Livre des Constitutions et Ordinations des Frères de l’Ordre des Prêcheurs édition bilingue latin – français 2013




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Caput XXIII - De principiis administrationis oeconomicae

Chapitre XXIII - Les principes d’administration économique

Art. I – De fine administrationis

Article premier - Le but de l’administration

538. – § I. – Administratio oeconomica im­primis ver­satur circa res quae neces­sariae sunt pro vita quoti­diana fratrum eorumque apostolatu, deinceps se exten­dit ad aedificia in quibus com­munitas habitat et orat eorumque suppel­lec­tilem, necnon eorum­dem con­ser­vationem. Item­que opor­tet ut prudens admi­nistratio etiam pro impraevisis sum­mam ca­pitalem tempestive paret.

538. – [Constitution] § I. L’administration économique concerne en premier lieu les biens nécessaires à la vie quotidienne des frères et à leur apostolat, s’étend ensuite aux bâtiments dans lesquels habite et prie la commu­nauté, à leur équipement ainsi qu’à leur entretien. Il est encore nécessaire qu’une administration prudente constitue à temps un capital pour les imprévus.

§ II. – Fons autem prima­rius omnium horum bono­rum est labor assiduus fratrum et moderatio in usu et sumptibus, etiamsi largi­tiones benefactorum grato animo suscipiamus.

§ II. La source primordiale de tous ces biens est le travail assidu des frères et leur façon modérée d’en user et de les dépenser, même si nous acceptons avec reconnaissance les dons de bienfaiteurs.

539. – § I. – Cum non sint admittendae inordinatae accumulationes bo­norum, in casu quo in aliquo conventu bona immo­bilia, mobilia aut capitalia re­vera super­flua adsint, capituli provincialis est, auditis consilio et capi­tulo conventus, de iis dis­ponere.

539. – [Ordination] § I. Comme ne doit pas être admise l’accumulation exces­sive des biens, s’il s’avère que dans un couvent se trouvent des biens immobi­liers, mobiliers ou des capitaux effecti­vement superflus, il revient au chapitre provincial d’en disposer, le conseil et le chapitre du couvent entendus.

§ II. – Haec bona applicentur neces­sitatibus pro­priae provinciae aut, con­sulto magistro Or­dinis, Ordini vel ali­cui pro­vinciae magis indi­genti offerantur.

§ II. Ces biens seront affectés aux be­soins de la province elle-même, ou, après consultation du Maître de l’Ordre, seront proposés à l’Ordre ou à une province plus pauvre.

Art. II – De subiecto administrationis

Article II - Le sujet de l’administration

540. – Bona temporalia acquirere, possidere et administrare possunt non tantum Ordo verum etiam singulae provinciae et conventus.

540. – [Constitution] Peuvent acquérir, posséder et administrer des biens tempo­rels non seulement l’Ordre mais aussi chaque province et couvent.

541. – In sectione de administratione oecono­mica verbum Ordo sumitur pro personalitate iuridica, habens sub im­mediata iurisdictione ma­gistri Ordinis con­ventus et instituta ad instar alicuius provinciae.

541. – [Ordination] Dans la section re­lative à l’administration économique le mot «Ordre» est pris au sens de per­sonnalité juridique, ayant sous l’immédiate juridiction du Maître de l’Ordre des couvents et des organismes à l’instar d’une province.

542. – § I. – Instituta et opera, quamvis pertineant ad conventum aut provin­ciam aut Ordinem et sub­sint iurisdictioni respectivi superioris, poss­unt secun­dum statutum administra­tionis pro­vinciae vel Ordi­nis quibusdam iuribus frui.

542. – [Constitution] § I. Les organis­mes et les œuvres, tout en appartenant à un couvent, à une province ou à l’Ordre et placés sous la juridiction du supérieur correspondant, peu­vent jouir de certains droits selon le statut de l’administration de la province ou de l’Ordre.

§ II. – Eodem modo propria administratio concedi potest deter­minatis officialibus sive conventus sive provinciae sive Ordinis, qui consi­derantur ut adminis­tratores delegati.

§ II. De même, une administration peut être concédée en propre à des officiers déterminés soit du couvent, soit de la province, soit de l’Ordre, qui seront considérés comme adminis­trateurs délé­gués.

