Livre des Constitutions et Ordinations des Frères de l’Ordre des Prêcheurs édition bilingue latin – français 2013




старонка12/46
Дата канвертавання24.04.2016
Памер2.87 Mb.
1   ...   8   9   10   11   12   13   14   15   ...   46




Caput IX - De professione

Chapitre IX - La profession

189. – § I. – Professione nostra Deo nosmetipsos devovemur, Christum se­quentes ad vitam evangeli­cam in Ordine ducendam, ita ut consecratio nostra baptismalis suum effectum plenius sortiatur.

189. – [Constitution] § I. Par notre pro­fession nous nous vouons à Dieu, en suivant le Christ pour mener dans l’Ordre la vie évangélique, en sorte que notre consécration baptismale trouve son accomplissement plus plénier.

§ II. – Per hanc oboedien­tiae professionem con­silia evangelica adim­plendi obligationem suscipere intendimus, re­nuntiantes bonis absque dubio valde aestimandis, sine detri­mento tamen vero profec­tui personae humanae. Exinanitionem nempe Christi am­plectentes, in­simul vi­tam eius in Spiritu parti­cipamus. Ita, si fideles erimus, bonorum regni caelestis in Ecclesia modo clariori testes erimus.

§ II. Par cette profession d’obéissance nous voulons nous engager à réaliser les conseils évangéliques, renonçant à des biens sans doute hautement estimables, mais sans que cela compromette l’épanouissement véritable de la per­sonne humaine. En participant à l’anéantissement du Christ, nous parta­geons aussi sa vie dans l’Esprit. De la sorte, si nous sommes fidèles, nous se­rons témoins de façon plus éclatante, dans l’Église, des biens du Royaume des Cieux.

§ III. – In professione nostra, filiali ducti pietate, obsequi quoque pro­mit­timus Dei genetrici Virgini Mariae, utpote Ordinis nostri Matri benevo­len­tissimae.

§ III. Dans notre profession, conduits par une piété filiale, c’est également à la Vierge Marie Mère de Dieu, et comme Mère très bienveillante de notre Ordre, que s’adresse notre promesse de sou­mission.

§ IV. – Quando autem in eadem professione etiam s. Dominico oboedientiam promittimus, fidelitatem spiritui et proposito eius servare intendimus.

§ IV. Lorsque, dans cette même profes­sion, nous promettons obéissance à saint Dominique, nous nous engageons à res­ter fidèles à son esprit et à son projet.

Art. I - De duplici professione

Article premier - Les deux professions

190. – In Ordine duplex fit professio : prima simplex et temporaria post novi­tiatum ; altera sollemnis et exinde perpetua.

190. – [Constitution] Il y a deux profes­sions dans l’Ordre : la première, simple et temporaire, après le noviciat ; la se­conde, solennelle et par suite perpé­tuelle.

191. – § I. – Infra bimes­tre quod praecedit emis­sionem professionis sim­plicis et infra semestre quod praecedit emis­sio­nem professionis sollem­nis exa­minetur frater ei­que fiant declarationes iuxta ea quae in appen­dice habentur (cf. appen­dicem n. 5).

191. – [Ordination] § I. Dans les deux mois précédant la profession simple et les six mois précédant la profession so­lennelle, le frère doit subir un examen et lui seront faites les déclarations prévues en appendice (cf. appendice n° 5).

§ II. – Quoad materiam vero examinis interroge­tur et circa obligationes profes­sionis nostrae et circa dispositiones hu­ma­nas ac spirituales quae ipsum ad vitam Deo per professionem conse­cran­dam in Ordine alliciunt.

§ II. L’examen portera sur les obliga­tions de notre profession et sur les dis­positions humaines et spirituelles qui l’amènent à consacrer sa vie à Dieu par la profession dans l’Ordre.

§ III. – Salvo n. 207, ius examinandi pertinet ad conventum ubi frater peregit novitiatum vel ubi est actualiter assignatus et examinatores sunt fratres a priore pro­vinciali vel a priore cum suo consilio designati, secundum quod in statuto provinciae determinatur. Examen autem extra conventum novitiatus vel assigna­tio­nis fieri potest.

