Titre : La Guerre Date : 1929 – 1932 Localisation




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Histoire des Arts. 3e. Otto Dix, La Guerre (p. 34-35)





Présentation :
Auteur : Otto Dix

Titre :La Guerre

Date : 1929 – 1932

Localisation : Dresde, Stadtmuseum

Nature : triptyque, peinture sur bois

Dimensions :

  • panneau central : 204 x 204 cm

  • volets : 204 x 102 cm

  • panneau inférieur : 204 x ? cm


Décryptage de l’œuvre
Cette œuvre est un triptyque. Elle est en effet composée de trois panneaux principaux : un panneau central et deux volets, auxquels Dix a ajouté un panneau inférieur :

  • Sur le panneau central, on distingue un soldat, le visage recouvert d’un masque à gaz, seul survivant d’une tranchée peuplée de cadavres en décomposition. On aperçoit aussi un squelette accroché aux branches d’un arbre. L’arrière plan est occupé par les ruines d’une ville ou d’un village.




  • Le panneau latéral gauche représente le départ de soldats vers le front, portant leurs armes et leur équipement. On ne peut distinguer que le regard d’un soldat, qui se retourne vers le spectateur.




  • Le panneau latéral droit illustre le retour de deux blessés. Il semble que Dix se soit représenté dans le personnage qui soutient son camarade. C’est d’ailleurs le seul personnage du tableau qui regarde directement le spectateur.




  • Sur le panneau inférieur, on voit des dormeurs, ou des morts, allongés sous une toile de tente. Le personnage au premier plan est un portrait du père de Dix.

Otto Dix (né en 1891) a commencé à réaliser cette œuvre en 1928, après avoir, pendant près de dix ans, travaillé sur des études pour la préparer. Il explique qu’il a voulu réaliser cette œuvre pour rappeler aux gens « ce que la guerre avait apporté de souffrances atroces ».

En effet, Dix constate que dix ans après la fin de la Première Guerre mondiale, de nombreux livres mettent en avant une conception de l’héroïsme qui, selon lui, avait conduit à l’absurdité des tranchées et de la guerre. C’est pour cette raison que Dix s’attache à représenter la guerre dans toute son horreur. Il ne cherche pas à cacher les blessures, les corps démembrés et les chairs déchirées. Pour lui, la guerre doit être représentée de manière réaliste pour être comprise.
Pour cela, Dix se sert de ses souvenirs. Il s’est en effet engagé volontairement au début de la guerre, comme une grande partie de la jeunesse allemande.
Néanmoins, le tableau d’Otto Dix n’est pas qu’une représentation détaillée de l’horreur de la guerre. On y trouve aussi de nombreux symboles. Ainsi, les regards nous permettent de comprendre le message du peintre. Alors que les regards de tous les personnages sont indéchiffrables, seul le regard du survivant de droite est compréhensible : il regarde directement le spectateur et symbolise l’idée que seuls ceux qui ont survécu à la guerre peuvent la raconter et comprendre le monde qui les entoure.

Le choix d’un tableau décomposé en plusieurs panneaux permet aussi de faire passer un message : on peut y voir le cycle de la vie et de la mort (ce cycle étant évoqué par la roue visible en bas à gauche).



Lors de l’arrivée des nazis au pouvoir, Dix est rapidement classé parmi les peintres « dégénérés ».Les nazis considèrent que les œuvres du peintre sont « répugnantes », « anti-allemandes » et blessantes pour le peuple allemand. Ils reprochent à Dix de refuser de représenter des soldats héroïques dans ses tableaux de guerre.

Ainsi, ses œuvres ont été retirées des musées, et certaines brûlées. Dix se réfugie alors dans la peinture de thèmes neutres, qui n’atteignent jamais la qualité des œuvres réalisées dans les années 1920 – 1930.
Otto Dix est mort en 1969 en Allemagne.

Bien que l’on y reconnaisse des uniformes allemands, le triptyque de Dresde n’est pas un tableau sur la guerre de 1914-1918 : il a plutôt une portée universelle.



Dix a pris soin de ne pas faire figurer d’ennemi : les soldats survivants du carnage se retrouvent face à eux-mêmes et à leurs angoisses. Le personnage immobile et énigmatique au centre du panneau du milieu, le visage caché par un masque à gaz, n’a rien d’un héros d’épopée... Après la guerre, et en point d’orgue dans son triptyque, c’est le message d’une immense souffrance qu’il tente de faire passer.
La Guerre, d’Otto Dix, est donc une œuvre qui dénonce l’horreur et l’atrocité de la guerre.





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