§ III. – Superiores possunt etiam intra limites statuti administrationis provin­ciae vel Ordinis determi­natum fratrem ad aliquod opus particulare absolven­dum deputare.

§ III. Les supérieurs peuvent aussi, dans les limites du statut de l’administration de la province ou de l’Ordre, députer un frère déterminé pour le règlement d’une affaire spéciale.

543. – Possunt magister Ordinis et prior provin­cialis habere personalem capsam distinctam pro expensis personalibus et discretis.

543. – [Ordination] Le Maître de l’Ordre et le Prieur provincial peuvent avoir une caisse personnelle distincte pour les dépenses personnelles et pri­vées.

544. – Expensas et actus iuridicos administrationis ordinariae vel extraor­dina­riae, si requi­situs consen­sus adsit, valide, praeter superiores et syndicos, faciunt quo­que adminis­tratores sive delegati sive deputati.

544. – [Constitution] Les dépenses et les actes juridiques d’administration ordi­naire ou extra­or­dinaire sont effectués validement, si le con­sen­tement requis existe, non seulement par les supérieurs et les syndics mais également par les administrateurs soit délégués soit dépu­tés.

545. – § I. – Si conventus vel provincia vel Ordo per suos superiores vel admi­nistratores sive ordinarios sive dele­gatos intra fines sui muneris debita et obli­gationes contraxerint, ipsa persona moralis de his respondere tenetur.

545. – [Constitution] § I. Si un couvent, une province ou l’Ordre a contracté des dettes ou des obligations par les supé­rieurs ou les admi­nistrateurs soit ordi­naires soit délégués, agis­sant dans les limites de leur charge, la per­son­ne mo­rale elle-même est tenue d’en répon­dre.

§ II. – Eodem modo si contraxerit admi­nistrator de­putatus, respondere de­bet illa per­sona moralis cuius nomine actus po­si­tus est.

§ II. De même, si un administrateur dé­puté est engagé par contrat, doit répon­dre la personne morale au nom de qui l’acte a été passé.

§ III. – Si contraxerit frater sine ulla superioris licen­tia, ipsemet respon­dere debet, non autem Ordo vel provincia vel conventus.

§ III. Si un frère s’est engagé sans au­cune permission du supérieur, c’est lui-même qui doit en répondre, et non l’Ordre, la province ou le couvent.

Art. III – De obiecto administrationis seu de iure ad bona

Article III - L’objet de l’administration ou le statut des biens

546. – Ad conventum pertinet, nisi aliter a capitulo provinciali statua­tur :

546. – [Constitution] Reviennent au couvent, à moins que le chapitre provin­cial n’en ait décidé autrement :

1° quidquid fratres ibi as­signati labore aut industria sua vel intuitu personae vel conventus acquirunt, necnon eorum pensiones personales cuiusvis sint generis, salvis, nn. 174 et 200 § IV.

2° dona facta in favorem conventus ;

3° omnia bona decursu temporis legitime acquisita sive immobilia sive mobilia sive capitalia, eorumque reditus.


1° tout ce que les frères assignés acquiè­rent par leur travail ou leur activité soit à titre personnel soit au titre du couvent ainsi que leurs pensions personnelles quelle qu’en soit la nature, étant saufs les nn. 174 et 200 § IV ;

2° les dons faits en faveur du couvent ;

3° tous les biens acquis de façon légi­time au fur et à mesure, immobiliers, mobiliers ou en capitaux ainsi que leurs revenus.


547. – Suppresso conventu, eius bona de­volvuntur ad provinciam, servatis de iure servandis.

547. – [Ordination] A la suppression d’un couvent, ses biens sont dévolus à la province, étant sauves les disposi­tions du droit.