§ III. Étant sauf le n° 207, le droit d’examen appartient au couvent où le frère a fait son noviciat ou au couvent dans lequel il est actuellement assigné ; sont examinateurs les frères désignés par le Prieur provincial ou par le prieur avec son conseil, selon les déter­mina­tions du statut de la province. Cepen­dant l’examen peut avoir lieu hors du couvent de noviciat ou d’assi­gnation.

192. – § I. – Examine pe­racto et relatione de eius exitu priori conventus ex­hibita, admissio fratris ad professionem subiciatur suffragationi, primum ca­pituli deinde consilii conventus. Ante votatio­nem praeses discrete vo­cales certiores faciat de exitu examinis et ab eis quaerat an de candidato speciales informationes habeant.

192. – [Constitution] § I. L’examen subi et le compte-rendu en étant fait au prieur du couvent, l’admission du frère à la profession devra être soumise au vote tout d’abord du chapitre et ensuite du conseil du couvent. Avant le vote, le président informera avec discrétion les vocaux du résultat de l’examen et leur demandera s’ils ont des informations spéciales sur le candidat.

§ II. – Prior de his omni­bus priori provinciali rela­tionem exhibeat.

§ II. Le prieur fera rapport au Prieur provincial sur tout cela.

193. - Professionem quamlibet valide recipere possunt magister Ordinis, prior provincialis in pro­pria provincia, prior vel supprior in capite con­ven­tus in quo professio emit­titur, et eorum dele­gati.

193. – [Constitution] Peuvent recevoir validement toute profession : le Maître de l’Ordre, le Prieur provincial dans sa propre province, le prieur ou le sous-prieur in capite du couvent où la profes­sion est émise, ainsi que leurs délégués.

194. – Professio fiat in conventu a priore pro­vinciali designato et or­di­na­rie coram com­mu­ni­tate. In casibus tamen excep­­­tionalibus, de con­sen­su prioris provin­cialis, fieri potest extra con­ven­tum Ordi­nis. De emissa profes­sione ad­notatio fiat in libro profes­sionum et ab eodem profes­so atque a duobus testibus sub­scri­batur (cf. appendicem n. 8).

194. – [Constitution] La profession doit se faire dans le couvent désigné par le Prieur provincial et ordinairement en présence de la communauté. Mais dans des cas excep­tion­nels, avec le consen­tement du Prieur provincial elle peut se faire hors d’un couvent de l’Ordre. La profes­sion émise sera inscrite dans le livre des pro­fes­sions avec signature du profès et de deux témoins (cf. appendice n° 8).

Art. II - De professione simplici

Article II - La profession simple

195. – § I – Peracto novitiatu, novitius pro­fes­sio­nem simplicem or­dina­rie emittere debet.

195. – [Constitution] § I. Le noviciat ac­compli, le novice doit normalement faire profession simple.

§ II. – Haec professio emittitur ad trien­nium ; secundum statutum provin­ciae haec professio ad unum vel ad duos an­nos emitti potest, ita tamen ut renovari de­beat ad trien­nium complen­dum (cf. CIC 655).

§ II. Cette profession est faite pour trois ans ; selon le statut de la province, cette profession peut être émise pour un an ou pour deux ans, avec cependant l’obligation de renouvellement pour achever le triennat (cf. Can. 655).

196. – Ad validitatem primae professionis requi­ritur :

1° ut qui eam emissurus est decimum octavum ae­tatis annum expleverit ;

2° ut emittatur post annum novitiatus valide peractum, nisi cum dispensatione prioris provincialis antici­petur, non tamen ultra quindecim dies ;

3° consensus maioris par­tis capituli et consilii conventus novitiatus ;

4° consensus quoque prio­ris provincialis, vel etiam utriusque prioris provin­cialis si contingat novitium in aliena provincia educari.


