Rapport final




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REPUBLIQUE DU CONGO

Ministère de la Santé, des Affaires

Sociales et de la Famille



Analyse de la cartographie des acteurs travaillant dans le domaine de la prise en charge

des enfants de la rue

RAPPORT FINAL

Par Julie Bodin

Sous la Supervision de

Marius Biyekele et Magali de Lambert

Programme Protection des enfants et des femmes

JUIN 2009

Table des Matières




Table des Matières 2

Remerciements 3

Liste des sigles 4

Résumé 6

Introduction 8

Contexte et cadre méthodologique 10

Analyse bibliographique 13

Dispositif de prise en charge « enfants de la rue » des Pouvoirs Publics 26

Dispositif de prise en charge des enfants de la rue des OSC 32

Financement des OSC 43

Coordination et partenariats 45

Conclusion 48

Synthèse des recommandations 49

Annexes 52

Bibliographie 63

Répertoire des acteurs 64

Carte de localisation des acteurs 86

86

Remerciements


Ce travail de cartographie des acteurs travaillant auprès des enfants de la rue au Congo, a été possible grâce à la collaboration de tous les partenaires et organisations contactées.

Nous adressons nos remerciements à Madame Emilienne Raoul, Ministre de la Santé, des Affaires Sociales et de la Famille pour son implication en faveur des enfants.

Nous remercions également la Direction Générale des Affaires Sociales et de la Famille et la Direction de la Protection Légale de l’Enfance pour leur contribution tant au niveau départemental que national.

Nous n’oublierons pas Joseph Bikié Likibi, Directeur de l’Espace Jarrot et du REIPER, pour sa disponibilité et son appui méthodologique au début de l’enquête ainsi que Elisabeth Dorier-April Directrice de recherche de Romain Ronceray, étudiant à l’Université de Provence en France, pour avoir réalisé la cartographie électronique.

Nous remercions particulièrement le programme protection de l’UNICEF, notamment Magali avec qui nous avons mené en duo cette enquête.

Enfin, un encouragement à toutes les personnes qui travaillent auprès des enfants de la rue et des enfants vulnérables. Nous espérons que ce travail et ce répertoire pourront leur être utiles dans leur pratique quotidienne.


Liste des sigles


ABJAE : Association Brazzavilloise, Jeunesse Action Evolutive

AEE : Association Espace Enfants

AEED : Action Espoir des enfants en détresse

AGR : Activité Génératrice de Revenus

AJDT : Association des Jeunes pour le Développement et le Travail

ASI : Actions de Solidarité Internationale

ASU : Association Serment Universel

CADB : Compagnons Artisans Don Bosco

CADFM : Centre d’Appui au Développement de la Fille Mère

CAM : Centre d’Accueil des mineurs

CAPPED : Caisse de Participation à la Promotion des Entreprises et à leur Développement

CAS : Circonscription d’Action Sociale

SIMCS : Secours International du Mouvement Chrétien pour la Solidarité

CIREV : Centre d’Insertion et de Réinsertion des Enfants Vulnérables

DGASF : Direction Générale des Affaires Sociales et de la Famille

DGJ : Direction Générale de la Jeunesse

DPLE : Direction de la Protection Légale de l’Enfance

EDR : Enfant de la Rue

EMO : Education en Milieu Ouvert

ENCRED : Enfance Créatrice de Développement

FEFCO : Fédération des Enfants et des Femmes du Congo

IRC : International Rescue Comittee

IST : Infection Sexuellement Transmissible

JVA : Jeune Vie Associative

MSASF : Ministère de la Santé, des Affaires Sociales et de la Famille

OCDH : Observatoire Congolais des Droits de l’Homme

OEV : Orphelins et Enfants Vulnérables

ONEMO : Office National de l’Emploi et de la Main d’œuvre

ONG : Organisation Non Gouvernementale

OSC : Organisation de la Société Civile

PCPA : Programme Concerté Pluri-Acteurs

PEC : Prise en charge

PSP : Poste de Police

REIPER : Réseau des Educateurs et des Intervenants sur le Phénomène des Enfants de la Rue

REEJER : Réseau des Educateurs des Jeunes et Enfants de la rue

SEP/CNLS : Centre National de lutte contre le Sida

SODIOS : Solidarité Disponibilité des Œuvres Sociales

SSPN : Samu Social de Pointe Noire

UE : Union Européenne

VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine

Résumé


Au Congo, le phénomène social des enfants de la rue existe depuis les années 80 et a connu une recrudescence à la suite des conflits armés des années 90. Il s’est aggravé en raison de l’affaiblissement de la capacité de prise en charge des familles, de leur paupérisation et de l’accroissement du nombre de familles monoparentales (décès, divorce), recomposées ou des unions hors mariage. En outre, la faiblesse du tissu social a eu pour conséquence que l’enfant marginalisé de sa famille s’est retrouvé directement dans la rue, car les structures sociales « tampon » de prise en charge sont peu nombreuses et peu professionnelles au Congo.

