Livre des Constitutions et Ordinations des Frères de l’Ordre des Prêcheurs édition bilingue latin – français 2013




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Règle de saint Augustin

Incipit Regula beati Augustini episcopi1

Règle de saint Augustin1.

1. Ante omnia, Fratres ca­rissimi, diligatur Deus, deinde proximus, quia ista prae­cepta sunt principali­ter no­bis da­ta2. Haec igitur sunt, quae ut ob­­ser­vetis prae­ci­pi­mus, in monasterio consti­tu­ti.

1. Avant tout, frères très chers, aimons Dieu, aimons le prochain : ce sont les comman­dements qui nous sont donnés en premier2. Et voici les prescriptions sur votre manière de vivre dans le mo­nastère.

Primum, propter quod in unum estis congregati3, ut una­nimes habitetis in domo4 ; et sit vobis a­ni­ma una et cor unum5 in Deo. Et non dicatis aliquid pro­prium, sed sint vobis om­nia com­mu­nia6. Et distri­buatur uni­cuique7 ves­trum a prae­posito ves­tro victus et tegu­men­tum8, non ae­qualiter om­nibus, quia non aequaliter valetis om­nes, sed potius uni­cuique, sicut cuique opus fuerit9. Sic enim le­gitis in actibus apos­to­lorum, quia erant illis om­nia communia, et dis­tri­bue­batur unicuique si­cut cuique opus erat10.

Tout d’abord, pourquoi êtes-vous ré­unis3 sinon pour habiter ensemble dans l’unanimité4, ne faisant qu’un cœur et qu’une âme5 en Dieu. Ne dîtes pas « ceci m’appartient » ; mais que, pour vous, tout soit en commun6. Que votre supérieur distribue à chacun7 le vivre et le couvert8 non pas selon un principe d’égalité – ni vos forces, ni vos santés ne sont égales – mais bien plutôt selon les besoins de chacun9. Lisez en effet les Actes des Apôtres : Pour eux tout était en commun et l’on distribuait à chacun selon son besoin10.

Qui vero aliquid habebant in saeculo, quando in­gressi fuerint monaste­rium, libenter velint illud esse commune. Qui autem non habebant, non ea quaerant in mo­nasterio, quae nec foris habere po­tuerunt. Sed tamen eorum infirmitati quod opus est tribuatur, etiam si pau­pertas eorum, quando fo­ris erant, nec ipsa neces­saria poterat invenire. Non tamen ideo putent se esse felices, quia inve­nerunt victum et tegu­mentum11 quale foris in­venire non potuerunt.

Ceux qui possédaient quelque chose quand ils sont entrés au monastère doi­vent accepter volontiers que tout cela soit désormais commun. Ceux qui n’avaient rien n’ont pas à chercher dans le monastère ce qu’au dehors ils n’avaient pu posséder. Qu’on leur donne toutefois ce que requiert leur mauvaise santé, même si auparavant leur pauvreté les empêchait de se procurer le néces­saire. Mais alors qu’ils ne se félicitent pas d’avoir trouvé vivre et couvert11 qu’ils n’auraient pu trouver tels au de­hors !

Nec erigant cervicem12, quia sociantur eis, ad quos foris accedere non aude­bant. Sed sursum cor ha­beant13, et terrena vana non quaerant14 : ne inci­piant monasteria diviti­bus esse utilia, non pau­peri­bus ; si divites illic humi­liantur, et pauperes illic inflantur15.

Qu’ils n’aillent pas orgueilleusement, tête haute12, parce qu’ils ont désormais pour compagnons des gens qu’auparavant ils n’auraient pas osé ap­procher : que leur cœur plutôt s’élève13, sans chercher les vanités de la terre14. Les monastères n’auraient d’utilité que pour les riches et non pour les pauvres, s’ils devenaient lieu d’humble abaisse­ment pour les premiers, d’enflure pour les autres15.

Rursus etiam illi qui ali­quid esse videbantur in saeculo16, non habeant fastidio fratres suos, qui ad illam sanctam societa­tem ex paupertate vene­runt. Magis autem stu­deant, non de parentum divitum dignitate, sed de pauperum fratrum socie­tate gloriari. Nec extol­lantur si communi vitae aliquid de suis facultati­bus contulerunt17 ; nec de suis divitiis magis su­perbiant, quia eas in mo­nasterio par­tiuntur, quam si eis in saeculo frueren­tur. Alia quippe quaecum­que iniquitas in malis operibus exercetur ut fiant ; superbia vero etiam bonis operibus in­sidiatur ut pereant. Et quid prodest dispergendo dare pauperibus18, et pau­perem fieri, cum anima misera superbior efficitur divitias contemnendo, quam fuerat possidendo? Omnes ergo una­ni­mi­ter19 et concorditer vivi­te, et honorate in vobis Deum invicem, cuius tem­pla facti estis20.

