraits explicites de la circulaire.



STATUT DU DISPOSITIF :


  • « Elle est prise en compte au même titre qu'une classe de l'école dans la définition de la quotité de décharge d'enseignement du directeur».

  • « L'effectif des Ulis école, comptabilisé séparément des autres élèves de l'école pour les opérations de la carte scolaire, est limité à 12 élèves».

PILOTAGE :


  • « La carte des Ulis est arrêtée annuellement par le Recteur d'académie sur proposition des Inspecteurs d'Académie-Directeurs Académiques des Services de l'Education Nationale».

  • « L'organisation pédagogique de l'ULIS relève d'un co-pilotage entre l'IEN-ASH, et l'IEN de circonscription ».

ROLE DU DIRECTEUR D’ECOLE :


  • « L'Ulis-école est placée sous la responsabilité du directeur de l'école où elle est implantée ».

  • « Le directeur doit s'assurer que tous les enseignements relevant des programmes de l'école primaire soient dispensés et notamment les enseignements de langues vivantes étrangères ».



PUBLIC VISE :





  • « Elle [La CDAPH] peut notamment orienter un élève vers une Ulis qui offre aux élèves la possibilité de poursuivre en inclusion des apprentissages adaptés à leurs potentialités et à leurs besoins et d'acquérir des compétences sociales et scolaires, même lorsque leurs acquis sont très réduits. »

  • « Les élèves orientés en Ulis sont ceux qui, en plus des aménagements et adaptations pédagogiques et des mesures de compensation mis en œuvre par les équipes éducatives, nécessitent un enseignement adapté dans le cadre de regroupements ».


Mise en œuvre et esprit de la circulaire : un nouveau paradigme à opérer.


« La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République a introduit dans le code de l'éducation le concept d'école inclusive et engage tous les acteurs dans une nouvelle conception de la scolarisation des élèves en situation de handicap ».

DEUX ELEMENTS CLES POUR COMPRENDRE LA NOUVELLE ORIENTATION.


Remarque préalable : Nous rappelons que le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) est un document qui émane de la CDAPH sur la proposition de la MDPH. Ce n’est en aucun cas un document construit par les équipes pédagogiques des établissements scolaires qui rédigent uniquement la mise en œuvre du PPS.

Classe de référence

Ce que dit le texte

Mise en œuvre et points de vigilances


« Les élèves bénéficiant de l'Ulis sont des élèves à part entière de l'établissement scolaire, leur classe de référence est la classe ou la division correspondant approximativement à leur classe d'âge, conformément à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS). Ils bénéficient de temps de regroupement autant que de besoin ».

La classe de référence devrait figurer sur le PPS de l’enfant c’est donc la CDAPH qui la définit et non les équipes pédagogiques. Or, actuellement la MDPH de la Moselle n’est pas en mesure de fournir ce document. Il convient en l’état de la choisir en respectant ce que dit la circulaire. Ainsi choisir comme classe de référence systématique la classe d’âge de l’enfant n’est pas obligatoire. Un élève d’âge de CM2 pourrait avoir comme classe de référence un CE2 (mais pas en deçà).

La classe de référence est la classe dans laquelle l’enfant suivra des enseignements de manière privilégiée. C’est un élève de cette classe même s’il n’y est pas inscrit puisqu’il n’est pas pris en compte dans les opérations de carte scolaire. A l’aide du coordonnateur d’ULIS-école, l’enseignant de la classe de référence mettra en place des adaptations pour permettre à l’élève de suivre un maximum d’enseignement.

L’enfant peut, suivre quelques enseignements dans une autre classe que celle de référence si ses compétences le justifient.




Regroupement / Dispositif

Ce que dit le texte

Mise en œuvre et points de vigilances


« Les Ulis, dispositifs ouverts, constituent une des modalités de mise en œuvre de l'accessibilité pédagogique ».
« Les Ulis constituent un dispositif qui offre aux élèves qui en bénéficient une organisation pédagogique adaptée à leurs besoins ainsi que des enseignements adaptés dans le cadre de regroupement et permet la mise en œuvre de leurs projets personnalisés de scolarisation ».
« Les objectifs d'apprentissage envisagés pour les élèves bénéficiant de l'Ulis requièrent des modalités adaptées nécessitant des temps de regroupement dans une salle de classe réservée à cet usage ».