Jusqu’en 2004, ce phénomène a particulièrement retenu l’attention des Pouvoirs Publics, des Organisations de la Société Civile et des universitaires. Durant cette période, les recherches en sciences humaines et sociales ainsi que les documents techniques sont venus régulièrement documenter l’évolution du phénomène. Il était nécessaire de réactualiser ces données et de répertorier les acteurs de terrains qui travaillent auprès des enfants de la rue au Congo. Ce travail de cartographie a permis, à travers les structures de prise en charge, d’estimer approximativement le nombre d’enfants de la rue à Brazzaville et à Pointe Noire. Ils seraient près de 910 enfants en situation de rupture familiale en 2008 alors que leur nombre s’élevait à 1900, en 2003. Il semble que l’ampleur du phénomène soit à relativiser.

Au préalable, une recherche et une analyse de la documentation relative au domaine de la justice, des politiques sociales en faveur de l’enfance, et des ONG ont permis de cerner le cadre théorique de cette étude. Trois axes de recherche ont retenu notre attention : Social (CAS et OSC) ; Policier (avec les commissariats et les différentes brigades d’intervention) ; Juridique (DPLE, Tribunal, Maison d’arrêt). De nombreuses faiblesses méthodologiques et une certaine homogénéité dans les thèmes abordés ont été constatées. Le sujet le plus abondamment documenté évoque les causes qui amènent les enfants à se retrouver dans la rue.

Aussi, le profil des garçons de la rue est bien documenté contrairement à celui des filles de la rue. En effet, il apparaît nettement que le phénomène EDR est avant tout un phénomène lié aux garçons. Pour autant, celui des filles existe mais il est méconnu car moins visible et souvent confondu avec le phénomène de la prostitution.

Suite à cette analyse bibliographique, cinquante trois entretiens semi directifs ont été menés avec les acteurs des Pouvoirs Publics (justice, police, social), des ONG de prise en charge des EDR et de certains enfants de/dans la rue vulnérables (notamment des filles), des écoles et des centres de formation professionnelle.

Tout d’abord, il ressort que la coordination des services sociaux (CAS), de la police et de la justice (Maison d’arrêt) n’est pas réellement efficiente. Le manque de mise à disposition des moyens techniques, financiers et humains ainsi que la méconnaissance de la législation nationale et internationale en matière de droit de l’enfant sont les facteurs clés identifiés. De plus, les pouvoirs publics collaborent peu avec les organisations de la société civile qui sont sur le terrain au contact des enfants de la rue. Les principales conséquences de ce manque de coordination sont les doublons de prise en charge et les discontinuités du suivi de l’enfant - de la rue à l’insertion sociale en passant par les mises en détention.

Au niveau des ONG, les acteurs rencontrés ont une représentation hétérogène du phénomène des EDR car ils ne partagent pas les mêmes critères d’identification des enfants de rue. Cela les amène couramment à confondre les enfants de la rue (qui est en rupture totale avec la famille et la société) et les enfants vulnérables dans la rue (qui est toujours en lien avec sa famille mais qui trouve dans la rue les moyens de sa survie). Ces deux catégories d’enfants s’amalgament car, bien souvent elles sont prises en charge dans les centres de manière indifférenciée. C’est pourquoi, réorienter le débat sur la problématique plus globale des enfants en situation de rue est à envisager.

De plus, en ce qui concerne la prise en charge, il a été constaté qu’il y avait une grande hétérogénéité des modalités que les structures proposaient aux enfants. Le cycle de prise en charge s’articule autour de quatre étapes qui consistent à identifier l’enfant dans le « milieu rue » ; puis à le stabiliser par une approche psycho-médico-sociale qui peut se faire dans un centre ou avec une équipe mobile d’intervenants ; à élaborer et à suivre son projet de vie (insertion en famille, re-scolarisation et/ou formation professionnelle) ; enfin, l’insérer dans la vie active par le biais d’activités génératrices de revenus notamment. Cette dernière étape est la moins développée dans les OSC car elles sont confrontées aux réalités socioéconomiques de la société congolaise. Toutes les structures participent à une ou plusieurs étapes de ce processus de réinsertion mais aucune ne le couvre entièrement.

Il existe quatorze centres de prise en charge pour enfants de la rue repartis dans onze structures. Deux structures drainent l’essentiel du flux des enfants de la rue au Congo. A Brazzaville, il s’agit de l’Espace Jarrot et à Pointe Noire, il s’agit du Samu Social Pointe Noire (SSPN). Sinon, trois structures s’occupent des filles vulnérables dont des filles de la rue (AEED, ASI Congo et Association Ndako Ya Bandeko) et une prend uniquement en charge des filles vulnérables, il s’agit du Centre Madre Morano de Pointe Noire.

De manière générale, il y a deux types de structures. Celles qui sont professionnalisées et celles qui émanent des œuvres sociales. Pour la plupart, elles sont faiblement organisées car travaillent avec des bénévoles qui bien souvent, ne savent pas comment mobiliser des ressources techniques, financières et humaines. Cette disparité rend difficile la collaboration entre les structures. Néanmoins, des efforts sont faits pour essayer de coordonner des actions et de renforcer les capacités de chacun. Le Réseau des Intervenant sur le Phénomène des Enfants de la Rue (REIPER) en est l’exemple. Il regroupe dix huit ONG et associations travaillant auprès des enfants vulnérables et de la rue. A ce jour, ce réseau est de type informationnel (échange d’expériences, formation) mais tend à devenir opérationnel.

Pour conclure, ce travail de cartographie est une première étape dans le processus de concertation entre les différents acteurs de la société à savoir les Pouvoirs Publics, les OSC/REIPER et les bailleurs de fonds.

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