Quelles aides pour les arts de la rue et pour quels lieux ? Colloque du 23 octobre 2009, Village du cirque, Pelouse de Reuilly Modérateur




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Quelles aides pour les arts de la rue et pour quels lieux ?

Colloque du 23 octobre 2009, Village du cirque, Pelouse de Reuilly

Modérateur : Dominique Houdart (administrateur délégué aux arts de la

rue à la SACD).



Intervenants :

A la tribune : Danielle Bellini (directrice des affaires culturelles de

Champigny sur Marne), Stéphane Simonin (directeur du centre de

ressources des arts de la rue Hors les Murs), Pedro Garcia (directeur

artistique du festival Chalon dans la rue et de l'Abattoir, Centre

Transnational des arts de la rue), Pascal Le Brun-Cordier (professeur

associé à l'Université de Paris 1), Francis Peduzzi (directeur du Channel,

scène nationale de Calais), Elena Dapporto (chargée de mission arts de la

rue-arts du cirque à la DMDTS).

Dans la salle : Corinne Bernard (directrice de l'association Beaumarchais

SACD), Vanessa Silvy (chargée de mission au sein de Cultures France,

Pôle Collectivités-Drac), et Rémy Bovis (directeur de la coopérative 2R2C).



Synthèse : Valérie Ganne

Les trois aides existantes

Dominique Houdart précise avant tout qu'il souhaite que ce débat soit aussi

productif que celui du matin, au cours duquel une association indépendante

et libre des auteurs est née. "Nous sommes ici pour parler de l'évolution



des aides de la SACD aux auteurs. Confronter nos expériences nous

permettra d'avancer vers un dispositif qui conviendra à tous. Les aides

existantes sont actuellement au nombre de trois. Le premier dispositif,

"Ecrire pour la rue", a été mis en place par la DMDTS (Direction de la

musique de la danse du théâtre et du spectacle), en concertation avec la

SACD sur les bases du travail mené par le groupe sur les écritures dans

l'espace public, mené par Ema Drouin, dans le cadre du comité de pilotage

du Temps des arts de la rue.

Il s'adresse aux auteurs avant l'écriture, et ne concerne donc pas les

œuvres en production. La commission s’est tenue en septembre dernier, et

nous venons d'apprendre avec joie que le dispositif va se perpétuer l'année

prochaine."

Le second dispositif, Beaumarchais, est présenté par sa responsable,

Corinne Bernard : "Une commission annuelle choisit des projets en cours

d'écriture, non achevés. Le dépôt des candidatures a lieu en janvier pour

une commission en mars. Deux projets sont aidés chaque année pour 3500

euros chacun, et peuvent bénéficier ensuite d'une aide à la production, à la

traduction, à l’édition. Notre comité de sélection est composé de membres

extérieurs aux conseils d'administration de Beaumarchais et de la SACD."

Pour présenter le troisième dispositif, "Auteurs d'espace public", Dominique

Houdart reprend la parole. "Cette aide, destinée à des œuvres déjà

existantes est en grande partie l'objet de ce débat. Elle a débuté en

partenariat avec le festival de Chalon, avant d'être ouverte à celui d'Aurillac.

Aujourd'hui tout est réuni dans un seul dispositif. La prochaine date de

remise des dossiers pour les aides de 2010 est avancée au premier

décembre 2009. La commission se réunira en janvier, ce qui permettra aux

festivals participants d'inscrire ces œuvres dans leur saison. Aujourd'hui, il

est important pour nous d'élargir ce dispositif car les arts de la rue ne

doivent plus se cantonner aux festivals, et diversifier leurs interlocuteurs.

Les arts de la rue ne doivent pas être éphémères, ni se contenter d'être les

faire-valoir d'une municipalité, car ils participent en profondeur à l'évolution

de la conception de la vie en société et de l'espace public."

De la guerre des récits à la commande

Pascal Le Brun-Cordier a créé le Master "Projets culturels dans l'espace

public", à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il est professeur

associé, et préside la commission nationale "arts de la rue" à la DMDTS.