De leur côté ceux qui étaient antérieu­rement des gens considérés16 ne seront pas dédaigneux à l’égard de leurs frères venus de la pauvreté dans cette société sainte. S’ils cherchent à se glorifier, que ce ne soit pas de la richesse et du pres­tige de leur parenté, mais bien plutôt d’habiter en compagnie de frères pau­vres. Qu’ils ne se vantent pas d’avoir tant soit peu contribué de leur fortune17 à la vie commune ; avoir distribué leurs richesses dans le monastère ne devrait pas leur causer plus d’orgueil que d’en vivre dans le monde. Tout autre vice se déploie en faisant faire le mal ; mais l’orgueil, lui, s’attaque même au bien que l’on fait, pour le réduire à néant. A quoi sert de distribuer ses biens aux pauvres18, de se faire pauvre soi-même, si l’âme dans sa misère devient plus or­gueilleuse de mépriser les richesses que de les posséder ? Vivez donc tous dans l’unanimité19 et la concorde et honorez mutuellement en vous, Dieu dont vous avez été faits les temples20.

2. Orationibus instate21, horis et temporibus cons­titutis. In oratorio, nemo aliquid agat nisi ad quod factum est, unde et nomen accepit : ut si forte aliqui, etiam praeter horas cons­titutas si eis vacat orare voluerint, non eis sint im­pedi­mento, qui ibi aliquid agendum puta­verint.

Psalmis et hymnis22 cum oratis Deum, hoc versetur in corde quod profertur in ore23. Et nolite cantare, nisi quod legitis esse can­tandum. Quod autem non ita scriptum est ut cante­tur, non cantetur.



2. Soyez assidus aux prières21, aux heu­res et aux temps fixés. Puisque l’oratoire est par définition un lieu de prière, qu’on n’y fasse pas autre chose. Si l’un ou l’autre, en dehors des heures fixées, veut profiter de son loisir pour y prier, qu’il n’en soit pas empêché par ce que l’on y prétendrait faire.

Quand vous priez Dieu avec des psau­mes et des hymnes22, portez dans votre cœur ce que profèrent vos lèvres23. Ne chantez que ce qui est prescrit ; ce qui n’est pas indiqué pour être chanté ne doit pas être chanté.



3. Carnem vestram do­mate ieiuniis et abstinen­tia es­cae et potus, quan­tum va­letudo permittit. Quando autem aliquis non potest ieiunare, non ta­men extra horam prandii aliquid ali­mentorum su­mat, nisi cum aegrotat.

Cum acceditis ad mensam, donec inde sur­gatis, quod vobis secun­dum consue­tu­dinem legi­tur, sine tumultu et conten­tione audite ; ne solae vobis fauces su­mant cibum, sed et aures esu­riant verbum Dei24.



3. Domptez votre chair par le jeûne et l’abstinence dans la nourriture et la bois­son, autant que la santé le permet. Celui qui ne peut pas jeûner doit à tout le moins ne pas prendre de nourriture en dehors de l’heure des repas, sauf en cas de maladie.

A table, jusqu’à la fin du repas, écoutez la lecture d’usage sans bruit et sans dis­cussions. Que votre bouche ne soit pas seule à prendre nourriture ; que vos oreilles aussi aient faim de la parole de Dieu24.



Qui infirmi sunt ex pris­tina consuetudine, si ali­ter tractantur in victu, non debet aliis molestum esse, nec iniustum videri eis, quos fecit aliqua con­suetudo fortiores. Nec illos feliciores putent, quia sumunt quod non sumunt ipsi ; sed sibi potius gratulentur, quia valent quod non valent illi. Et si eis qui venerunt ex moribus delicatioribus ad monasterium, aliquid alimentorum, vestimen­to­rum, operimentorum­ve datur, quod aliis for­tiori­bus, et ideo feli­cioribus, non datur, cogitare de­bent quibus non datur, quantum de sua saeculari vita illi ad is­tam descen­derint, quam­vis usque ad aliorum, qui sunt corpore firmiores, frugalitatem, pervenire non potuerint. Nec de­bent velle omnes quod paucos vident am­plius, non quia honoran­tur, sed quia tolerantur, accipere, ne contingat detestanda perversitas, ut in monas­terio ubi quan­tum pos­sunt, fiunt divi­tes labo­riosi, fiant pau­peres delicati.

Affaiblis par leur ancienne manière de vivre, certains peuvent avoir un régime spécial ; ceux que d’autres habitudes ont rendus plus robustes, ne doivent pas s’en chagriner ni voir là une injustice. Qu’ils n’estiment pas ceux-ci plus heu­reux de recevoir ce qu’eux-mêmes ne reçoivent pas ; qu’ils se félicitent plutôt d’avoir plus de force physique que les autres. Si ceux qui sont passés d’une vie plus raffinée au monastère reçoivent en fait de nourriture, de vêtements et de couvertures, un peu plus que les autres, plus vigoureux et donc plus heureux, ces derniers doivent songer à la différence de niveau qui sépare la vie mondaine que leurs compagnons ont quittée et celle du monastère, lors même qu’ils n’arrivent pas à la frugalité des plus ro­bustes. Tous ne doivent pas réclamer le supplément accordé à quelques­-uns, non comme marque d’honneur mais par condescendance. Ce serait vraiment un lamentable renversement des choses si dans un monastère, où les riches font tous les efforts possibles, les pauvres devenaient des délicats.