196. – [Constitution] Pour la validité de la première profession il est requis que :

1° celui qui va la faire ait dix-huit ans accomplis ;

2° elle soit émise après une année valide de noviciat ; à moins qu’elle ne soit an­ticipée avec la dispense du Prieur pro­vincial, mais pas au-delà de quinze jours ;

3° il y ait consentement de la majorité du chapitre et du conseil du couvent du noviciat ;

4° il y ait consentement enfin du Prieur provincial ou même des deux si le no­vice a été formé dans une autre pro­vince.


197. – In conventibus et domibus, ubi, ad normam nn. 315- bis et 333 consilium non est a ca­pi­tulo distinctum, alterum votum datur a consilio provinciae, in vicaria­ti­bus vero a consilio vica­riatus.

197. – [Ordination] Dans les couvents ou maisons où, conformément aux nn. 315 bis et 333, conseil et chapitre ne sont pas distincts, un autre vote sera émis par le conseil de la province ou, dans les vicariats, par le conseil du vi­cariat.

198. – Prior provincialis novitium a capitulo et a consilio admissum reicere potest ; reiectum autem etiam ab uno ex istis admittere non valet. Si prior pro­vincialis pro­vinciae affiliationis con­sensum non dederit, prior provincialis pro­vinciae in cuius conventu peractus sit novitiatus, novitium libere et expresse in scriptis consentientem, potest uti filium suae provinciae admittere de consensu consilii sui.

198. – [Ordination] Le Prieur provincial peut refuser un novice admis par le chapitre et le conseil ; il ne peut ad­mettre celui qui a été rejeté par l’une de ces instances. Si le Prieur provincial de la province d’affiliation n’a pas donné son consentement, le Prieur provincial de la province où le noviciat a été ac­compli peut admettre avec le consente­ment de son conseil, comme fils de sa province, le novice qui y aura consenti librement et expressément par écrit.

199. – § I. – Professio simplex facienda est sub hac formula :

«Ego frater N.N. facio pro­fessionem et promitto oboedientiam Deo et b. Mariae et b. Dominico et tibi fratri N.N. magistro Ordinis fratrum Praedica­torum et succes­soribus tuis (vel : tibi fratri N.N. priori provinciali provinciae... ; vel : dele­gato... ; vice fra­tris N.N. magistri Ordi­nis fratrum Praedicatorum et succes­sorum eius), secun­dum regulam b. Au­gus­tini et institutiones fratrum Praedi­ca­to­rum quod ero oboediens tibi tuisque suc­ces­soribus ad triennium (vel : ad annum)».



199. – [Constitution] § I. La profession simple se fera avec cette formule :

«Moi, frère N.N., je fais profession et promets obéissance à Dieu, à la bien­heureuse Vierge Marie, au bienheureux Dominique, et à vous, frère N.N., Maî­tre de l’Ordre des Frères Prêcheurs, et à vos successeurs (ou bien : à vous, frère N.N., Prieur provincial de la province de N. ; ou encore : délégué ; qui repré­sentez le frère N.N., Maître de l’Ordre des Frères Prêcheurs, et ses succes­seurs), selon la Règle de saint Augustin et les Institutions des Frères Prêcheurs ; aussi je serai obéissant à vous et à vos successeurs pour trois ans (ou : pour un an).»



§ II. – Si vero tempore professionis Ordo magistrum non habuerit, profitens oboedientiam praesidenti promittat vice magistri Ordinis, absque expressione cuiuscumque nominis.

§ II. Si au moment de la profession l’Ordre n’a pas de Maître, on fait pro­fession en promettant obéissance au pré­sident représentant le Maître de l’Ordre mais sans exprimer de nom.

200. – § I. – Durante tempore votorum sim­plicium frater conservat proprietatem bonorum suorum et capacitatem alia bona acquirendi. Quidquid autem industria sua vel intuitu religionis acquirit, Ordini acquirit.

200. – [Constitution] § I. Pendant la du­rée des vœux simples le frère conserve la propriété de ses biens et la capacité d’en acquérir d’autres. Mais tout ce qu’il gagne par son travail ou en qualité de religieux revient à l’Ordre.