548. – Ad provinciam pertinent, nisi aliud a capitulo provinciali statua­tur :

548. – [Constitution] Reviennent à la province, à moins que le chapitre pro­vincial n’en ait décidé autrement :

1° fructus laboris prioris provincialis ;

2° dona facta in favorem provinciae ;

3° dona facta pro postu­lantium, novitiorum et stu­dentium educatione necnon pro sustentatione missio­num aut pro aliis operibus, quae a pro­vinciae direc­tione pen­dent ;

4° fructus ex operibus et institutis, quorum provin­cia assumpserit expensas ;



1° le fruit du travail du provincial ;

2° les dons faits en faveur de la pro­vince ;

3° les dons faits pour la formation des postulants, des novices et des étudiants, ainsi que pour le soutien des missions ou pour d’autres œuvres qui relèvent de la direction de la province ;

4° le fruit des œuvres et organismes dont la province aura assumé les dépen­ses ;



5° fructus laboris fratrum extra propriam provinciam assignatorum vel laboran­tium, ad normam n. 600 ;

5° le fruit du travail des frères assignés ou travaillant en dehors de leur pro­vince, conformément au n° 600 ;

6° haereditaria filiorum provinciae bona cuiusvis generis necnon legata libera, id est, quae fra­tribus, absque ulla bene­factoris intentione prius in scriptis vel coram testibus manifestata relin­quuntur, salvo n. 200 ;

6° les biens de toute nature reçus en hé­ritage par les fils de la province ainsi que les legs libres, c’est-à-dire ceux qui sont faits en faveur de frères sans qu’aucune intention du bien­faiteur ait été manifestée auparavant par écrit ni devant témoins, étant sauf le n° 200 ;

7° bona immobilia vel mo­bilia vel capitalia decursu temporis a provincia acquisita, eorumque reditus ;

7° les biens immobiliers ou mobiliers ou en capitaux acquis par la province au fur et à mesure, ainsi que leurs revenus ;

8° contributiones conventuum a capitulo provinciali taxatae.

8° les contributions des couvents fixées par le chapitre provincial.

549. – Ad Ordinem per­tinent :

1° bona immobilia, mo­bilia et capitalia tum Ordinis tum institutorum magistro Ordinis imme­dia­te subiectorum, eorum­que reditus ;

2° fructus operis fratrum in iis institutis et in curia generalitia laborantium, necnon dona illis omnibus largita sine condicione speciali, salvo n. 600 ;

3° contributiones provin­ciarum a capitulo generali taxatae ;

4° contributiones conven­tuum vel institu­torum im­mediate subiectorum ma­gistro Or­dinis, ab ipso cum suo consilio taxa­tae ;


549. – [Constitution] Reviennent à l’Ordre :

1° les biens immobiliers, mobiliers et en capitaux tant de l’Ordre que des orga­nismes immédiatement soumis au Maî­tre de l’Ordre, ainsi que leurs revenus ;

2° le fruit de l’activité des frères tra­vaillant dans ces organismes et à la curie généralice, ainsi que les dons qui leur sont faits sans condition spéciale, étant sauf le n° 600 ;

3° les contributions des provinces fixées par le chapitre général ;



4° les contributions des couvents ou des organismes immédiatement soumis au Maître de l’Ordre, fixées par lui avec son conseil ;

5° omnes alii proventus intuitu Ordinis advenientis.

5° toutes les autres ressources reçues au titre de l’Ordre.




Caput XXIV – De modo administrandi

Chapitre XXIV - La procédure d’administration

Art. I – Praescripta generalia

Article premier - Prescriptions générales

550. – Bona temporalia tum immobilia tum mobilia administrari de­bent iuxta normas iuris ecclesiastici et legum nos­trarum necnon secun­dum statuta specialia administrationis provin­ciae vel Ordinis.

550. – [Constitution] Les biens tempo­rels tant immobiliers que mobiliers doi­vent être administrés conformément aux normes du droit de l’Église et de nos lois ainsi que selon les statuts spéciaux d’administration de la province ou de l’Ordre.

551. – Servato iure ecclesiastico et nostro, in administratione oecono­mica omnes condiciones a lege civili requisitae adamussim serventur.

551. – [Constitution] Étant saufs le droit de l’Église et le nôtre, on observera ponctuel­lement dans l’admi­nistration écono­mique les conditions requises par la loi civile.

552. – Provincia debet habere statutum admi­nistrationis, quod sit pars statuti istius, secundum exigentias suas, in quo omnia administrationem bonorum tem­poralium spectantia pressius deter­mi­nentur. Hoc statutum in actis capituli pro­vincialis includi debet, et quoad substan­tiam non de facili mutetur.