Sane, quemadmodum ae­grotantes necesse habent minus accipere ne gra­ventur, ita et post aegri­tudinem sic tractandi sunt, ut citius recreentur, etiam si de humillima saeculi paupertate vene­rint ; tan­quam hoc illis contulerit recentior ae­gritudo, quod divitibus anterior consue­tudo. Sed cum vires pristi­nas repa­raverint, redeant ad feli­ciorem consuetudi­nem suam, quae fa­mulos Dei tanto amplius decet, quanto minus indigent ; ne cibi eos teneat volup­tas iam vegetatos, quos neces­sitas levarat in­fir­mos. Illos aestiment di­tiores, qui in sus­tinenda parcitate fuerint fortio­res. Melius est enim mi­nus egere, quam plus ha­bere.

On donne moins aux malades pour ne pas les charger. Aussi doivent-ils être spécialement traités ensuite pour se ré­tablir plus rapidement, fussent-ils origi­naires de la plus humble condition ; leur récente maladie leur laisse les mêmes besoins qu’aux riches leur genre de vie antérieur. Une fois leurs forces réparées, qu’ils reviennent à leur plus heureuse façon de vivre, celle qui convient d’autant mieux à des serviteurs de Dieu qu’ils ont moins de besoins. Redevenus bien portants qu’ils ne s’attachent pas par mollesse à ce que la maladie avait rendu nécessaire. Qu’ils estiment plus favorisés ceux qui ont été plus vaillants dans le support des privations. Mieux vaut en effet moins de besoins que plus de biens.

4. Non sit notabilis ha­bitus vester ; nec affec­tetis ves­tibus placere, sed moribus. Quando pro­ceditis, simul ambu­la­te ; cum veneritis quo itis, simul state. In in­cessu, statu, habitu, et in omnibus motibus ves­tris, nihil fiat quod cuius­quam offen­dat aspectum, sed quod vestram deceat sanc­titatem.

4. Pas de singularités dans votre tenue ; ne cherchez pas à plaire par vos vête­ments, mais par votre manière de vivre. Si vous sortez, marchez ensemble ; à l’arrivée, restez en­sem­ble. Dans votre démarche, votre maintien, tous vos ges­tes, n’offensez le regard de per­son­ne ; mais que tout s’accorde avec la sain­teté de votre état.

Oculi vestri, etsi iacian­tur in aliquam feminarum, in nullam figantur. Neque enim, quando proceditis, feminas videre prohibe­mini ; sed appetere, vel ab ipsis appeti velle, crimi­nosum est. Nec solo tacito affectu, sed affectu et as­pectu quoque appeti­tur et appetit concupis­centia fe­minarum. Nec dicatis vos habere ani­mos pudicos, si habeatis oculos impudi­cos : quia impudicus ocu­lus impu­dici cordis est nuntius25. Et cum se invi­cem sibi­met, etiam tacente lin­gua, cons­pectu mutuo, corda nuntiant impu­di­ca, et secundum concu­pis­cen­tiam car­nis26 al­teru­tro de­lectantur ardo­re, etiam in­tactis ab immun­da vio­la­tione cor­po­ri­bus, fugit casti­tas ipsa de moribus. Nec putare debet qui in feminam figit oculum, et illius in seipsum diligit fixum, ab aliis se non vi­deri, cum hoc facit. Vi­de­tur om­ni­no, et a qui­bus se videri non arbi­tratur.

Que votre regard ne se fixe sur aucune femme. En vos allées et venues, il ne vous est pas défendu de voir des fem­mes ; ce qui est coupable, c’est le désir que l’on accepte en soi, ou que l’on voudrait provoquer chez autrui. La convoitise s’éprouve et se provoque non seulement par un sentiment secret, mais aussi par ce que l’on manifeste. Ne dites pas : mon cœur est chaste, si vos yeux ne le sont pas. L’œil impudique dénonce le cœur impu­dique25. Quand, même sans paroles, l’échange des regards dénonce l’impureté des cœurs, chacun se com­plaisant en l’autre selon la concupis­cence de la chair26, les corps ont beau demeurer intacts de toute souillure, la chasteté, quant à elle, est en fuite. Celui qui fixe ses regards sur une femme et se complaît à se sa­voir regardé par elle ne doit pas s’imaginer qu’on ne le voit pas lorsqu’il agit ainsi : il est par­faitement vu de ceux dont il ne se doute pas.

Sed etsi lateat et a ne­mine hominum videatur, quid faciet de illo desuper Ins­pec­tore27, quem latere nihil potest? An ideo putandus est non videre, quia tanto videt patien­tius, quanto sapientius? Illi ergo vir sanctus ti­meat displicere28, ne ve­lit feminae male placere. Illum cogitet omnia vi­dere, ne velit feminam male videre. Illius nam­que et in hac causa com­mendatus est timor, ubi scriptum est : Abomina­tio est Domino, defigens oculum29.