§ II. – Ante professionem simplicem vero, novitius debet ad totum tempus quo simplicibus votis adstrin­getur, bonorum suorum administrationem cedere cui maluerit, etiam Ordini, et de eorum usu et usu­fructu libere disponere. Licet quoque ipsi de bonis praesentibus vel forte ob­venturis testamentum con­dere.

§ II. Avant la profession simple le no­vice doit, pour toute la durée de ses vœux simples, céder l’administration de ses biens à qui il veut, même à l’Ordre, et disposer librement de leur usage et du revenu. Il lui est permis de faire testa­ment pour les biens présents ou même futurs.

§ III. – Si cessio vel dispo­sitio de qua in § II prae­termissa fuerit ob defec­tum bonorum, et haec postea supervenerint, fiat aut iteretur secundum normas in § II statutas non obstante sim­plici profes­sione emis­sa.

§ III. Si la cession ou la disposition vi­sée au § II a été omise faute de biens et qu’il en survienne par la suite, on y pro­cédera alors selon les normes fixées au § II, nonobstant la profession simple émise.

§ IV. – Antea nequit va­lide, sed intra sexaginta dies ante professionem sollemnem frater debet omnibus bonis quae actu vel in certa spe habet, cui maluerit, sub condicione secuturae professionis, renuntiare.

§ IV. Avant la profession solennelle, dans les soixante jours au plus à peine d’invalidité, le frère doit renoncer à tous les biens qu’il possède présentement ou dont il a l’espérance assurée, en faveur de qui il voudra, sous la condition que la profession prévue ait lieu.

§ V. Ad has dispositiones iusta de causa mutandas frater licentia superioris maioris indiget (CIC 668 § 2).

§ V. Si, pour une juste cause, un frère désire changer ces dispositions, il devra requérir la permission du supérieur ma­jeur (Can. 668 § 2).

201. – § I. – Fratres post primum triennium vo­torum simplicium, si­ve sponte petentes sive superiore pro­ponente, professionem simplicem reno­vare possunt, non tamen ultra aliud trien­nium, quo in casu singulis annis renovari debet. Ta­men capitulum provin­ciale deter­minare potest ut professio simplex ordi­narie prorogetur post primum triennium.

201. – [Ordination] § I. Après les pre­miers trois ans de vœux simples, les frè­res, sur leur propre demande ou sur proposition du supérieur, peuvent re­nouveler leur profession simple mais seulement pour trois ans et année par année. Le chapitre provincial cependant peut déterminer que la profession sim­ple sera habituellement prorogée après les trois premières années.

§ II. – Qui ab alio Insti­tuto religioso votis per­petis etiam sollemnibus ligati, ex concessione ma­gistri Ordinis et proprii superioris generalis et de consensu sui cuiusque consilii ad Ordinem nos­trum transeunt, profes­sionem sollemnem emit­tere non possunt nisi post triennium et semper novi­tiatu peracto. (cf. CIC 684 §§ 1 2).

§ II. Ceux qui entrent dans l’Ordre en venant d’un autre institut religieux, liés par des vœux perpétuels et même solen­nels, avec l’autorisation du Maître de l’Ordre et de leur supérieur général propre, selon le consentement de celui-ci et de son conseil, ne peuvent faire profession solennelle qu’après trois ans et seulement si le noviciat a été accom­pli (cf. CIC 684 §§ 1-2).

202. – Ad renovationem professionis simplicis valide admittit tantum proprius prior pro­vincialis, praevio voto con­sul­tivo capituli et con­­silii conventus in quo frater est assignatus (cf. CIC 656-657).

202. – [Ordination] Pour le renouvelle­ment de la profession simple, seul le propre Prieur provincial admet valide­ment après votes consultatifs du chapi­tre et du conseil du couvent où le frère est assigné (cf. CIC. 637).

203. – § I – Professio renovanda est eodem recurrente die quo tempus expletur ad quod emissa est (cf. appendicem n. 9).

