Livre des Constitutions et Ordinations des Frères de l’Ordre des Prêcheurs édition bilingue latin – français 2013




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Caput XXV - De administratione in specie

Chapitre XXV - Les cas particuliers d’administration

Art. I – De mutua collaboratione inter conventus, provinciam et ordinem

Article premier - La collaboration mutuelle entre les couvents, la province et l’Ordre

576. – Ut spiritus pau­pertatis et laboris cum fraterna caritate foveatur necnon ut responsabilitas omnium erga commu­ni­tatem augeatur, capitulo conventus infor­mationes dentur de proprio statu oeconomico.

576. – [Ordination] Pour que l’esprit de pauvreté et de travail se développe avec la charité fraternelle et que s’accroisse la responsabilité de tous envers la communauté, le chapitre conventuel re­cevra les informations sur la situation économique du couvent.

577. – Item iuxta modum a priore provinciali determinatum, syndicus pro­vinciae conventibus det informationes de statu oeconomico provinciae.

577. – [Ordination] De même, selon le mode fixé par le Prieur provincial, le syndic de la province donnera aux cou­vents les infor­ma­tions sur la situation économique de la pro­vince.

578.Anno administra­tionis elapso, syndicus Ordinis, adprobante ma­gistro Ordinis singulis prioribus provincialibus instructivam relationem de statu oeco­nomico Or­dinis pro anno praeterito mittat, in qua includatur praevisum prae­sertim extraordinarium.

578. – [Ordination] L’année adminis­trative écoulée, le syndic de l’Ordre avec l’appro­bation du Maître de l’Ordre enverra à chacun des Prieurs provinciaux un rapport d’infor­mation sur la situation économique de l’Ordre pour l’année écoulée, dans lequel sera inclus le projet (de dépenses), princi­palement les dépenses exceptionnelles.

579. – Iuxta determina­tionem statuti oeconomici syndicus provinciae colla­boret cum singulis syndicis conventuum, ad mutuum consilium sibi praestandum et ad exami­nanda problemata admi­nis­tra­tionis.

579. – [Ordination] Selon les détermi­nations du statut économique, le syndic de la province doit collaborer avec cha­cun des syndics con­ventuels pour se conseiller mutuellement et examiner les problèmes d’administration.

580. – Ad syndicum Ordi­nis spectat inspicere ad­ministrationem oecono­micam omnium conven­tuum et institutorum ma­gistro Ordinis immediate subiectorum iuxta deter­minationem magistri Or­dinis.

580. – [Ordination] Il appartient au syndic de l’Ordre d’examiner l’administration écono­mique de tous les couvents et organismes immé­diatement soumis au Maître de l’Ordre, selon ce que celui-ci aura fixé.

581. – § I. – Provincia debet habere consilium rei oeconomicae ex syn­dico provinciae et ex duobus saltem fratribus idoneis compositum, cuius praeses a capitulo provinciali instituitur. Huic consilio addantur, si conveniens videatur, laici periti et fide digni.(B, n. 289)

581. – [Ordination] § I. La province doit avoir un conseil des affaires éco­nomiques composé du syndic de la pro­vince et de deux frères qualifiés au moins, dont le président sera institué par le chapitre provincial. A ce conseil seront ajoutés, si cela paraît opportun, des laïcs experts et dignes de confiance. (B, n. 289)

§ II. – Consilii oecono­mici erit non tantum rela­tiones omnes capitulo provinciali vel etiam consilio provinciae subi­ciendas examinare, sed etiam auxilium consilio provinciae praestare cum voto consultivo, quando agitur de rebus oecono­micis maioris momenti, ut sunt praesertim ratio praevisa, taxationes contributionum, planifi­cationes.

§ II. Il appartiendra au conseil écono­mique non seulement d’examiner tous les rapports à soumettre au chapitre provincial ou encore au conseil de la province, mais encore d’apporter son aide à ce dernier par un vote consultatif quand il s’agira d’affaires économiques de plus grande importance comme principalement le rapport prévisionnel, la fixation des con­tributions, les planifications.

§ III. – Normae, quibus consilium rei oeconomicae regitur, in statuto admi­nistrationis inserantur.

§ III. Les règles régissant le conseil des affaires économiques doivent être insé­rées dans le statut de l’administration.

582. – Etiam in Ordine adsit consilium rei oeco­nomicae, cuius praeses ex officio est syndicus Ordi­nis, quod exercet easdem functiones quam consi­lium oeco­no­micum pro­vinciae.