Mais passerait-il inaperçu et ne serait-il vu de personne, que fait-il de celui qui d’en haut lit dans les cœurs27, à qui rien ne peut échapper ? Doit-on croire qu’il ne le voit pas, parce que sa patience est aussi grande que sa perspicacité ? Que l’homme consacré craigne donc de Lui déplaire28 et il ne cherchera pas à plaire coupablement à une femme. Qu’il songe que Dieu voit tout et il ne cherchera pas à regarder coupablement une femme. Car c’est précisément en cela que la crainte de Dieu est recommandée par l’Écriture : qui fixe son regard est en abomination au Seigneur29.

Quando ergo simul estis in ecclesia, et ubicumque feminae sunt, invicem vestram pudicitiam cus­todite. Deus enim qui ha­bitat in vobis30, etiam isto modo custodiet31 vos ex vobis.

Quand donc vous êtes ensemble, à l’église, et partout où il y a des femmes, veillez mutuellement sur votre chasteté ; car Dieu qui habite en vous30, par ce moyen veillera31 par vous sur vous.

Et si hanc de qua loquor oculi petulantiam in ali­quo vestrum adverteritis, sta­tim admonete, ne coepta progrediantur, sed de proximo corrigantur. Si autem et post ad­moni­tionem iterum, vel alio quoque die, idipsum fa­cere eum videritis, iam velut vulneratum sanan­dum prodat, qui­cum­que hoc potuerit invenire. Prius ta­men est alteri vel tertio de­mons­tran­dum32, ut duorum vel trium pos­sit ore con­vinci33, et com­pe­tenti seve­ritate coer­ceri.

Si vous remarquez chez l’un d’entre vous cette effronterie du regard dont je parle, avertissez-le tout de suite, pour empêcher le progrès du mal et amener un amendement immédiat. Mais si après cet avertissement, ou un autre jour, vous le voyez recommencer, c’est comme un blessé à guérir qu’il convient de le dé­noncer. Toutefois, prévenez d’abord un ou deux autres32 pour qu’on puisse le convaincre par le témoignage de deux ou trois33 et le punir ensuite avec la sévé­rité qui convient.

Nec vos indicetis esse malevolos, quando hoc indicatis. Magis quippe innocentes non estis, si fratres vestros, quos in­dicando corrigere potes­tis, tacendo perire per­mittitis. Si enim frater tuus vulnus habet in cor­pore, quod ve­lit occultari dum timet se­cari : nonne crude­liter a te sileretur, et miseri­corditer indica­re­tur34 ! Quanto ergo po­tius debet mani­fes­tare, ne deterius putrescat in corde !

Ne vous taxez pas vous-mêmes de mal­veillance, à dénoncer ainsi. Bien au contraire, vous ne seriez pas sans repro­ches, si vos frères, que votre dénoncia­tion pourrait corriger, se trou­vaient par votre silence abandonnés à leur perte. Si, par exemple, ton frère voulait cacher une plaie corporelle par crainte des soins, n’y au­rait-il, pas cruauté à te taire et miséricorde à parler34 ? Combien plus justement dois-tu le dé­noncer, pour que n’empire pas la plaie de son cœur.

Sed, antequam aliis de­monstretur, per quos convincendus est si ne­ga­verit, prius praeposito de­bet ostendi, si admoni­tus neglexerit corrigi ; ne forte possit secre­tius correctus, non innotes­cere ceteris. Si autem ne­gaverit, tunc neganti adhibendi sunt alii etiam coram omnibus, ut possit non ab uno teste argui35, sed a duobus vel tribus con­vinci36. Convictus ve­ro, secun­dum praepo­siti, vel etiam presbyteri ad cuius dispensationem pertinet arbitrium, debet emenda­toriam subire vindictam. Quam si ferre recusaverit etiam si ipse non abscesserit, de ves­tra so­cie­tate proiiciatur. Non enim et hoc fit cru­deliter, sed misericordi­ter37, ne contagione pes­tifera pluri­mos perdat.

Cependant, avant d’en informer d’autres pour le confondre en ses dénégations, c’est d’abord au supérieur qu’il faut le signaler, si malgré l’avertissement déjà reçu, il ne s’est pas soucié de s’amender ; une réprimande plus secrète pourrait éviter en effet que d’autres soient mis au courant. S’il nie, c’est alors qu’il faut lui opposer d’autres té­moins ; ainsi, devant tous il ne sera pas seulement inculpé35 par un seul, mais confondu par deux ou trois36. Une fois confondu, selon la décision du supérieur ou du prêtre auquel en revient le pou­voir, il doit se soumettre à une sanction salutaire. S’il la refuse, ne voudrait-il pas de lui-même se reti­rer, qu’il soit ex­clu de votre communauté. Ici en­co­re ce n’est pas cruauté mais misé­ri­corde37, pour éviter une funeste contagion qui en perdrait un plus grand nombre.