« Ils bénéficient de temps de regroupement autant que de besoin ».

« Les élèves orientés en Ulis sont ceux qui, en plus des aménagements et adaptations pédagogiques et des mesures de compensation mis en œuvre par les équipes éducatives, nécessitent un enseignement adapté dans le cadre de regroupements ».

La notion de dispositif se substitue à la notion de classe. Désormais la classe des élèves bénéficiant d’une ULIS est la classe de référence.

De même, la notion d’inclusion évolue : jusque-là, un élève de CLIS allait en inclusion dans une classe de l’école. Désormais cet élève ira en regroupement sur le dispositif ULIS.

L’esprit véhiculé par la circulaire rend presque impropre l’expression « aller en inclusion » puisque la démarche est inversée. C’est d’ailleurs corroboré par « La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République puisqu’elle a introduit dans le code de l'éducation le concept d'école inclusive et engage tous les acteurs dans une nouvelle conception de la scolarisation des élèves en situation de handicap ».
C’est bien l’école et non la classe qui doit être inclusive.

La volonté du texte est bien d’accentuer les temps de scolarisation en classe de référence sans omettre le besoin d’enseignement en regroupement sur le dispositif ULIS. Pour accompagner les enseignants le texte fait évoluer le rôle de l’enseignant du dispositif qui est à présent un coordonnateur de dispositif. Les éclairages nécessaires figurent dans un paragraphe ci-dessous.

Dernier élément important concernant le jeune élève qui est en âge du CP voire CE1 et qui bénéficie pour la première fois du dispositif. On aura une attention particulière dans l’organisation de son emploi du temps pour lui permettre d’acquérir suffisamment de repères. On pourra ainsi réfléchir à une montée en charge progressive des temps d’enseignement en classe de référence.



Rôle du coordonnateur

Mission d’enseignement

Ce que dit le texte

Mise en œuvre et points de vigilances


« Tous les élèves de l'Ulis reçoivent un enseignement adapté de la part du coordonnateur, pas nécessairement au même moment, que cet enseignement ait lieu en situation de regroupement ou dans la classe de référence ».

C’est la mission principale du coordonnateur. C’est elle qui s’apparente le plus à ce que faisait déjà l’enseignant de la CLIS à partir des projets pédagogiques individualisés.

Mission de coordination

Ce que dit le texte

Mise en œuvre et points de vigilances


« En outre, le coordonnateur organise le travail des élèves en situation de handicap dont il a la responsabilité en fonction des indications portées par les PPS et en lien avec l'équipe de suivi de la scolarisation (ESS) ».
« Le projet d'école ou d'établissement prend en compte et favorise le fonctionnement inclusif de l'Ulis. Le coordonnateur élabore le projet pédagogique de l'Ulis en formalisant les actions concrètes et les adaptations des contenus d'apprentissage qu'il souhaite mettre en place. Le coordonnateur planifie les interventions du personnel AVS-co, le cas échéant ».

Le coordonnateur est tenu de rédiger un projet de dispositif qui doit être pris en compte dans le projet d’école. Ce projet de dispositif doit faire apparaître la place du dispositif dans l’école mais aussi les actions mises en place par l’enseignant pour accompagner les élèves dans un parcours de scolarisation qui ne dépend pas uniquement de son seul rôle, mais de l’entrecroisement de tous les membres et partenaires de l’école.

Ces élèves ont, dans le cadre des compensations octroyées par la CDAPH, des suivis extérieurs (orthophonie, service de soin…). Ces spécialistes ont souvent des informations très utiles pour aider à la mise en œuvre d’enseignement adapté. Inversement ces partenaires ont besoins de savoir comment se déroule la scolarité des enfants concernés. Cela relève bien de la compétence du coordonnateur de recueillir et diffuser ces informations mais aussi et surtout de les prendre en compte pour construire avec l’équipe un parcours scolaire répondant aux besoins de l’élève.