582. – [Ordination] Au niveau de l’Ordre également il doit y avoir un conseil des affaires économiques dont le président est d’office le syndic de l’Ordre, ayant les mêmes fonctions que le conseil économique de la province.

Art. II – De collocationibus

Article II - Les placements

583. – § I. – Si capitulo provinciali bene visum fuerit, servato iure possi­dentis etiam quoad redi­tus percipiendos, pecu­niae collocationes sive stricte sive late sumptae non fiant a singulis conventibus, sed co­niunctim pro tota provin­cia.

583. – [Ordination] § I. Si au chapitre provincial cela a été jugé bon, étant sauf le droit du possédant même dans la perception des revenus, les placements d’argent, soit au sens strict soit au sens large, ne doivent pas être faits par les couvents individuellement mais conjointement au titre de toute la pro­vince.

§ II. – Relate ad colloca­tiones permutationesque necessarias consilium provinciae det re­gu­las generales, ita ut syn­dicus provinciae in colla­bora­tione cum consilio oeco­nomico, auditis pe­ri­tis independentibus, tem­­­pes­tive res pera­gere possit.

§ II. Pour les placements et les trans­ferts nécessaires, le conseil de la pro­vince doit donner des règles générales en sorte que le syndic de la province en collaboration avec le conseil économi­que, et après consultation d’experts in­dépendants, puisse régler les affaires à temps.

584. – Ad collocationes stricte dictas faciendas et mutandas sufficit consen­sus consilii provinciae servatis praescriptis iuris communis.

584. – [Ordination] Pour faire ou transférer des placements au sens strict le consentement du conseil de la pro­vince suffit, étant sauves les prescrip­tions du droit commun.

Art. III – De planificatione

Article III - Les planifications

585. – § I. – Negotia maioris momenti cum vix queant a singulis conven­tibus vel institutis e pro­priis absolvi, et eorum exsecutio, ut in pluribus, vires unitas omnium membrorum et communi­tatum provinciae requi­rat, planificari debent. Planificatio inclu­dit ordi­nem inceptorum ut unum negotium post aliud se­cundum prioritatem ne­cessitatis et possibilitatis fiat, ita ut omnes succes­sive mutuo se adiuvent.

585. – [Ordination] § I. Comme les cou­vents ou les organismes individuelle­ment peuvent difficilement par leurs propres moyens mener à leur fin les en­treprises de particulière importance et que le plus souvent leur exécution re­quiert les forces réunies de tous les membres et de toutes les communautés de la province, leur planification est né­cessaire. Celle-ci implique un ordre des entreprises afin que l’une après l’autre soit réalisée selon une priorité de néces­sité et de possibilité si bien que succes­sivement on se sera aidé mutuellement.

§ II. – Negotia huiusmodi non sunt solummodo ae­dificia construenda vel restauranda aut opera inauguranda, quae semel tantum maiorem summam pecuniae requirunt, sed etiam illa quibus annua­les subventiones assignari oportet.

§ II. Les affaires de ce genre ne sont pas seulement la construction ou la répara­tion de bâtiments ou l’entreprise d’œuvres qui requièrent en une seule fois une grosse somme d’argent, mais aussi celles qui nécessitent l’attribution de subventions annuelles.

586. – § I. – Planificatio fiat a capitulo provinciali, praehabito voto consilii rei oeconomicae.

586. – [Ordination] § I. La planification doit être faite par le chapitre provincial, après vote du conseil économique.

§ II. – In planificatione propter necessitates pro­vinciae aut alicuius con­ventus, limitari pos­sunt iura conventuum super bona temporalia, non exclusis translatione aut alienatione, semper tamen audito capitulo conven­tuum quorum interest.

§ II. Dans la planification, en raison de nécessités de la province ou d’un cou­vent, peuvent être limités les droits des couvents sur leurs biens temporels, sans exclure transfert ou aliénation, toujours cependant après consultation du chapi­tre des couvents concernés.

587. – Ante exsecutionem alicuius negotii maioris momenti, quod sive pro inceptione sive pro futura sustentatione pecuniam requirit, in praevisione expen­sarum aperte indi­candum est, ex quonam fonte pecunia requisita sumatur.

587. – [Ordination] Avant l’exécution d’une affaire de particulière importance qui demande de l’argent soit pour sa mise en route soit pour sa poursuite, il faut indiquer clairement dans la prévi­sion de dépenses à quelle source sera puisé l’argent nécessaire.