203. – [Ordination] § I. La profession doit être renouvelée le jour même où expire le temps pour lequel elle a été émise (cf. appendice n° 9).

§ II. – Priori provinciali facultas est iusta de causa permittendi ut renovatio votorum temporariorum per aliquod tempus, non autem ultra mensem, anticipetur.

§ II. Il est permis au Prieur provincial d’accorder pour une juste cause que le renou­vellement des vœux temporaires soit anticipé, mais pour une durée n’excédant pas un mois.

204. – Vota simplicia (temporaria) cessant :

1° elapso tempore ad quod emissa vel renovata fuerunt ;

2° indulto discedendi ab Ordine consecuto a ma­gistro Ordinis de con­sen­su sui consilii (cf. CIC 688) ;

3° dimissione ab Ordine ad normam iuris commu­nis facta (cf. CIC 694 704).

204. – [Ordination] Les vœux simples (temporaires) cessent :

1° au terme de la durée pour laquelle ils ont été émis ou renouvelés ;

2° par indult permettant de quitter l’Ordre obtenu du Maître de l’Ordre avec le consentement de son conseil (cf. CIC 688) ;

3° par renvoi de l’Ordre fait conformé­ment au droit commun (cf. CIC 694-704).

Art. III - De professione sollemni

Article III - La profession solennelle

205. – Peracto tempore professionis simplicis, frater vel emittat profes­sionem sollemnem vel ad saeculum redeat.

205. – [Constitution] Au terme de la profession simple, le frère doit faire profession solennelle ou retourner dans le monde.

206. – Ad validitatem professionis sollemnis requiritur :

1° ut admissio fiat a proprio priore pro­vinciali, audito priore provinciali pro­vin­ciae in qua frater degit, si est diversus ;

2° votum capituli et consi­lii conventus assignationis in quo frater commoratus est per annum immediate praecedentem.


206. – [Constitution] Pour la validité de la profession solennelle, il est requis que :

1° l’admission soit faite par le propre Prieur provincial, après avis du Prieur provincial de la province où le frère ré­side, s’il est ailleurs ;



2° intervienne le vote du chapitre et du conseil du couvent d’assignation où le frère a résidé pendant l’année immédia­tement précédente.

207. – § I. – Quando fra­ter per hunc annum, qui pro clerico potest ut talis computari annus scho­lasticus, in con­ventu pro­priae provinciae commo­ratus est, prior provin­cialis eum ad profes­sio­nem admittere potest si votum capituli et votum consilii utrumque aut saltem alterum fuerit fa­vorabile, non autem si utrum­que con­trarium. In con­ven­tibus et domibus ubi, ad normam nn. 315-bis et 333 con­silium non est a ca­pitulo dis­tinctum, alterum votum datur a consilio pro­vinciae, in vica­ria­tibus vero a consilio vica­riatus.

207. – [Ordination] § I. Quand le frère a séjourné pendant un an, à savoir pour le clerc une année scolaire, dans un couvent de sa province, le provincial peut l’admettre à la profession s’il y a un vote favorable du chapitre et du conseil ou du moins l’un des deux, mais non si les deux votes sont défavorables. Dans les couvents et maisons où, conformément aux nn. 315 bis et 333, conseil et chapitre sont confondus, le deuxième vote reviendra au conseil de la province ou du vicariat, s’il s’agit d’un vicariat.

§ II. – Quando per praedictum annum frater extra propriam pro­vinciam commoratus est, votum capituli et votum consilii sunt consultiva tantum. In caso tamen, requiritur semper votum consilii provinciae affi­liationis. Si favorabile fuerit, prior provincialis fratrem ad professionem admittere potest, non vero si contrarium.

§ II. Quand le frère a séjourné cette an­née-là hors de sa province, les votes du chapitre et du conseil sont seulement consultatifs. Mais en ce cas le vote du conseil provincial de la province d’affiliation est toujours nécessaire. Le Prieur provincial ne peut admettre le frère à la profession que si ce vote est favorable.