Et hoc quod dixi de oculo non figendo, etiam in cete­ris inveniendis, pro­hiben­dis, indicandis, convin­cendis, iudican­disque pec­catis, diligen­ter et fideliter observetur, cum dilectione hominum et odio vitiorum. Qui­cumque autem in tan­tum fuerit pro­gressus ma­lum, ut occulte ab aliquo litte­ras, vel quodlibet mu­nus acceperit, si hoc ultro confitetur, parcatur illi, et oretur pro illo. Si au­tem deprehenditur atque con­vin­citur, secundum arbi­trium praepo­siti vel pres­byteri gravius emen­detur.

Ce que j’ai dit des regards trop appuyés, doit être de même soigneusement et fi­dèlement observé pour toute autre faute à découvrir, prévenir, dénoncer, confon­dre et punir, la haine des vices s’y asso­ciant à l’affection pour les personnes. D’autre part, on peut être avancé dans le mal jusqu’à recevoir de quelqu’un let­tres ou cadeaux. A celui qui s’en accuse, on pardonnera et on priera pour lui ; celui qui sera pris sur le fait et convaincu, sera plus sévèrement puni selon la décision du prêtre ou du supé­rieur.

5. Vestes vestras in unum habeatis, sub uno custode vel duobus, vel quot suf­fi­cere possint ad eas ex­cutiendas, ne a tinea lae­dantur ; et sicut pascimini ex uno cel­la­rio, sic induamini ex uno ves­tiario. Si fieri potest, ad vos non pertineat quod vo­bis indumentum pro tem­porum con­gru­entia pro­feratur ; utrum hoc recipiat unus­quisque quod depo­suerat, an aliud quod alter habuerat ; dum ta­men uni­cui­que, prout cui­que opus est, non nege­tur38.

5. Laissez vos vêtements sous la garde d’une personne ou deux, ou d’autant qu’il en faudra pour les secouer et les défendre contre les mites. De même qu’une seule nourriture vous nourrit, qu’un seul vestiaire vous habille. Si pos­sible, ne vous préoccupez pas des effets que l’on vous procure selon les exigen­ces des saisons, ni de savoir si vous re­cevez bien le vêtement que vous aviez déposé ou au contraire celui qu’un autre avait porté, à condi­tion toutefois qu’on ne refuse à aucun ce dont il a besoin38.

Si autem hinc inter vos contentiones et murmura oriuntur, cum conqueritur aliquis se deterius acce­pisse quam prius habue­rat, et indignum se esse quod non ita vestiatur sicut alius frater vestie­batur ; hinc vos probate, quantum vo­bis desit in illo interiore sancto ha­bitu39 cordis, qui pro ha­bitu corporis litiga­tis. Tamen, si vestra tole­ratur infirmitas, ut hoc reci­piatis quod posueritis, in uno tamen loco, sub communibus custodibus, habete quod ponitis ; ita sane ut nullus sibi aliquid operetur, sed omnia opera vestra in unum fiant, maiori studio et fre­quen­tiori alacritate, quam si vobis singuli faceretis propria. Caritas enim, de qua scriptum est, quod non quaerit quae sua sunt40, sic intelligi­tur, quia communia pro­priis, non propria com­munibus ante­ponit. Et ideo, quanto am­plius rem communem quam propria vestra cura­veritis, tanto vos amplius proficere noveritis ; ut in omni­bus quibus utitur transito­ria necessitas, su­peremi­neat41 quae perma­net caritas42.

Si cette distribution provoque parmi vous contestations et murmures, si l’on se plaint de recevoir un vêtement moins bon que le précédent, si l’on s’indigne d’être habillé comme un autre frère l’était auparavant, jugez vous-mêmes par là de ce qui vous manque en cette tenue sainte39 qui est celle de l’intime du cœur, vous qui vous chicanez pour la tenue du corps. Si toutefois, l’on condescend à votre faiblesse en vous rendant vos anciens habits, rangez ce­pendant toujours en un seul vestiaire, sous une garde commune, les effets que vous déposez. Que personne ne travaille pour soi ; mais que tous vos travaux se fassent en commun, avec plus d’empressement, de constance et de zèle que si chacun s’occupait exclusivement de ses propres affaires. La charité en ef­fet, comme il est écrit, ne recherche pas ses intérêts40 ; cela veut dire qu’elle fait passer ce qui est commun avant ce qui est personnel, et non ce qui est person­nel avant ce qui est commun. Plus vous aurez souci du bien commun avant votre bien propre, plus vous découvrirez vos progrès. Dans l’usage de toutes ces cho­ses nécessaires qui passent, que la pré­éminence41 soit à la charité, qui de­meure42.

Consequens ergo est, ut, etiam cum quis suis filiis, aut aliqua necessitudine ad se pertinentibus, in mo­nasterio constitutis, ali­quam contulerit ves­tem, sive quodlibet aliud inter necessaria deputan­dum, non occulte accipia­tur, sed sit in potestate praepositi, ut in rem com­munem re­dactum43, cui necesse fue­rit prae­beatur. Quod si aliquis rem sibi collatam cela­verit, furti iudicio con­demnetur.