"Nous vivons actuellement une guerre des récits. De puissantes

organisations publicitaires, gouvernementales, ou autres, construisent des

récits qui saturent l'espace public. Formatés et normalisés, ces récits

appauvrissent nos imaginaires, et contribuent à accroître cette misère

symbolique dont parle Bernard Stiegler. Les soutiens aux arts de la rue

devraient peut-être être en partie organisés de manière à soutenir ou

susciter des projets à même de constituer des « contre-récits », des

« récits » alternatifs à la hauteur de ces récits dominants. Et sans doute

également en direction des nouveaux espaces publics que constituent

internet, les réseaux sociaux, les téléphones portables, et aussi la presse,

la radio... Il faudrait je crois plus accompagner les auteurs qui investissent

ces nouveaux territoires médiatiques et politiques. Parmi les projets qui

montrent la voie, je pense au StreetBooming d’Ici Même Paris, ou à une

autre échelle, aux projets d’artivistes comme les Yes Men. Pour encourager

de telles démarches, je crois qu’il serait intéressant de susciter des

commandes. Cela pourrait passer aussi par une mise en valeur du rôle des

producteurs qui peuvent créer des connexions, amorcer des créations

ensuite prises en main par les auteurs et les artistes."

Francis Peduzzi, directeur du Channel, rappelle que la scène nationale qu'il

dirige est un espace public qui a son histoire dans la ville. "Le Channel est

destiné à la population, il propose des artistes loin de l'idéologie dominante.

Je préfère créer des contextes de programmation, formuler des

commandes et non pas choisir dans un catalogue. Une commande

implique création et trahison. Par exemple, notre manifestation Feux

D'Hiver, qui a lieu entre Noël et le Nouvel an, est à la fois une commande et

un grand succès. La commande n'est pas forcément dictatoriale ou

impériale : si elle est explicite, c'est passionnant."

Le responsable de 2R2C, Rémy Bovis, hôte de cette journée de rencontres,

est réservé : "Quand la puissance publique commande des œuvres à des

auteurs dans le cadre d'une commission d'aide à l'écriture, ça me fait peur.

De plus, la commande appelle une œuvre unique, il faut savoir que faire

ensuite de cette œuvre ?" Philippe Riou, de la compagnie Les Passagers,

revient sur ses propres expériences : "J'ai vécu deux commandes récentes



dans un cadre idyllique : en Autriche, puis avec des Indiens. Mais lors de la

troisième, avec des Américains, les batailles avec le producteur ont rendu

l'expérience désastreuse." Pour Ema Drouin, auteure et comédienne, le

principal avantage de la commande est que la compagnie n'est plus seule à

désirer. "Quand nous avons commencé à travailler sur le dispositif "Ecrire

pour la rue", nous avons vite pensé que les commandes pouvaient faire

levier." Pascal Le Brun-Cordier conclue en rappelant que le ministère de la

Culture n'a pas suivi sa proposition de lancer des commandes via ce

dispositif.

Trouver de nouveaux circuits de diffusion

Valérie Deronzier, auteure et comédienne, souligne le manque de

structures soutenant les projets en coproduction. "Le partage des risques a

du sens en matière de théâtre de rue. Ainsi la création d'une SEP (société

d'économie participative) peut permettre à des structures et des artistes

d'être ancrés sur les territoires, et créer des synergies intéressantes. J'en ai

rencontré un exemple en région Centre autour du théâtre de Vendôme.

C'est également un moyen de faire levier sur les politiques."

Selon Stéphane Simonin, directeur de Hors les murs, "les médiateurs



culturels doivent eux aussi être convaincus de la nécessité d'investir

l'espace du récit, et c'est là où le bât blesse. Des parcs naturels, des villes,

des centres d'art programment d'ores et déjà des arts de la rue... Chacun a

son rôle à jouer pour développer ces possibilités, le ministère de la culture,

l'ONDA (office national de diffusion artistique), ou nous-mêmes, en tant que

centre de ressources. Les compagnies aussi doivent oser aller voir les lieux

qui ont des abonnés, leur proposer de sortir hors de leurs murs."