552. – [Ordination] La province doit avoir un statut d’administration, cons­tituant une partie du statut de la pro­vince, en fonction de ses besoins ; tout ce qui regarde l’administration des biens temporels y sera déterminé avec précision. Ce statut doit être inclus dans les Actes du chapitre provincial et on n’y apportera pas facilement de modifi­cation substantielle.

553. – Ordo ad mentem n. 552 habeat proprium statutum administrationis a magistro Ordinis cum suo consilio adprobatum.

553. – [Ordination] L’Ordre, dans l’esprit du n° 552, aura son propre statut d’administration, approuvé par le Maître de l’Ordre avec son conseil.

554. – Ordo, provincia, conventus habent iure ecclesiastico propriam per­so­nalitatem iu­ri­dicam. Quando autem haec a Statu non agnoscitur, de­bent aliquam persona­li­tatem civilem acquirere iuxta deter­mi­na­tionem sta­tuti provin­ciae vel Ordinis.

554. – [Ordination] Ordre, province, couvent ont, selon le droit de l’Eglise, une personnalité juridique propre. Ce­pendant lorsque celle-ci n’est pas re­connue par l’État, ils doivent acquérir une personnalité civile selon la déter­mination du statut de la province ou de l’Ordre.

555. – § I. – Bona societatum vel associa­tio­num quae vice conventus, pro­vinciae vel Ordinis coram Statu perso­nam iuris civilis assu­munt, sunt revera bona nostra et ut talia tractari debent.

555. – [Ordination] § I. Les biens des sociétés ou associations qui assument la personnalité de droit civil devant l’État à la place d’un couvent, d’une province ou de l’Ordre, sont en vérité nos biens et doivent être traités comme tels.

§ II. – Ideo repraesentans legalis personae civilis, quae vices gerit conven­tus vel provinciae vel Or­dinis vel alicuius instituti ad illa pertinentis, tantum eos actus ponere potest, quos superior aut admi­nistrator competens iuxta ius nostrum facere po­test ; et stricte obligatur eos omnes non secundum proprium arb­itrium, sed secundum indicationem offi­cialis competentis exse­qui.

§ II. En conséquence, le représentant légal de la personne civile, qui tient la place du couvent, de la province, de l’Ordre ou d’un organisme en dépen­dant, peut seulement poser les actes que le supérieur ou l’administrateur com­pétent pourrait faire selon notre droit ; et il est obligé rigoureusement de les accomplir tous non selon son propre jugement, mais selon les indications de celui qui a compétence par son office.

§ III. – Idem valet pro aliis administratoribus et pro singulis sociis qui per suffragium vel alio quo­cumque modo in admi­nistratione participant. Et pro omnibus cautelae iu­ridicae adhi­beantur, ne ullum detrimentum in casu mortis fratris vel aliunde exoriri possit.

§ III. Cela vaut aussi pour les autres administrateurs et pour tout associé qui participe à l’administration par vote ou par tout autre moyen. Et pour tous de­vront être prises des précautions juridi­ques afin d’éviter tout préjudice en cas de décès d’un frère ou d’une autre cir­constance.

§ IV. – In speciali con­tractu determinentur iura et obligationes reprae­sentantis legalis, si est laicus.

§ IV. Dans un contrat spécial seront déterminés les droits et les obligations du représentant légal, s’il est laïc.

556. – Servato conven­tuum iure radicali administrandi sua bona, ut melior et efficacior reddatur administratio, pro­vin­ciae in statuto oeconomico decidere pos­sunt illius partialem centralizationem.

556. – [Ordination] Étant sauf le droit radical des couvents à administrer leurs biens, afin de rendre l’administration meilleure et plus effi­cace, les provinces peuvent décider dans leur statut écono­mique une centralisation partielle.

Art. II – De ordinanda administratione

Article II - L’organisation de l’administration

557. – Salvo n. 543, quili­bet frater, etiamsi sit supe­rior, pecunias aut emolu­menta cuiusvis generis syndico tradere tenetur, ut accurate in registris refe­rantur atque, servato iure alicuius tertii, bonis com­munitatis aggregentur.