C’est pourquoi, lorsque tel ou telle en­voie à ses enfants ou à de plus ou moins proches parents vivant au monastère, un vêtement ou tout autre objet d’usage courant, il ne faut pas les recevoir en ca­chette, mais les mettre à la disposition du supérieur pour que, rangés en com­mun43, ils soient attribués à qui en a be­soin. Cacher un présent ainsi reçu, c’est un délit à juger comme un vol.

Indumenta vestra secun­dum arbitrium praepositi laventur, sive a vobis, sive a fullonibus, ne in­teriores animae sordes contrahat mundae vestis nimius ap­petitus. Lava­crum etiam corpori, cum infirmitatis necessitas cogit, minime denegetur. Fiat sine mur­mure de consilio medici­nae, ita ut etiam si nolit, iubente praeposito faciat quod faciendum est pro salute. Si autem velit, et forte non expedit, suae cupidi­tati non obediatur. Ali­quando enim etiam si no­ceat prodesse creditur, quod delectat. Denique, si latens est dolor in cor­pore, famulo Dei dicenti quid sibi doleat, sine du­bitatione credatur. Sed tamen utrum sanando illi dolori, quod delectat ex­pediat, si non est certum, medicus consulatur.

Au supérieur de régler comment les vê­tements seront lavés, soit par vous-mê­mes soit par les blanchisseurs. Il ne faut pas qu’un souci excessif de propreté dans les habits provoque quelques ta­ches intérieures dans l’âme. Ne pas refu­ser les bains, si la santé y oblige. Qu’on suive sans murmure l’avis du médecin. Même y répugnerait-on, sur l’ordre du supérieur, on fera ce qui est nécessaire pour la santé. Qu’on ne cède pas au ca­price de celui qui réclame un bain, si ce traitement n’est pas opportun. Quand quelque chose fait plaisir en effet, on s’imagine que cela fait du bien, même si c’est en réalité nuisible. Un serviteur de Dieu vient-il se plaindre d’une douleur cachée, on le croira sans hésiter ; mais s’il n’est pas sûr que le remède agréable souhaité doive guérir cette douleur, mieux vaut consulter le médecin.

Nec eant ad balnea, sive quocumque ire necesse fuerit, minus quam duo vel tres. Et ille qui habet ali­quo eundi neces­sita­tem, cum quibus praepo­situs iusserit ire debet.

Pour les bains comme pour tout dépla­cement nécessaire, on sera au moins deux ou trois. Celui qui doit sortir n’a pas à choisir ses compagnons ; ils seront désignés par le supérieur.

Aegrotantium cura, sive post aegritudinem refi­cien­dorum, sive aliqua im­be­cillitate etiam sine febribus laborantium uni alicui de­bet iniungi, ut ipse de cel­lario petat, quod cuique opus esse pros­pexerit. Sive autem qui cellario, sive qui ves­tibus, sive qui codicibus praeponuntur, sine mur­mure serviant fratribus suis. Codices certa hora sin­gulis diebus petan­tur : extra horam qui pe­tierit, non accipiat. Ves­ti­menta vero et cal­cea­menta, quando fue­rint in­digentibus neces­saria, dare non differant, sub quorum custodia sunt quae pos­cuntur.

Le soin des malades, des convalescents et de tous ceux qui, même sans fièvre, sont plus ou moins affaiblis, sera confié à l’un d’entre vous, qui aura à demander lui-même à la dépense ce qu’il jugera nécessaire pour eux. Quant aux respon­sables de la dépense, du vestiaire ou des livres, qu’ils servent leurs frères sans murmurer. Pour les livres, une heure chaque jour, sera fixée pour les deman­der ; en dehors de cette heure, aucune demande ne sera honorée. Ceux qui s’occupent des vêtements et des chaus­sures les remettront sans délai à ceux qui, en ayant besoin, viendront les leur demander.

6. Lites aut nullas habea­tis, aut quam celerrime finiatis ; ne ira crescat in odium, et trabem faciat de festuca44, et animam faciat homicidam. Sic enim legi­tis : Qui odit fratrem suum, homicida est45. Quicumque convi­cio, vel maledicto, vel etiam crimi­nis obiectu, aliquem laese­rit, memi­nerit satis­factione quan­tocius curare quod fecit, et ille qui laesus est, sine disceptatione dimit­tere46. Si autem se invicem lae­serint, invicem sibi de­bita relaxare debent47, propter orationes ves­tras ; quas utique, quanto cre­briores habetis, tanto sanctiores habere debe­tis.

6. Pas de litiges entre vous ; ou alors mettez-y fin au plus vite ; que votre co­lère ne se développe pas en haine, d’un fétu faisant une poutre44 et rendant votre âme homicide. Vous lisez en effet : qui hait son frère est homicide45. Quiconque blesse autrui par injure, mauvais propos, accusation directe, se préoccupera de réparer le plus tôt possible ; et que l’offensé pardonne sans récriminer46. Si l’offense a été réciproque, que l’on se pardonne réciproquement ses torts47, à cause de vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont plus fréquentes.