588. – § I. – Nullum aedi­ficium extruatur nisi praemisso maturo perito­rum voto circa locum et cetera necessaria, et an­tequam a consilio provin­ciae, audito consilio rei oeconomicae, totius aedifi­cationis delineatio una cum prae­visione ex­pensarum approbetur. Ita insuper aedificetur ut non indigeat multis expensis pro eius ordinaria conser­vatione.

588. – [Ordination] § I. Aucun édifice ne sera élevé sans l’avis réfléchi pré­alable d’experts à propos du lieu et au­tres conditions nécessaires, et avant l’approbation du plan de tout l’édifice, avec la prévision des dépenses, par le conseil de la province, le conseil éco­nomique ayant été entendu. De plus, la construction sera conçue de manière que l’entretien ordinaire n’entraîne pas de grandes dépenses.

§ II. – Aedificationes eo modo faciendae sunt, quo a consilio provinciae sint adprobatae, et nemini liceat a re, prout est adprobata, secundum propriam aesti­mationem deviare.

§ II. Les constructions doivent se faire de la manière qui a été approuvée par le conseil de la province, et il ne sera permis à personne de s’en écarter, en suivant son jugement propre.

589. – Ea quae dicta sunt pro edificiis construendis valent mutatis mutandis pro restauratione et repa­rationibus notabilibus necnon pro aliis negotiis maioris momenti.

589. – [Ordination] Ce qui est dit pour la construction d’édifices vaut mutatis mutandis pour leur restauration et leurs réparations notables ainsi que pour les autres affaires de particulière impor­tance.

Art. IV – De limite expensarum

Article IV - La limitation des dépenses

590. – Capituli provin­cialis est statuere summam, ultra quam nec superior conventus, nec ipse cum suo consilio, nec prior provincialis sine suo consilio expendere vel dare licentiam expen­dendi potest.

590. – [Ordination] Il revient au chapi­tre provincial de fixer la somme maxi­male que, soit le supérieur du couvent, soit le même avec son conseil, soit le Prieur provincial sans son conseil, peu­vent dépenser ou autoriser à dépenser.

591. – Negotia maioris momenti, quae nullas ex­pensas ab Ordine requi­runt quia a subventioni­bus extraneorum solvun­tur, etiam consensu debito indigent, ad normam n. 590 et articuli praece­dentis.

591. – [Ordination] Les affaires de par­ticulière importance n’engageant au­cune dépense de la part de l’Ordre parce que couvertes par des subven­tions étrangères nécessitent également le consentement requis selon le n° 590 et l’article précédent.

592.Capituli generalis est statuere summam, ultra quam magister Ordinis non potest licen­tiam expendendi concede­re absque suo consilio.

592. – [Ordination] Il revient au chapi­tre général de fixer la somme maximale que le Maître de l’Ordre peut autoriser à dépenser sans son conseil.

Art. V – De eleemosynis missarum

Article V - Les honoraires de messes

593. – Fratres Missas ac­ceptatas tradere debent sacristae maiori qui eas accurate in libro speciali adnotet, indicando diem receptionis, numerum, in­tentionem, con­dicio­nes, eleemosynam, cele­bra­tionem.

593. – [Ordination] Les frères doivent transmettre les messes reçues au sa­cristain majeur qui doit les inscrire avec soin dans un livre spécial, en indiquant le jour de réception, le nombre, l’intention, les conditions, l’hono­raire, (le jour de) célébration.

594. – Sacrista maior capsam specialem habeat pro servandis eleemosynis Missa­rum quae celebran­dae sunt, et non­nisi post celebrationem earum pe­cunia in capsam commu­nem introducatur. Singu­lis mensibus reddat consilio con­ventus ra­tio­nem de Missis celebratis et cele­brandis.

594. – [Ordination] Le sacristain ma­jeur doit avoir une caisse spéciale pour conserver les honoraires de messes à célébrer et il ne versera l’argent à la caisse commune qu’après leur célébra­tion. Chaque mois, il doit rendre compte au conseil du couvent des mes­ses célébrées et à célébrer.

595. – Missae quae debito tempore a patribus con­ventus celebrari non pos­sunt, ad priorem provin­cialem mittantur, quae vero in provincia super­sunt, ad magistrum Ordi­nis.

595. – [Ordination] Les messes qui ne peuvent être célébrées en temps voulu par les pères du couvent doivent être envoyées au Prieur provincial, et celles en surplus dans la province au Maître de l’Ordre.