Mission de personne ressource :

Ce que dit le texte

Mise en œuvre et points de vigilances


« Enfin, s'il n'a pas prioritairement vocation à apporter un soutien professionnel aux enseignants non spécialisés, il est cependant, dans l'établissement, une personne ressource indispensable, en particulier pour les enseignants des classes où sont scolarisés les élèves bénéficiant de l'Ulis, afin de les aider à mettre en place les aménagements et adaptations nécessaires ».

Plus encore qu’auparavant le coordonnateur du dispositif doit accompagner les enseignants des classes de références en élaborant des adaptations, en reprenant parfois ce qui est fait en classe de référence pour faciliter l’inclusion. Il se doit d’être au centre d’un travail d’équipe qui permet à chacun d’apporter à l’élève ce qui lui est nécessaire pour acquérir des compétences et trouver sa place au sein de l’école. Le coordonnateur doit accompagner ses collègues pour mettre en place les adaptations nécessaires aux apprentissages (aide humaine, matériel scolaire, contenu didactique, évaluations …) et travailler en étroite collaboration avec ceux-ci pour avoir un regard permanent sur le parcours des élèves bénéficiant du dispositif dans l’école.



Rôle de l’équipe éducative

Ce que dit le texte

Mise en œuvre et points de vigilances


« Les élèves orientés en Ulis sont ceux qui, en plus des aménagements et adaptations pédagogiques et des mesures de compensation mis en œuvre par les équipes éducatives, nécessitent un enseignement adapté dans le cadre de regroupements ».


Mettre en place un enseignement adapté pour permettre aux élèves bénéficiant du dispositif ULIS-école de suivre un enseignement en classe ordinaire.

Ce rôle peut susciter quelques interrogations, voire des craintes. Avec l’aide du coordonnateur et du directeur, l’équipe éducative, l’enseignant de la classe, pourront trouver des réponses adaptées. Ensemble ils devront estimer si l’enseignement de certains domaines nécessite un travail en regroupement. Ceci après avoir tenté des adaptations et clarifié les objectifs d’apprentissage. Rappelons que ces derniers ne sont pas forcément identiques à ceux des autres. Cependant, s’ils sont différents, ils doivent être précis et en lien avec les programmes en vigueur, et référé au livret attestant « l'acquisition de compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, … Ce livret constitue l'outil privilégié de l'évaluation des compétences acquises par celui-ci et doit être renseigné tout au long de la scolarité ».



Dès la rentrée scolaire, l’enseignant de la classe de référence participe à l’évaluation de l’élève avec le coordonnateur. Les modalités d’organisations sont à définir par l’équipe et sous la responsabilité du directeur d’école. Il n’y a pas une organisation type car cela dépend aussi de la réalité de chaque établissement scolaire.

Obligations réglementaires de service

Ce que dit le texte

Mise en œuvre et points de vigilances


« Dans ce cadre, l'IEN chargé de la circonscription veille à ce que le coordonnateur bénéficie d''un temps de concertation avec les autres acteurs de la scolarisation des élèves bénéficiant de l'Ulis. Ce temps doit permettre une réflexion sur le fonctionnement de l'Ulis, l'évaluation de ses effets, la situation particulière de certains élèves.

En tout état de cause, le temps consacré par les coordonnateurs des Ulis école à la concertation, aux travaux en équipe pédagogique, aux relations avec les parents ou aux participations aux conseils d'école est égal à 108 heures annuelles conformément à la circulaire n° 2013-019 du 4 février 2013 relative aux obligations de service des personnels enseignants du premier degré ».

Si le texte précise explicitement les ORS du coordonnateur de l’ULIS et particulièrement pour les temps de concertation et d’élaboration d’adaptation avec les membres de l’équipe pédagogique, il conviendrait de réfléchir à l’organisation des 108 heures de concertation des autres enseignants de l’école pour permettre « une réflexion sur le fonctionnement de l'Ulis, l'évaluation de ses effets, la situation particulière de certains élèves ».





База данных защищена авторским правом ©shkola.of.by 2016
звярнуцца да адміністрацыі

    Галоўная старонка