Melior est autem, qui, quamvis ira saepe tente­tur, tamen impetrare fes­tinat, ut sibi dimittat, cui se fe­cisse agnoscit iniu­riam quam qui tardius irascitur, et ad veniam petendam tardius inclina­tur. Qui autem nunquam vult petere veniam, aut non ex animo petit, sine causa est in monasterio, etiam si inde non proii­ciatur. Proinde vobis a verbis durioribus parcite. Quae si emissa fuerint ex ore vestro, non pigeat ex ipso ore proferre medi­camenta, unde facta sunt vulnera.

Mieux vaut le vif coléreux qui se dépê­che de solliciter son pardon auprès de celui qu’il reconnaît avoir offensé, que l’homme plus lent à s’irriter mais plus lent aussi à s’excuser. Qui ne veut ja­mais demander pardon ou le fait de mauvaise grâce n’a rien à faire dans le monastère, même si l’on ne l’en chasse pas. Épargnez-vous donc des paroles trop dures ; s’il en échappe de votre bouche, que cette bouche prononce sans retard, les mots qui seront un remède aux blessures qu’elle a causées.

Quando autem necessitas disciplinae moribus coer­cendis dicere vos verba dura compellit, si etiam ipsi modum vos excessisse sentitis, non a vobis exi­gitur, ut a vo­bis subditis veniam pos­tuletis ; ne apud eos, quos oportet esse subiec­tos, dum ni­mium servatur humilitas, regendi fran­gatur auctori­tas. Sed ta­men petenda est venia ab omnium Domino, qui novit eos quos plus iusto forte corripitis, quanta bene­volentia diligatis. Non autem car­nalis, sed spiritualis inter vos de­bet esse dilectio.

Si la nécessité de la régularité à mainte­nir vous pousse à des paroles sévères, même si vous avez conscience d’avoir dépassé la mesure, on n’exige pas de vous que vous demandiez pardon à vos inférieurs. En effet, vis-à-vis de ceux qui ont à demeurer soumis, un excès d’humilité compromettrait l’autorité que vous avez pour les commander. Mais alors demandez pardon à celui qui est le Seigneur de tous : Il sait bien, Lui, quelle bienveillante affection vous por­tez à ceux-là mêmes que vous répriman­dez peut-être plus qu’il ne convient. Car entre vous l’affection ne doit pas être charnelle, mais spirituelle.

7. Praeposito tanquam patri obediatur48 ; multo magis presbytero, qui omnium vestrum curam gerit. Ut ergo cuncta ista serventur, et si quid ser­vatum minus fuerit, non negligenter praetereatur, sed ut emendandum corri­gendumque curetur, ad prae­­positum praecipue per­ti­nebit, ut ad presby­terum, cuius apud vos est maior auctoritas, referat, quod modum vel vires eius excedit.

7. Obéissez au supérieur48 comme à un père, et plus encore au prêtre qui a la charge de vous tous. Veiller à l’observation de toutes ces prescriptions, ne laisser passer par négligence aucun manquement mais amender et corriger, telle est la charge du supérieur. Pour ce qui dépasserait ses moyens ou ses for­ces, qu’il en réfère au prêtre dont l’autorité sur vous est plus grande.

Ipse vero qui vobis praeest, non se existimet potestate dominante, sed caritate serviente, feli­cem49. Honore coram vo­bis praelatus sit vobis, ti­more coram Deo, subs­tratus sit pedibus ves­tris50. Circa omnes, se­ipsum bo­norum ope­rum praebeat exem­plum51. Corripiat inquie­tos, con­soletur pu­silla­nimes, su­sci­piat infir­mos, pa­tiens sit ad om­nes52. Disci­pli­nam li­bens ha­beat, me­tuendus im­po­nat. Et quam­vis utrumque sit ne­cessarium, tamen plus ama­ri a vobis ap­petat quam timeri, sem­per co­gitans Deo se pro vo­bis redditurum esse ra­tio­nem53. Unde vos, ma­gis obe­diendo, non so­lum ves­tri, sed etiam ip­sius mi­seremini54, qui in­ter vos, quanto in loco su­pe­riore, tanto in peri­culo maiore versatur.

Quant à celui qui est à votre tête, qu’il ne s’estime pas heureux de dominer au nom de son autorité mais de servir par amour49. Que l’honneur, devant vous, lui revienne de la première place ; que la crainte, devant Dieu, le maintienne à vos pieds50. Qu’il s’offre à tous comme un modèle de bonnes œuvres51. Qu’il re­prenne les turbulents, encourage les pu­sillanimes, soutienne les faibles ; qu’il soit patient à l’égard de tous52. Em­pressé lui-même à la vie régulière, qu’en se faisant craindre, il la maintienne. Et bien que l’un et l’autre soient nécessai­res, qu’il recherche auprès de vous l’affection plutôt que la crainte, se rap­pelant sans cesse que c’est à Dieu qu’il aura à rendre compte de vous53. Quant à vous, par votre obéissance ayez pitié de vous-mêmes sans doute54, mais plus en­core de lui ; car, parmi vous, plus la place est élevée, plus elle est dange­reuse.