Art. VI – De piis fundationibus et largitionibus condicionatis

Article VI - Les fondations pieuses et les dons conditionnels

596. – § I. – Haud fratri­bus singulis sed solis per­sonis moralibus in Or­dine, cum consensu res­pectivi consilii, pias fundationes vel alia dona cum obli­gationibus du­raturis vel onerosis ac­ceptare liceat.

596. – [Ordination] § I. Il est permis non aux frères individuellement mais aux seules personnes morales avec le consentement de leur conseil respectif, d’accepter des fon­dations pieuses ou d’autres dons com­portant des obliga­tions durables ou lourdes.

§ II. – Omnes acceptatio­nes onerosae requirunt insuper consensum consilii provinciae et non de facili admittantur quae obligationem diu duratu­ram im­ponant.

§ II. Toute acceptation d’obligation lourde requiert de plus le consentement du conseil de la province, et ne doit pas être admise facilement celle qui impose une charge de longue durée.

597. – Condiciones et obligationes scripto con­signentur, in duplici exem­­plari, quorum unum apud archivum pro­vin­ciae, alte­rum apud con­ventum ad quem spectat, asserventur.

597. – [Ordination] Les conditions et obligations doivent être consignées par écrit, en double exemplaire, l’un étant conservé aux archives de la province, l’autre au couvent concerné.

Art. VII – De quibusdam casibus particularibus

Article VII - Quelques cas particuliers

598. – Fratribus itineranti­bus concedatur necessaria pecunia a superiore, cui rationem de ea et de aliis extra conventum acceptis red­dant post itineris finem.

598. – [Constitution] Aux frères en voyage l’argent nécessaire sera accordé par le supérieur à qui ils rendront compte, à la fin de leur voyage, de ce­lui-ci et des autres sommes reçues à l’extérieur.

599.Fratres hospites in conventu Ordinis pensio­nem congruam solvant vel non, secundum legitimam consuetudinem provinciae vel conventus.

599. – [Ordination] Les frères hébergés dans un couvent de l’Ordre paieront ou non une juste pension selon la coutume légitime de la province ou du couvent.

600.Si fratres in aliena provincia degunt vel laborant, sive sint in ea assignati sive non priores provinciales quorum interest mutuo consensu vel inita conventione de eorum condicione oeco­nomica componant. De­ter­­minentur nempe quae­nam expensae factae pro illis resti­tuendae sint provinciae in qua degunt, vel e converso quaenam emo­lumenta ob praes­titum laborem retri­buen­da sint pro­vinciae ex qua veniunt.

600. – [Ordination] Si des frères rési­dent ou travaillent dans une autre pro­vince, qu’ils y soient assignés ou non, les Prieurs provinciaux concernés, par accord mutuel ou convention établie fixeront leur situation économique. Ils détermineront ainsi quelles dépenses faites par eux seront remboursées à la province où ils résident, ou inversement, quelle contribution pour leur travail fourni sera versée à la province d’où ils viennent.

601. – Cum fratres permanenter apud instituta, opera vel alia huiusmodi quae ad conventus vel provincias Ordinis non pertinent officium aliquod exercent vel laborem praestant, curet prior pro­vincialis contractum inire in quo omnes condi­ciones accurate stabiliantur.

601. – [Ordination] Si des frères exer­cent une fonction ou accomplissent un travail à titre permanent auprès d’instituts, d’œuvres ou autres organis­mes semblables non rattachés à un cou­vent ou à une province de l’Ordre, le Prieur provincial veillera à conclure un contrat où toutes les conditions seront fixées avec soin.

Art. VIII – De libris edendis

Article VIII - L’édition des livres

602. – Quoties aliquis liber typis edendus est oportet contractum in scriptis inire.

602. – [Ordination] Chaque fois qu’un livre doit être édité, il faut passer un contrat par écrit.

603. – Omnes contractus, quando fieri potest, no­mine personae moralis a lege agnitae fiant et unum exemplar insuper in ta­bulario respectivi syndici provinciae vel Ordinis conservari debet.

603. – [Ordination] Tous les contrats, dans la mesure du possible, doivent se faire au nom de la personne morale re­connue par la loi, et de plus un exem­plaire doit être conservé dans les docu­ments du syndic concerné de la pro­vince ou de l’Ordre.

604. – In statuto oecono­mico accuratius determi­nentur quoad libros impri­men­dos : de expen­sis faciendis, de con­di­cionibus apponendis, de fine emolu­men­torum auctoris etiam post eius mortem.

604. – [Ordination] Dans le statut éco­nomique sera déterminé avec soin ce qui touche l’impression des livres : les dépenses à faire, les conditions à poser, la destination des droits d’auteur y compris après leur mort.

