2. – Organisation géNÉrale du territoire 2 – patrimoine naturel des territoires écologiques 3 – Haut Allier [A] 3




старонка1/8
Дата канвертавання27.04.2016
Памер201.88 Kb.
  1   2   3   4   5   6   7   8
SOMMAIRE



2. – ORGANISATION GÉNÉRALE DU TERRITOIRE 2

3. – PATRIMOINE NATUREL DES TERRITOIRES ÉCOLOGIQUES 3

3.1. – Haut Allier [A] 3

3.2. – Bassin Nord margeridien de l’Allier [N] 6

3.3. – Piémont Nord-margeridien [S] 8

3.4. – Devès [D] 10

3.5. – Piémont du Gévaudan [F] 12

3.6. – Plateau du Gévaudan [G] 13

3.7. – Montagne de la Margeride [M] 14

3.8. – Plateau margeridien [P] 16

3.9. – Causses Sud-margeridiens [C] 18

3.9.1. – Présentation écologique 18

3.9.2. – Paysages végétaux et potentialités 18

3.9.3. – Réservoirs de biodiversité 18

3.9.4. – Indicateurs de patrimonialité 19

3.9.5. – Aires à statuts 19

3.9.6. – Connectivités 20

3.9.8. – Niveaux de connaissance 20

3.9.9 – Synthèse biodiversité 20

3.9.10 – Territoires élémentaires 21



3.10. – Cévennes et Vivarais occident al [VT] 24

4. – SYNTHÈSE 26

4.3. – Faune 26

2. – ORGANISATION GÉNÉRALE DU TERRITOIRE




3. – PATRIMOINE NATUREL DES TERRITOIRES ÉCOLOGIQUES

3.1. – Haut Allier [A]



Faune
Amphibiens : Alytes obstetricans ; Bombina variegata ; Bufo calamita ; Salamandra salamandra ; Triturus cristatus.
Insectes – Coléoptères : Carabus hispanus ; Cerambyx cerdo cerdo ; Lucanus cervus cervus ; Protaetia lugubris ; Purpuricenus kaehleri ; Rosalia alpina.
Insectes – Lépidoptères rhopalocères : Erebia neoridas ; Euphydryas aurinia ; Hipparchia statilinus ; Pyrgus cirsii ; Satyrus actaea ; Satyrus ferula ; Scolitantides orion ; Zygaena sarpedon.
Insectes – Odonates : Calopteryx virgo meridionalis ; Calopteryx xanthostoma ; Coenagrion mercuriale ; Lestes barbarus ; Ophiogomphus cecilia ; Oxygastra curtisii.
Insectes – Orthoptères : Aiolopus strepens ; Aiolopus thalassinus thalassinus ; Oedaleus decorus ; Oedipoda germanica ; Pteronemobius lineolatus ; Sphingonotus caerulans ; Tetrix ceperoi ; Tetrix tenuicornis ; Uvarovitettix depressus.
Mammifères – Chiroptères : Barbastella barbastellus ; Myotis emarginatus ; Myotis myotis/blythii ; Myotis nattereri ; Nyctalus leisleri ; Nyctalus noctula ; Rhinolophus euryale ; Rhinolophus ferrumequinum ; Rhinolophus hipposideros.
Mammifères - hors Chiroptères : Genetta genetta ; Lutra lutra.
Oiseaux : Accipiter gentilis ; Accipiter nisus ; Actitis hypoleucos ; Alcedo atthis ; Aquila chrysaetos ; Aquila pennata ; Ardea cinerea ; Asio otus ; Athene noctua ; Bubo bubo ; Burhinus oedicnemus ; Buteo buteo ; Caprimulgus europaeus ; Cinclus cinclus ; Circaetus gallicus ; Circus cyaneus ; Circus pygargus ; Corvus corax ; Dendrocopos minor ; Dryocopus martius ; Emberiza cia ; Emberiza cirlus ; Emberiza citrinella ; Falco peregrinus ; Falco subbuteo ; Falco tinnunculus ; Gyps fulvus ; Hirundo rupestris ; Hirundo rustica ; Jynx torquilla ; Lanius collurio ; Larus cachinnans ; Locustella naevia ; Lullula arborea ; Milvus migrans ; Milvus milvus ; Motacilla cinerea ; Oenanthe oenanthe ; Oriolus oriolus ; Pandion haliaetus ; Parus ater ; Pernis apivorus ; Phalacrocorax carbo ; Picus canus ; Prunella modularis ; Ptyonoprogne rupestris ; Streptopelia turtur ; Strix aluco ; Sylvia communis ; Tachymarptis melba ; Tichodroma muraria.
Poissons, crustacés et mollusques : Anguilla anguilla ; Cottus gobio ; Salmo salar ; Austropotamobius pallipes ; Margaritifera margaritifera.
Reptiles : Emys orbicularis ; Hierophis viridiflavus ; Lacerta agilis ; Lacerta bilineata ; Podarcis muralis ; Vipera aspis ; Vipera berus ; Zamenis longissimus, Zootoca vivipara.
Intimement liée à la mosaïque d’habitats naturels patrimoniaux, de nombreuses espèces illustrent la richesse exceptionnelle du Haut-Allier.
L’omniprésence des milieux aquatiques diversifiés et de qualité (cours d’eau lentiques/lotiques, annexes hydrauliques, zones humides...) liés à l’Allier et la forte amplitude altitudiale couverte par le secteur permettent notamment cette diversité. Ils accueillent des cortèges d’espèces répartis selon les multiples habitats fournis par la rivière, avec une répartition localisée en fonction de l’altitude pour certaines espèces.