8. Donet Dominus ut ob­servetis haec omnia, tan­quam spiritualis pulchri­tudinis amatores, et bono Christi odore56 de bona conversatione55 fragran­tes, non sicut servi sub lege, sed sicut liberi sub gratia constituti57. Ut au­tem vos in libello hoc tanquam in speculo pos­sitis inspicere, ne per oblivionem aliquid ne­gligatur, semel in septi­ma­na vobis legatur. Et ubi vos inveneritis ea quae scripta sunt facien­tes, agite gratias Domino bonorum omnium largi­tori. Ubi au­tem sibi qui­cumque ves­trum videt ali­quid deesse, doleat de prae­terito, caveat de fu­turo, orans ut sibi debi­tum dimittatur, et in ten­tationem non indu­ca­tur58.

Explicit Regula b. Au­gus­tini episcopi.

8. Puisse le Seigneur vous donner d’observer tout cela avec amour, en êtres épris de beauté spirituelle et dont l’excellence de la vie55 exhale l’excellent parfum du Christ56, non comme des esclaves sous le régime de la loi, mais en hommes libres sous le ré­gime de la grâce57. Que ce livret vous soit comme un miroir pour vous regar­der ; et de peur que l’oubli n’entraîne des négligences, qu’on vous le lise cha­que semaine. Si vous vous trouvez fi­dèles à l’égard de ce qui est écrit, rendez grâce au Seigneur dispensateur de tout bien. Si par contre quelqu’un se décou­vre en défaut, qu’il regrette le passé, veille à l’avenir, priant notre Père de lui remettre sa dette et de ne pas le soumet­tre à la tentation58.

LIVRE DES CONSTITUTIONS
ET ORDINATIONS
DES FRèRES
DE l’ORDRE DES PRÊCHEURS


LIBER CONSTITUTIONUM
ET ORDINATIONUM
FRATRuM
ORDINIS PRAEDICATORUM



premIère PARTIE

prima PARS

- Constitutiones59, pro quibus non viget alius textus per inchoationem vel adprobationem cum ordinatione.

- Inchoationes et adproba­tiones60 constitutionum factae cum ordinatione (cf. nn. 276 § I, 277).

- Inchoationes et adproba­tiones constitutionum fac­tae sine ordinatione. Hae in calce paginarum po­nuntur.


Les Constitutions59 pour lesquelles n’est pas entré en vigueur un autre texte en vertu d’une inchoation ou approba­tion avec ordination.

Les inchoations et approbations60 de constitution, faite avec ordination (cf. nn. 276 § I, 277).

Les inchoations et approbations de constitution faites sans ordination. Cel­les-ci sont mises en marge des pages.





- Ordinationes59 in capi­tulo generali River Forest celebrato pro «Libro Constitutionum et Ordina­tionum» factae et pro qui­bus in capitulis generali­bus sequentibus non sunt introductae mutationes (cf. Acta Cap. Gen. apud Ma­donna dell'Arco, nn. 29, 30 et 32).

Les ordinations59 faites au Chapitre gé­nérale de River Forest pour le « Livre des Constitutions et Ordinations » et auxquelles les chapitres généraux sui­vants n’ont apporté aucun changement (cf. Actes du chapitre général de Ma­donna delle’Arco, nn. 29, 30 et 32).




- Ordinationes in capitulis factae et a tertio capitulo generali ad normam n. 285 § I adpro­batae.

- Ordinationes in capitulis generalibus ab anno 1995 celebratis pro LCO factae, etiamsi per duo capitula in vigore non permanserint et in tertio adprobatae non fuerint (cf. n. 285 § I et Acta Cap. Gen. Madonna dell'Arco, 1974, nn. 29 et 30).



Les ordinations faites par les chapitres qui ont été approuvées par un troisième chapitre général, en conformité avec le n° 285 § I.

Les ordinations faites pour le LCO par les chapitres généraux célébrés à partir de 1995, même si elles ne sont pas en­core demeurées en vigueur pendant deux chapitres et n’ont pas été approuvées par un troisième (cf. n. 285 § I et Actes du chapitre général de Madonna dell’Arco, 1974, nn. 29 et 30).






Haec capitula cum siglis sequentibus indicantur :

B: Bononiae, 1998

P: Providentiae, 2001

K: Cracoviae, 2004

Bo: Bogotae, 2007

R : Romae, 2010

T : Traugurii, 2013

Numerus post hoc siglum indicat numerum actorum respectivi capituli.



Ces chapitres sont indiqués par les sigles suivants :

B : Bologne, 1998

P : Providence, 2001

K : Cracovie, 2004

Bo : Bogotà, 2007

R : Roma, 2010

T : Trogir, 2013

Le chiffre qui suit ce sigle désigne le numéro des Actes du chapitre concerné.





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