"C'est le sens du combat de demain" pour Frédéric Michelet, vice-président

de la Fédération nationale des arts de la rue. "Il nous faut entrer dans les

réseaux des scènes nationales, des centres d'art dramatique... Mais nous

avons besoin des media, afin de ne plus être considérés comme un

répertoire ghetto. A la SACD, nous avons créé des comités de sélection

composés d'artistes, pour que les institutionnels ne soient pas les seuls à

décider. C'est enrichissant de porter un regard et un choix sur le travail des

autres." Danielle Bellini rappelle qu'elle considère vraiment son travail de

responsable culturelle à Champigny comme une mission de service public.

"Nous avons une grande proximité avec les habitants, nous suivons les

pratiques amateurs, et nous proposons une programmation hors les murs.

Chaque année fin septembre, le week-end "Cour et jardin" se déroule en

grande proximité avec les habitants de la ville. En hiver, un autre festival,

"Les Petites Formes", a lieu également hors des centres culturels et

théâtres. Des médiateurs sociaux, des associations, ou services des fêtes,

font appel à nous régulièrement, et l'espace RMI de la ville va accueillir une

"Petite Forme". Quand les habitants invitent leurs voisins et amis à un

spectacle dans leur appartement, naissent de vrais échanges. De plus,

lorsque l'on est appuyés par les réseaux professionnels et les habitants, on

peut toucher les élus. Ainsi, la politique culturelle de la ville est aussi portée

par ceux qui y habitent."

Pedro Garcia, directeur artistique de "Chalon dans la rue", est convaincu

qu'il faut multiplier les initiatives car il existe un savoir faire des arts de la

rue. "Certains directeurs de théâtres sont ouverts aux propositions. Je viens



d'un théâtre qui a créé un festival parce qu'on en avait assez de ne toucher

que 15% de la population. C'est ce qui nous a décidés à aller dehors !

Malheureusement, la majorité des directeurs de théâtres ne comprend que

leur scène, leur saison, leur grille, leurs abonnements. Le ratio recettes sur

coût du spectacle pour l'art de la rue étant proche de zéro; ça ne les

intéresse donc pas... Mais l'espace public c'est aussi celui d'internet et du

téléphone, que l'on peut investir. Je crois également au rôle des directeurs

des affaires culturelles des villes, qui ont des attentes différentes des

théâtres. De plus, la Fédération est un atout, en particulier en région. Vous

êtes une force face aux élus. Le collectif Rue libre est également un outil

important. Les arts de la rue ne représentent que 1,6% du budget du

ministère de la culture, alors qu'en nombre de compagnies, ils sont au

niveau de la danse ou du théâtre. L'autre problème, c'est qu’ils n'existent

pas dans la presse en dehors des moments de festivals, et là encore, la

Fédération est un outil."

Les artistes face aux élus et aux théâtres

Pour Stéphane Simonin, une autre logique est possible, s'appuyant sur la

relation privilégiée entre artistes et élus : "La question est politique :

comment rendre l'art et la culture accessibles à tous ? Il faut faire sauter

des verrous. Ce n'est pas une revendication sectorielle, mais plutôt une

proposition d'aide dans le cadre d'une politique culturelle plus générale."

Ema Drouin précise qu’avec "Auteurs d'espace", "la SACD soutient d'autres



types d'écritures, en périphérie et réfléchit à une mutualisation, à travers la

participation de partenaires différents comme un théâtre ou une ville." Elle

demande quel est le budget réservé aux arts de la rue à la SACD, et

Dominique Houdart lui répond que le montant du budget de l'an dernier

était de 70 000 euros. Valérie Deronzier, comédienne, danseuse et

auteure, souligne que la grande force des arts de la rue réside dans leur

rapport avec les collectivités territoriales et locales. "Les artistes doivent



être pédagogues à l'égard des collectivités, montrer qu'ils offrent autre

chose que les fêtes des villes et quinzaines commerciales. Nous devrions

profiter du fait que les élus vont dans la rue rencontrer leurs électeurs, pour

les y retrouver. Enfin, pourquoi la commission SACD "Ecrire pour la rue" ne

comprend-elle que des artistes ? Pourquoi ne pas y inclure des

responsables culturels des villes et des programmateurs ? "

Francis Peduzzi tire la sonnette d'alarme : "Si on ne s'interroge pas, si on



ne combat pas les modes d'évaluation des politiques publiques, on est

morts. Les grandes villes, comme Bordeaux, privilégient maintenant l'art

contemporain. Il faut une réflexion au niveau de la ville, car l'art de la rue ne

produit pas des abonnés mais aussi de la sensibilité. Le rapport au public

est politique et idéologique. Tous les mois, des postes de direction

d'équipements culturels se libèrent, il ne faut pas que seuls des

responsables de compagnies d'arts de la scène postulent. Postulez, vous

obtiendrez une légitimité, et écrirez une autre histoire !"