557. – [Constitution] Étant sauf le n° 543, chaque frère, même s’il est su­périeur, est tenu de remettre au syndic les sommes d’argent et les gains de toute nature pour qu’ils soient inscrits exac­tement sur les registres et, les droits d’un tiers étant préservés, réunis aux biens de la communauté.

558. – In libris adminis­trationis omnes pecuniae et bona capitalia cuiusve speciei, omnes introitus et exitus distincte inscri­bantur. Debita vero vel quaelibet obligationes oeconomicae sicut iura vel credita etiam in iis aperte registrentur.

558. – [Ordination] Dans les livres de l’administration doivent être inscrits distinctement toutes les sommes d’argent et capitaux de toute espèce, toutes les entrées et sorties. Y seront en­core enregistrés clairement les dettes ou tous les engagements économiques ainsi que les droits ou créances.

559. – § I. – Quilibet syn­dicus vel administrator habeat tabularium tutum et bene ordinatum. In fine officii sui omnia acta tra­dat successori.

559. – [Ordination] § I. Chaque syndic ou administrateur doit tenir ses regis­tres en sûreté et bon ordre. A la fin de son office, il devra transmettre tous les documents à son successeur.

§ II. – Administratores ad negotium particulare deputati omnia acta, negotio absoluto, tradant respectivo syndico.

§ II. Les administrateurs députés pour une affaire particulière devront trans­mettre tous les documents au syndic concerné, une fois l’affaire réglée.

560. – § I. Ordinis entia per Capitula vel in statu­tis definiant modus ope­randi de bonis pecunia­riis (administratio ; cura argenti, actionum, obli­ga­tionum vel similium ; collocatio et permutatio­nes in mensis publicis) secundum condiciones peculiares loci.

(K, n. 384)

560. – [Ordination] § I. Les instances de l’Ordre doivent définir par chapitres ou dans les statuts les modes de gestion des biens pécuniaires (administration ; ges­tion d’argent, d’actions, d’obli­gations, et effets semblables ; placement et transferts dans les banques) selon les conditions particulières du lieu.

(K, n. 384)

§ II. – In qualibet provincia normae ethicae stabiliantur pro pecuniarum investigatione et locatione. Prior provincialis cum suo consilio de hoc curare debet, audito concilio oeconomico et promotore vel commissione provinciali pro Juxtitia et Pace. His normis consideratis, provincia et singulis domus videant quibus in mensis publicis (banco) (cf. § III) fundos suos deponere et in quibus societatibus participare opportunum erit.

§ II. Dans chaque province, des normes éthiques seront établies pour les investissements et les placements. Le Prieur provincial avec son conseil doit y veiller, ayant entendu le conseil économique et le promoteur ou la commission Justice et Paix. Ces normes étant considérées, la province et chaque maison verra dans quelles banques et dans quelles sociétés il est opportun de déposer leurs fonds et d’avoir des parts.


§ III. Pecuniae in mensis solummodo publicis (vulgo : banque) de qua­rum securitate certo constat depo­nantur et quidem ad mentem n. 555 sub nomine respectivae personae moralis vel ins­tituti ad quae pertinent.

§ III. Les sommes d’argent ne doivent être déposées que dans des établisse­ments financiers offrant toute sûreté et, dans l’esprit du n° 555, sous le nom de la personne morale concernée ou de l’organisme à qui elles appartiennent.

§ IV. – Mensa publica eligatur ab ipso adminis­tratore, de consensu su­perioris.

(K, n. 384)

§ IV. L’établissement financier sera choisi par l’administrateur lui-même, avec le consen­tement du supérieur.

(K, n. 384)

561. – Nulli fratri liceat depositum personale in mensis publicis habere, nisi de licentia sui superioris. In hoc casu etiam alius frater, a superiore delegatus, habere debet facultatem liberandi pecuniam.

561. – [Ordination] Aucun frère ne pourra avoir de dépôt personnel dans un établissement financier si ce n’est avec la permission du Prieur provincial ou du Maître de l’Ordre. Dans ce cas, un autre frère désigné par le supérieur doit avoir la faculté de retirer l’argent.