§ III. – Si frater nondum per annum commoratus fuerit in conventu ubi assi­gnatus est et profes­sionem sollemnem emit­tere debeat, votum capi­tuli et consilii dat conventus in quo per an­num imme­diate praece­dentem commoratus est ad normam n. 206, 2°, sed conventus in quo degit omnino prius votum suum debet dare ad informatio­nem.

§ III. Si un frère a séjourné pendant moins d’un an dans le couvent où il est assigné et qu’il doit faire profession solennelle, le vote du chapitre et du conseil doit être donné par le couvent où le frère a séjourné pendant l’année immédiatement précédente, selon le n° 206 ; mais le couvent où il réside doit absolument donner d’abord son vote pour information.

208. – Fratres sollemniter professi, ratione studii in aliquo conventu extra suam provinciam assi­gnati, vocem non habent in capitulo quando agitur de admissione ad pro­fes­sionem fratrum alie­na­rum provinciarum ; con­sultari tamen possunt an­te votum capituli et con­silii si agatur de pro­fessione fratrum stu­den­tium ex aliis provin­ciis in conventu degen­tium.

208. – [Ordination] Les frères profès solennels assignés en raison d’étude dans un couvent d’une autre province ont voix au chapitre seulement pour l’admission à la profession des frères de leur propre province ; ils peuvent ce­pendant être consultés avant le vote du chapitre et du conseil pour la profes­sion des étudiants d’autres provinces (que la leur) qui résident avec eux dans le couvent.

209.Praeter relationem de voto capituli et consilii a priore mittendam, aliae personales et academicae de unoquoque candidato a magistro, et a modera­tore centri stu­diorum ins­titutio­nalium si agatur de studentibus, ad priorem provinciale mittan­tur.

209. – [Ordination] En plus du rapport à envoyer par le prieur sur les votes du chapitre et du conseil, d’autres sur la personne et les études de chaque candi­dat sont à envoyer au Prieur provincial par le maître et par le modérateur du centre des études institu­tion­nelles s’il s’agit d’étudiants.

210. – Nulla interposita mora, professio sollemnis emittenda est eodem recurrente die quo tempus expletur ad quod pro­fessio temporaria emissa est, nisi cum dispen­satione superioris maioris antici­petur ex iusta cau­sa, non tamen ultra tri­mestre (cf. CIC 657 § 3). Quod si tempus pro­fessionis temporariae le­gi­time prorogatum fuerit, renovata a religioso tem­poraria professione, hic admitti po­test, ser­vatis servandis, ad profes­sio­nem sollemnem legitime emittenda etiam ante­quam elapsum fuerit tempus ad quod proro­gatio facta est.

210. – [Ordination] Sans aucun délai la profession solennelle doit être émise le jour même où expire la durée de la profession temporaire. Avec une dis­pense du supérieur majeur et pour une juste raison, elle peut être anticipée, toutefois pas au-delà de trois mois (cf. Can. 657 § 3). Si la durée de la profes­sion temporaire a été prolongée par le renouvellement de cette profession, le religieux peut être admis, le droit étant sauf, à faire légitimement profession solennelle avant même que le temps de la prolongation ne soit écoulé.

211. – Eadem formula adhibetur ac in prima professione, sed dicitur in fine «usque ad mortem».

211. – [Constitution] La même formule doit être employée que celle de la pre­mière profes­sion, mais il est dit à la fin «jusqu’à la mort».

212. – Post professionem sollemnem quaecumque bona temporalia quovis titulo a fratribus acquisita, Ordini, pro­vinciae vel conventui acquiruntur ad nor­mam legum nostrarum.

212. – [Constitution] Après la profes­sion solennelle tous les biens acquis par les frères à n’importe quel titre sont ac­quis à l’Ordre, à la province ou au cou­vent, selon nos lois.
1   ...   8   9   10   11   12   13   14   15   ...   46


База данных защищена авторским правом ©shkola.of.by 2016
звярнуцца да адміністрацыі

    Галоўная старонка