605. – Provincia curam adhibeat pro editione librorum magni laboris scientifici quamvis sumptus excedant lucra prae­visa.

605. – [Ordination] La province se montrera soucieuse de l’édition des li­vres de grande valeur scientifique, même si les dépenses dépassent les gains prévus.

Art. IX – De contractibus

Article IX - Les contrats

606. – Omnes contractus alicuius momenti de rebus oeconomicis in scriptis fiant iuxta normas in sta­tuto administrationis pro­vinciae stabilitas.

606. – [Constitution] Tout contrat de quelque importance en matière écono­mique doit être fait par écrit selon les normes fixées dans le statut de l’administration de la province.

607. – § I. – Debita et obligationes contrahendae non permittantur, nisi certo constet ex consuetis reditibus debiti foenus solvi et intra tempus non nimis longum per amorti­zationem reddi summam capitalem.

607. – [Constitution] § I. Les dettes et obligations à contracter ne seront permi­ses que s’il est vraiment assuré que sur les revenus habituels, les intérêts de l’emprunt pourront être versés et le ca­pital amorti dans un délai pas trop long.

§ II. – In precibus pro ob­tinendo consensu ad contrahenda debita vel obligationes exprimi de­bent, sine ulla exceptione, omnia alia debita et obli­gationes quibus contrahens ad diem gravatur, secus obtenta venia invalida est.

§ II. Dans la demande d’autorisation de contracter dettes ou obligations, doivent être indiquées, sans aucune exception, toutes les autres dettes et obligations dont le contractant est à ce jour grevé, sinon la permission obtenue est invalide.

§ III. – Contractus de de­bitis vel obligationibus contrahendis examini consilii oeconomici sub­sint.

§ III. Les contrats passés pour dettes ou obligations doivent être soumis à l’examen du conseil économique.

608. – § I. – Ad alienan­das res immobiles vel mo­biles alicuius momenti requiritur etiam ut consi­lium rei oeconomicae provinciae examinet utrum adsit iusta causa, aestimationem rei in scriptis faciat, et indicet aequum pretium obtinen­dum, consultis etiam pe­ritis laicis, si necessarium sit.

608. – [Ordination] § I. Pour l’aliénation de biens immobiliers ou mobiliers de quelque importance, il est requis également que le conseil écono­mique de la province examine s’il y a une juste cause, fasse une estimation du bien par écrit, et indique le prix équita­ble à en attendre, au besoin en consul­tant aussi des experts laïcs.

§ II. – Contractus loca­tionis generaliter ne­queunt fieri sine praevia consultatione consilii oe­conomici. Insuper supe­rior non potest facere contractum locationis sine consensu sui consilii.

§ II. Les contrats de location, de ma­nière générale, ne peuvent se faire sans consultation préalable du conseil éco­nomique. De plus, un supérieur ne peut passer contrat de location sans le consentement de son conseil.

609. – § I. – Contractus alienationis, locationis et quidem pro annua solu­tione conventa, vel debi­torum aut obligationum contrahendorum subsunt regulis de limite expensa­rum, de quibus in nn. 590 et 592.

609. – [Ordination] § I. Les contrats d’aliénation, de location, comme ceux où il est convenu d’un loyer annuel, ou encore les contrats avec dettes et obli­gations, sont soumis aux règles sur la limitation des dépenses contenues aux nn. 590, 592.

§ II. – In his contractibus autem prior provincialis cum suo consilio potest consensum dare usque ad summam a Sancta Sede pro singulis regionibus definitam (cf. CIC 638 § 3). Secus requiritur re­cursus ad magistrum Or­dinis.

§ II. Pour ces contrats, le Prieur pro­vincial avec son conseil peut accorder l’autorisation jusqu’à la somme déter­minée par le Saint-Siège pour chaque région (cf. CIC 638 § 3). Autrement le recours au Maître de l’Ordre est requis.

Art. X – De assecurationibus

Article X - Les assurances

610. – Omnes conventus, provinciae et Ordo asse­curationes necessarias contra­here debent.

610. – [Ordination] Tous les couvents, les provinces et l’Ordre doivent contracter les assurances nécessaires.

611. – In nationibus ubi viget assecuratio obli­ga­toria medica vel pro se­nectute, infortuniis, inva­liditate, pro oneribus erga personas laesas etc., fratres eas contra­here non omittant.