Art. III – De ratione reddenda

Article III - La remise des comptes

562. – Quilibet frater, qui ex officio vel ex deputa­tione habet administratio­nem bonorum, de ea tene­tur rationem reddere.

562. – [Constitution] Chaque frère qui a l’administration de biens de par son of­fice ou par députation est tenu d’en ren­dre compte.

563. – § I. – Quolibet mense coram consilio syndicus conventus ratio­nem reddat de omnibus acceptis et expensis, de­bitis et creditis.

563. – [Ordination] § I. Chaque mois, devant le conseil, le syndic du couvent doit rendre compte de toutes les recettes et dépenses, dettes et créances.

§ II. – Quolibet anno superior domus, prior conventualis, vicarius pro­­­vincialis et prior re­gionalis priori pro­vinciali mittat rationem accura­tam et completam a syndico confectam, in qua etiam contineatur ratio praesumpta seu aestimata (vulgo : budget, état) pro anno sequenti, audito capitulo, si capitulum provinciale hoc determi­naverit, et a consilio con­ventus vel vica­riatus ad­probatam, cuius exem­pla­ria asserventur in tabu­lario respectivi syndici.

§ II. Chaque année, le supérieur de la maison, le prieur conventuel, le vicaire provincial et le prieur régional doivent envoyer au Prieur provincial un rapport exact et complet établi par le syndic, contenant de plus un rapport prévision­nel ou d’estimation (budget, état) pour l’année à venir ; cela après avoir en­tendu le chapitre si le chapitre provin­cial l’a déterminé, et après approbation du conseil du couvent ou du vicariat ; les exemplaires en seront conservés dans les registres du syndic concerné.

564.Rationes annuae singulorum conventuum et institutorum subician­tur examini consilii pro­vinciae.

564. – [Ordination] Les rapports an­nuels de chacun des couvents et orga­nismes doivent être soumis à l’examen du conseil de la province.

565. – Provincia uniforme habeat schema, iuxta quod syndici conventuum et administratores per­manentes rationes oeco­nomicas suis respectivis superioribus et consiliis reddere tenetur.

565. – [Ordination] La province aura un plan uniforme d’après lequel les syndics des couvents et les administra­teurs permanents devront rendre leurs comptes à leurs supérieurs et conseils respectifs.

566. – § I. Quolibet anno, syndicus provinciae, vice-provinciae et vicariatus generalis consilio res­pectivo rationem reddant accuratam et completam de acceptis et expensis, debitis et creditis eiusdem entitatis, de gestionibus ab eis factis, et de statu oeconomico entitatis ; proponant etiam rationem praesumptam seu aesti­ma­tam pro anno sequenti. Omnes hae relationes a consilio adprobandae sunt. Unoquoque mense syndicus debet suam relationem oeconomicam pro­po­nere superiori entitatis.

566. – [Ordination] § I. Chaque année les syndics de la province, de la vice-province et du vicariat général présen­teront au conseil concerné un rapport exact et complet des recettes et dépen­ses, dettes et créances de l’entité, des actes de gestion qu’ils ont faits et de la situation économique de l’entité ; ils proposeront aussi un rapport prévi­sionnel ou estimatif pour l’année à ve­nir (budget). Tous ces rapports doivent être approuvés par le conseil concerné. Chaque mois le syndic doit présenter au supérieur de l’entité son rapport éco­nomique.

§ II. – Prior regionalis et vicarius provincialis similiter mittant priori provinciali suo accu­ratam relationem de statu oeconomi­co a respectivis consi­liis adprobatam eodem modo ut supra in § I statuitur.

§ II. Le prieur régional et le vicaire provincial envoient à leur Prieur pro­vincial le rapport précis sur la situation économique préparé par le syndic de l’entité et approuvé par les conseils cor­respondants, de la même façon qu’il a été indiqué au § I.

