Le Ragondin (Myocastor coypus)




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Le Ragondin (Myocastor coypus)

Introduit en Europe pour sa fourrure, le ragondin est originaire d'Amérique du Sud. Des animaux échappés des élevages ont progressivement colonisé notre pays. C'est un très gros rongeur qui peut atteindre plus d'un mètre de longueur et qui possède une palmure aux pattes.

Il se distingue du rat musqué par sa taille plus importante et par la section de sa queue, ronde chez le ragondin alors qu'elle est ovale chez le rat musqué.

De moeurs à tendance crépusculaire et nocturne, ces animaux peuvent avoir une activité diurne non négligeable.

Durant la journée, les ragondins se tiennent souvent sur des radeaux constitués par la végétation aquatique ou sur les arbres du bord des berges. Cependant, le véritable gite du ragondin se situe dans un terrier peu profond construit dans les berges.

Les différentes recherches effectuées sur cette espèce semblent montrer que le ragondin peut se reproduire toute l'année. Il y aurait deux portées par an de cinq à six jeunes chacune.

Fait particulier, les femelles ne possèdent pas leurs mamelles sous le ventre comme la plupart des mammifères mais déportées vers le dos. Ceci leur permet de se déplacer dans le milieu aquatique avec leurs jeunes accrochés aux tétines.

Le ragondin se nourrit d'herbes, de plantes aquatiques, de racines et de fruits.

Terrier de ragondin.

Empreintes de ragondin.

Crotte pointue à une extrêmité, présentant des stries parallèles.

Marche de ragondin : voie très croisée avec traces de queue.

Pattes en forme de main, à 5 doigts; patte avant deux fois plus petite que patte arrière - patte arrière palmée avec doigt externe non compris dans la palmure.


Poids adulte : 7 à 9 kg. Longueur du corps : 43 à 63 cm, de la queue : 25 à 43 cm.

Les ragondins vivent en couples et, le plus souvent, en colonies importantes. Les femelles ont une ou deux portées par an ; après 130 jours de gestation, il naît de cinq à six petits. Trait insolite : chez cette espèce, les mamelles sont haut placées et rejetées sur les flancs, de sorte que les petits peuvent téter lorsque la mère est couchée sur le ventre, et même quand elle est dans l'eau.



Indices de repas :

La strate herbacée et les jeunes stades de cultures sont broutés très ras (2-3 cm), à la manière


du lapin ou des canards. Les coulées qui relient ces plages broutées au cours d’eau le plus

proche indiquent l’auteur, de même que les crottes laissées sur place. La végétation palustre est consommée sur place d’une manière très semblable à ce que peut faire le rat musqué.

Lorsqu’un épi de maïs est à sa portée, le ragondin se dresse et le consomme directement. S’il est trop haut, il s’appuie sur la plante qui se plie ou la sectionne en biseaux à une hauteur de 15-30 cm, et le savoure sur place ou l’emporte sur la rive. Il en fait de même pour toute plante hors de portée. La hauteur de la coupe et sa forme sont caractéristiques du ragondin.

Coulées et gîtes :

Les déplacements du myocastor hors de l’eau ont uniquement un but alimentaire et suivent toujours le même chemin, du moins au départ de la rive, ensuite, le déplacement peut être erratique selon la prise alimentaire.

Ces passages où coulées sont donc régulièrement empreintés par les différents individus d’un groupe, ce qui rend la piste bien visible. Les excursions étant essentiellement nocturnes, c’est l’odeur de la piste et non la vue qui le guide sur ces sentiers.

Les différents gîtes utilisées peuvent être dans la berge et on parlera d’un terrier, ou directement dans la végétation et il s’agira cette fois d’un nid. Ce dernier est constitué d’herbes, de larges feuilles entremêlées formant une couche isolante du sol, et est situé en bordure d’un cour d’eau, bien caché dans la végétation ou sous une souche. Le nid est privilégié lorsque le niveau d’eau est trop fluctuant ou que la végétation est suffisamment dense.

Le régime alimentaire du ragondin est essentiellement constitué de graminées des berges et de plantes aquatiques (préférence nette pour les monocotylédones). Opportuniste, il ne dédaigne pas les graminées des pâturages, les épis de maïs, les céréales en herbes, les légumes et parfois les écorces tendres des jeunes arbres et les racines. Son alimentation varie selon les saisons et les particularités locales, ce qui lui permet de s’adapter à des milieux très variés, du moment qu’une biomasse végétale importante à base de graminées soit disponible. Le ragondin est un herbivore strict ; sa stratégie alimentaire est identique à celle des grands herbivores comme les bovins : consommer une grande quantité d’une nourriture peu riche et peu digeste mais facile d’accès et abondante (graminées). Pour compenser la faible digestibilité de son alimentation, il ne dispose pas d’un système digestif spécialisé comme celui des ruminants mais pratique une double digestion : comme le lièvre, il consomme les caecotrophes issues de la première phase de digestion et en extrait à nouveau des nutriments (phénomène de coecotrophie).

Les ragondins adultes sont assez sédentaires, leurs déplacements se limitant à quelques dizaines de mètres des terriers par voie terrestre, et quelques centaines (de 200 à 500 m) par voie aquatique.



Le domaine vital exploité serait d’environ 2,6 ha autour des voies d’eau pour les femelles, beaucoup plus pour les mâles. De fortes perturbations (surpopulation, sécheresse, inondation, gel), peuvent entraîner des déplacements beaucoup plus importants (plusieurs km à dizaines de km), qui peuvent prendre quelquefois un caractère saisonnier. On a ainsi constaté dans plusieurs régions des mouvements de remontée du réseau hydrographique en période de hautes eaux, et de redescente en période d’étiage. Les jeunes adultes sont très mobiles et peuvent se disperser très loin de leur zone de naissance, en particulier les mâles. Le myocastor est surtout actif à l'aube et au crépuscule mais on peut le rencontrer à toutes les heures du jour et de la nuit. L’essentiel de son activité est concentré sur l’alimentation et le toilettage.

Peu méfiant et plutôt myope, il se laisse approcher de près. En revanche, l’ouïe et l'odorat sont très développés.

Les adultes ne défendent pas, à proprement parler, un territoire mais possèdent des zones d'activités qui peuvent se chevaucher. Seuls les abords du terrier sont défendus contre les intrus de même espèce. Lors d’affrontements, les individus pratiquent l’intimidation par le biais de grondements sourds ou l’entrechoquements de leurs incisives.

Les femelles seraient plus stables que les mâles qui adoptent en général une zone d'activités comprenant celles de plusieurs femelles, polygynie oblige. Des phénomènes hiérarchiques sont observés lors de la gestation, où la femelle domine, et garde le nid. La dominance maximale est atteinte à la parturition.

En dehors de la période des amours, les mâles adultes ont une vie plutôt solitaire et, des groupes familiaux basés sur la lignée femelle se structurent. L’animal est donc suffisamment sociable pour présenter une certaine grégarité.




DIMENSIONS

LTC : 56 à 63 cm, Q : 38 à 41 cm

Poids

5 à 6 kg chez les femelles

6 à 7 kg chez les mâles adultes



COMMUNICATION SONORE

Grognements sourds, sifflements et claquements de dents

PELAGE

Dos brun clair à brun foncé, dessous plus clair

Regime

Herbivore

GESTATION

+/- 132 jours

Reproduction

Toute l’année

fecondite

2 à 9 jeunes par portée (5-6 en moyenne)

2 portées par an, parfois 5 en 2 ans



longevite

6 ans en moyenne

sIGNES pARTICULIERS

Très grandes incisives orange rougeâtre


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