611. – [Ordination] Dans les pays où existe l’assurance obligatoire médicale ou celles pour la vieillesse, les acci­dents, l’invalidité, les dommages causés aux tiers, les frères n’omettront pas de les contracter.

612. – Assecurationes contrahere omnino ne­cesse est pro damno quod personis extraneis forte inferri potest. Non est li­citum permittere ulli fra­tri machinas motoribus instructas conducere, nisi talis assecuratio habea­tur.

612. – [Ordination] Il est absolument nécessaire de contracter des assurances pour le dommage qui pourrait être causé à des tiers. Il n’est pas permis d’autoriser un frère à conduire des vé­hicules motorisés s’il n’y a pas une telle assurance.

613. – In statuto admi­nistrationis provinciae as­se­curationes necessa­riae et modi, quibus contrahi debent, determi­nen­tur.

613. – [Ordination] Dans le statut de l’administration de la province seront déterminées quelles assurances sont né­ces­saires et comment les contracter.

Art. XI – De opificibus laicis

Article XI - Les employés laïcs

614. – Superiores debent assignare operariis ius­tam mercedem ; et leges civiles, praesertim socia­les circa assecurationes, fiscalia et alia huiusmodi accurate observari de­bent.

614. – [Ordination] Les supérieurs doi­vent assurer au personnel un juste sa­laire ; et ils doivent observer soigneu­sement les lois civiles, principalement les lois sociales relatives aux assuran­ces, à la fiscalité et autres matières semblables.

615. – In regionibus ubi leges sociales, de quibus supra, desunt, superiores secundum aequitatem so­cialem de securitate opi­ficum providere debent.

615. – [Ordination] Dans les régions où manquent les lois sociales susmention­nées, les supérieurs doivent pourvoir selon l’équité sociale à la sécurité des employés.

Art. XII – De administratione bonorum extraneorum

Article XII - L’administration des biens étrangers à l’Ordre

616. – Nullus, etiam supe­rior, deposita personarum Ordini extranearum in pecunia, documentis va­lorem pecuniae habenti­bus vel rebus pretiosis acceptet, nisi gravi et ur­genti de causa et de consensu consilii.

616. – [Ordination] Personne, fut-il su­périeur, ne doit accepter en dépôt de la part de personnes étrangères à l’Ordre de l’argent, des documents ayant valeur pécuniaire ou des objets précieux, sauf en cas de cause grave et urgent et avec le consentement du conseil.

617. – § I. – Nullus frater ullam acceptet partem in administratione bonorum personarum extranearum Ordini, sive sint personae physicae sive morales, nisi in casu exceptionali et tunc de licentia prioris provin­cialis.

617. – [Constitution] § I. Aucun frère n’acceptera la moindre part dans l’administration des biens de personnes étrangères à l’Ordre, qu’elles soient per­sonnes physiques ou morales, si ce n’est à titre exceptionnel et alors avec la per­mission du Prieur provincial.

§ II. – Si huic administra­tioni adnexa sit obligatio rationis reddendae, tunc licentia difficilius a priore provinciali concedatur, et ad tempus stricte necessa­rium.

§ II. Si à cette administration s’ajoute l’obligation de remise de comptes, alors le Prieur provincial ne doit concéder cette permission que plus difficilement et pour le temps strictement nécessaire.

Art. XIII – De largitionibus

Article XIII - Les dons

618. – Communitas consentiente superiore ex bonis quae divina Provi­dentia ei est largita libenter « confe­rat ad alias Eccle­siae necessitates et egeno­rum sustentationem, quos religiosi omnes in visceri­bus Christi diligant 112 ».

618. – [Constitution] La communauté, avec le consentement du supérieur, sur les biens reçus de la divine Providence, de bonne grâce « subviendra aux autres besoins de l’Église et soutiendra les in­digents que tous les religieux doivent aimer dans la tendresse du Christ107 ».

619. – Fratres cum debi­tores sint omnibus in Christo, spiritum libera­litatis colant, quae affectu non quantitate donorum agnoscitur. Bene­facientes ex impulsu ca­ri­tatis me­minerint eiusdem caritatis ordinem servare, et com­munitatum fratrum quae egestate patiuntur num­quam obliviscantur.

619. – [Ordination] Débiteurs à l’égard de tous dans le Christ, les frères cultive­ront l’esprit de libéralité qui se mesure à l’amour et non à la quantité des dons. En faisant le bien poussés par la cha­rité, ils se souviendront de garder l’ordre de cette charité, et n’oublieront jamais les communautés de frères qui souffrent de privations.
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