Eva Schakmundès, écuyère et créatrice de la compagnie Salam Toto a vu

récemment en Allemagne "une pièce de Kleist jouée dans la ville entière,

mêlant artistes de rue, danse, opéra et théâtre. C'était très réussi. Les

festivals de performances sont emprunts d'une grande liberté. Une scène

nationale Française pourrait commander une pièce à plusieurs compagnies

dans la même ville par exemple ? Les villes devraient faire confiance au

parcours d'un artiste, même s'il leur faut prendre le risque d’être surprises."

Un art qui n’est pas mineur

Vanessa Silvy, responsable du cirque et des arts de la rue au sein de

Cultures France, est optimiste : "A l'international, nos réseaux de diffusion

ne s'appuient pas que sur les festivals. Nous accompagnons aussi de

petites équipes là où la notion d'espace urbain n'existe pas, comme Les

souffleurs, ou Caroline Amoros. Les saisons étrangères accueillent des

artistes qui exploitent des terrains moins connus. Les arts de la rue sont

très demandés à l'international où la qualité de notre création est reconnue.

Ainsi, l'an dernier, à Cultures France, c'est le secteur qui a mobilisé le plus

gros budget !"

Pascal Le Brun-Cordier rappelle quelques chiffres tirés de l'enquête du

ministère de la culture sur les pratiques culturelles des Français : "On y

apprend que 19% des Français sont allés dans un théâtre en 2008 contre

16% en 1997. Notre secteur a beaucoup de chance car 34% des Français

ont vu un spectacle de rue en 2008 (contre 29% en 1997) : c'est un

argument fort vis-à-vis des élus. Mais il faut regarder les chiffres en détails,

ce qui peut tempérer l’enthousiasme initial... Dans ces 34%, les genres de

spectacles de rue vus dans les douze derniers mois se répartissent ainsi :

56% fête locale ou animation dans les rues d’une ville ; 54% un grand

événement national (14 juillet, fête de la musique...) ; 23% musiciens,

jongleurs, « statue vivante inclus » (sic) ; 21% festival d’arts de la rue ; 15%

animation lieu commercial (centre commercial, foire...) ; 12% autre festival.

Par ailleurs, je crois qu’il faut absolument investir le terrain de l'évaluation

pour sortir du quantitatif, et des critères souvent décalés proposés par le

ministère de la culture ou les collectivités territoriales pour les

renouvellements de conventions par exemple. Via la Fédération, nous

pouvons proposer des indicateurs adaptés aux projets de territoires, aux

formes liées à l’espace public, en inventer même : le taux d'implication

citoyenne, le taux d'enrichissement symbolique ! Investissons également

d’autres secteurs, comme l'action sociale, les radios, le monde du sport.

J’ai vu à Evento à Bordeaux comment les espagnols du collectif

Democracia ont infiltré une équipe de supporters des Girondins de

Bordeaux en créant des fanions avec des citations de Camus, Marx, Mao,

vendus ensuite sur l'espace public. Dans le domaine de l'architecture, un

artiste comme Stefan Shankland, en résidence pendant dix ans dans une

ZAC à Ivry, propose des projets qui interrogent la fabrique de la ville. Il faut

aussi se laisser infiltrer : certains artistes que l’on a pu voir dans des

manifestations comme la Nuit blanche à Paris, Estuaire à Nantes et Saint-

Nazaire, ou Evento à Bordeaux pourraient avoir leur place dans le réseau

des arts de la rue, notamment dans le champ de la performance. Ouvrons

des portes aux écritures décalées et surprenantes. Car ces mondes

artistiques trop étanches entre eux ont pour point commun l'espace public."