567. – Singulis annis, ante finem mensis au­gusti, adiuvantibus eorum syndicis, priores provin­ciales, priores vice-pro­vin­ciales, vicarii genera­les et praefecti instituto­rum sub immediata ma­gistri Ordinis iurisdic­tio­ne mittere te­nen­tur Ordinis magistro:

1º Annuam relationem oeconomicam, id est, in­tegram propositionem de statu oeconomico suae cuiusque entitatis. Pecu­nia accepta, expensae, crediti et debiti compen­satio, anni ratio prae­sumpta, necnon consilia inita aut ineunda singil­latim in ea describantur. Si autem plures conventus vel domus vel instituta habeat entitas, idem faciendum est pro singulis. Etsi huius relationis forma pro aliis locis alia potest esse, relatio totum hic requisitum testimonium continere debet. Quo haec facilius fiant, apud syndi­cum Ordinis formae huius exemplum praesto sit.

2º Responsum de contri­butionum taxatione, ne­cessarium ad contributio­nes entitatum Ordinis an­nuas supputandas. Ex res­ponso enim eruetur quot sint bona erogata in formandis fratribus et in sub­veniendo aliis entita­tibus Ordinis, et quot bona remaneant contri­butioni ob­noxia. Ad hunc finem a syndico Ordinis quaestionarium quotannis mittatur, cuius forma unica esse debet pro omnibus entitatibus. (Bo, n. 261 et 312 ; R, n. 291)

567. – [Ordination] § I. Chaque année, avant la fin du mois d’août, les prieurs provinciaux, les prieurs vice-provin­ciaux, les vicaires généraux et les di­recteurs des institutions sous la juridic­tion immédiate du Maître de l’Ordre, assistés de leurs syndics, doivent en­voyer au Maître de l’Ordre :
1. Le Rapport économique annuel, c'est-à-dire une présentation exhaustive de la situation économique de l¹entité. Il devra inclure en détail les revenus et dépenses, l’actif et le passif, les budgets annuels de même que les projets ma­jeurs entrepris ou planifiés. Si l’entité a différents couvents, maisons ou institutions, ce rapport devra donner en détail la situation économique de chacun de ceux-ci. Le format de ce rapport peut varier en fonction des coutumes locales mais il doit inclure toutes les informa­tions requises ci-dessus. Pour plus de facilité, un modèle type est disponible auprès du Syndic de l’Ordre.

2. La réponse au sujet de l’estimation des contributions, nécessaire pour calculer les contributions annuel­les des entités de l’Ordre. Cette réponse fait apparaître d’une part la somme des frais de formation des frères et des do­nations aux autres entités de l’Ordre et d’autre part les sommes restant soumis à contribution. A cette fin, le Syndic de l’Ordre enverra chaque année le ques­tionnaire dont le modèle doit être uni­que pour toutes les entités.

(Bo, n. 261 et 312 ; R, n. 291)

568. – § I. – Administra­tores delegati et deputati debent, iuxta nor­mas pro syndicis con­ven­tus vel pro­vin­ciae cons­titutas, ratio­nem red­dere.

568. – [Ordination] § I. Les adminis­trateurs délégués et députés doivent rendre compte selon les normes établies pour les syndics de couvent ou de pro­vince.

§ Il. – Insuper negotio absoluto administrator de­putatus rationem reddat superiori deleganti cum suo consilio.

§ II. De plus, une fois l’affaire réglée, l’administrateur député doit rendre compte au supérieur qui l’a délégué, en son conseil.

569. – Syndicus provin­ciae aut Ordinis rationem etiam reddat de sua ad­minis­tratione respectivo capitulo.

569. – [Ordination] Le syndic de la pro­vince ou de l’Ordre doivent encore ren­dre compte de leur administration de­vant leur chapitre respectif.

570. – Syndicus Ordinis modo pro syndico pro­vinciae statuto ratio­nem reddat magistro Ordinis et suo consilio.

570. – [Ordination] Le syndic de l’Ordre doit rendre compte au Maître de l’Ordre et à son conseil selon le mode établi pour le syndic de la pro­vince.

571. – Superiores conven­tuum et moderatores ins­titutorum sub imme­diata iuris­dictione magis­tri Or­dinis, eodem modo ut su­pra nn. 563 et 565 sta­tuto, rationes accuratas a respectivo consilio ad­probatas mittant ad ma­gistrum Ordinis.