Le président de la Fédération nationale des arts de la rue, Thierry Lorent,

remarque que "l'ouverture a lieu, nous essayons de mettre en place un

conseil national des arts et de la culture. Une initiative comme Rue Libre

qui se tient demain, samedi 24 octobre, a aussi son poids."

Les évolutions des dispositifs d'aides

Dominique Houdart rappelle que la composition de la commission "Auteurs

d'espace public", a changé : "Elle rassemblait artistes et urbanistes, mais

nous voulons améliorer la formule cette année en ouvrant la commission à

de nouveaux partenaires, qui accepteront la règle du jeu suivante : après

une discussion générale, seuls les artistes votent. Une scène nationale,

une ville, une association culturelle, pourront devenir partenaires, assister

aux débats, et repérer les spectacles qui les intéressent. Nous les

accompagnons en proposant une aide à la compagnie et en offrant une

représentation au partenaire, à charge pour lui d'en prévoir d'autres."

Eléna Dapporto résume à son tour les changements des deux commissions

concernant les arts de la rue et du cirque, qui existent depuis 95 à la

DMDTS. "Ce sont surtout des concepts administratifs, et je m'en excuse,



mais cela me permet de vous expliquer la situation. Les commissions

consultatives de l'Etat font l'objet d'une étude qui débouchera sur une

réforme. Annoncée pour 2010, son application a été reportée en 2011. La

DMDTS va devenir la direction générale à la création artistique. Les deux

commissions arts de la rue et du cirque sont maintenues, et désormais

instituées pour cinq ans. Notre réflexion porte sur un problème récurrent

depuis dix ans : nous ne pouvons pas financer un même objet avec des

crédits déconcentrés des Drac (directions régionales des affaires

culturelles), et des crédits de l'administration centrale. Or ces deux

commissions financent des projets qui sont souvent également aidés en

Drac. Le maintien des aides à la création au niveau central est décidé, mais

il faudra désormais les distinguer des financements des Drac. Une réforme

des comités d'experts en Drac a d'ailleurs également lieu en ce moment.

Après trois ans d'expérimentation, la pérennité du dispositif "Ecrire pour la

rue" est acquise. Cependant la date de septembre nous oblige à engager

les crédits tard dans l'année. Techniquement, tenir la commission avant

l'été serait un meilleur calendrier pour nous, mais nous voulons prendre en

compte les rythmes des compagnies."

Traces et mémoire

Stéphane Simonin rappelle que "Hors les murs est un Centre de ressources



qui tient à préserver les traces des spectacles, par essence éphémères.

Maintenant nous numérisons les photos, les vidéos, les actes de

colloques... Nous souhaitons lancer très bientôt, en association avec

d'autres structures, un portail de ressources de 10 000 documents en ligne,

pour le grand public."

Floriane Gaber présente son livre soutenu par la SACD, "40 ans d'arts de la

rue", aux Editions Ici et Là. Elle précise qu’elle a également sorti un second

ouvrage, s'intitulant "Comment ça commença. Les arts de la rue dans le

contexte des années 70." "Si aujourd'hui le dispositif de soutien souhaite

s'ouvrir à des scènes nationales ou à des lieux différents du réseau dit « de

rue », cela fait écho aux années 70, rappelle-t-elle. Certains animateurs

culturels et socio-culturels étaient très impliqués vis-à-vis des expériences

pionnières, alors que la plupart d’entre elles étaient davantage en lien avec

les syndicats, les comités d'entreprise. Les artistes de rue souhaitaient

alors sortir des théâtres ; en 1968, certains ont joué dans des usines. Il y a

toujours un combat à mener. Mon crédo c'est que dès que quelqu'un prend

la peine de descendre dans la rue, d’y jouer, d’y travailler, parfois de

prendre des risques, il peut être considéré comme un artiste." Thierry

Lorent, Président de la Fédération des arts de la rue conclue la rencontre

en donnant rendez-vous aux artistes le lendemain devant l'Assemblée

nationale à 10h45 pour ouvrir la manifestation Rue Libre, Journée



internationale des arts de la rue et de la libre expression dans l’espace

public.


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