571. – [Ordination] Les syndics des couvents et les responsables des orga­nismes placés sous la juridiction immé­diate du Maître de l’Ordre doivent en­voyer à celui-ci, selon ce qui est établi plus haut aux nn. 563 et 565, les rap­ports exacts, après approbation de leur conseil respectif.

572.Prior provincialis et magister Ordinis de personali administratione rationem reddant respec­tivis capitulis.

572. – [Ordination] Le Prieur provincial et le Maître de l’Ordre doivent rendre compte devant les chapitres respectifs de leur administration personnelle.

Art. IV – De contributionibus

Article IV - Les contributions

573. – § I. – Contributio­nes ex auctoritate sive capituli generalis sive provincialis imponantur, secundum modum ab ipsis determinatum, et compu­tantur inter expensas or­dinarias tum conventuum tum provinciarum.

573. – [Ordination] § I. Des contribu­tions seront imposées par l’autorité du chapitre soit général soit provincial, selon les modalités qu’il aura déterminées et elles seront comp­tées comme dépenses ordinaires tant des couvents que des provinces.

§ II. – Magister Ordinis cum suo consilio con­tributiones imponere po­test con­ventibus sub sua immediata iuris­dictione.

§ II. Le Maître de l’Ordre avec son conseil peut imposer des contributions aux couvents placés sous son immédiate juridiction.

574. – § I. – Contributio­nes inserviant adim­ple­tioni rationis prae­visae seu aestimatae (budget) ordinariae.

574. – [Ordination] § I. Les contribu­tions serviront à l’accomplissement du plan prévisionnel ou d’estimation (bud­get) ordinaire.

§ II. – Imponendae sunt secundum introitus sin­gulorum conventuum aut provinciarum, servatis aequi­tate et proportione.

§ II. Elles doivent être fixées selon les recettes de chaque couvent ou province, en toute équité et justice.

575. – § I. – Incepta quae maiorem pecuniae quan­titatem requirunt a contributionibus ordina­riis ne pendeant, sed in ratione praevisa extraor­dinaria ponenda sunt. Media necessaria ad ista negotia peragenda in planificatione, de qua infra nn. 585 et sequen­tibus disponantur.

575. – [Ordination] § I. Les entreprises exigeant des sommes plus considérables ne doivent pas dépendre des contribu­tions ordinaires mais doivent relever d’un plan prévisionnel extraordinaire. Les moyens nécessaires à la réalisation de ces affaires doivent figurer dans la planification dont il est question aux nn. 585 et suivants.

§ II. – Ad expensas capituli generalis quod attinet, prae mente habenda sunt :

1° expensae itineris solvantur methodo sic dicta peraequationis ita ut singuli capitulares de facto eamdem summam pecuniae solvant;

2° expensae pensionis et expensae generales pro capitulo proportionaliter solvantur a curia gene­ralitia et a singulis pro­vinciis inter quas aequ­itas et proportio servan­dae sunt, modo stabi­liendo in ipso capitulo ; (P, n. 513 ; K, n. 387)

3° sex mensibus ante convocationem capituli generalis syndicus Or­dinis et syndicus conven­tus ubi fit capitulum generale, praeparent ra­tio­­nem praeven­tivam seu praevisam expensa­rum ca­pituli, magistro Ordi­nis cum suo consilio sub­mittendam. Postea ad singulas provin­cias mitta­tur ad eas consulendum.

§ II. Pour ce qui concerne les dépenses du chapitre général, il faut avoir à l’esprit que :
1° les frais de voyages doivent être cou­verts selon la méthode dite de péréqua­tion, de sorte que chaque capitulaire devra en fait acquitter la même somme ;

2° les frais de pension et les fraix géné­raux pour le chapitre doivent être pro­portionnellement répartis entre la curie généralice et chaque province, entre lesquelles il convient d’observer une proportion équitable, selon ce qui aura été fixé dans le chapitre lui-même ; (P, n. 513 ; K, n. 387)

3° six mois avant la convocation du chapitre général, le syndic de l’Ordre et le syndic du couvent où se tiendra le chapitre général auront à préparer le compte préventif ou prévisionnel des dépenses du chapitre qui sera soumis au Maître de l’Ordre en son conseil. Il sera ensuite envoyé à chacune des pro­vinces pour consultation.
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