L’axe principal de l’Allier et de ses principaux affluents accueille une faune piscicole remarquable, comme l’emblématique Saumon atlantique (Salmo salar). La présence de la Moule perlière (Margaritifera margaritifera) sur le Chapeauroux traduit notamment une très bonne qualité de l’eau. À ceux-ci, s’ajoutent des cortèges d’insectes, d’amphibiens, de reptiles, et d’oiseaux particulièrement diversifiés. Le Gomphe serpentin (Ophiogomphus cecilia) est localisé sur la partie aval de l’Allier, dans le seul secteur où la dynamique fluviale pourrait potentiellement s’exprimer sans la présence des enrochements. Cette libellule exclusivement liée aux secteurs remaniés des grandes rivières a été observé de manière très ponctuelle, sans qu’auncune population n’ait jusqu’ici pu être identifiée. Également localisée plutôt en aval de l’Allier, la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), vulnérable au niveau national, présente des effectifs assez importants de Langeac à Saint-Haon. Cette libellule est observée sur les grands cours d’eau d’Auvergne, mais de façon moins fréquente que sur le secteur d’étude. Les ripisylves d’Aulnes liées au courant calme et à un niveau d’eau assez profond, notamment le tronçon de l’Allier de Saint-Ilpize, lui procurent les conditions écologiques nécessaires au développement larvaire. Par ailleurs, les effectifs de Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) nicheurs sont assez importants du fait du fort potentiel d’accueil des berges de l’Allier. En effet, il niche préférentiellement sur les plages de graviers et de cailloux le long de cours d’eau rapides, souvent remaniés par les crues et dans des endroits plutôt sauvages. Indépendamment de l’altitude, la Loutre d’Europe (Lutra lutra) est présente en forte densité sur l’ensemble du réseau hydrographique, malgré des obstacles qui restent franchissables pour cette espèce. Mammifère emblématique du Haut-Allier, son occupation dans le temps et l’espace a été confirmée par plusieurs campagnes de prospection, dont les plus anciennes datent des années 70. Le Haut-Allier constitue un réservoir de population pour cette espèce qui bénéficie d’une dynamique de population très favorable sur certains tronçons (aval de Monistrol d’Allier à Prades, confluence du Chapeauroux à Alleyras…).

Annexées au lit mineur, les zones alluviales de l’Allier sont particulièrement riches. Au nord, le Val d’Allier Brivadois abrite sur quelques dizaines de kilomètres, des espèces liées aux secteurs alluviaux de plaine, qui rappellent les cortèges présents sur de grandes surfaces dans le Puy-de-Dôme et l’Allier. L'Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) est ainsi présent bien qu’en faibles effectifs. Les effectifs de ce migrateur sur l’ensemble de la rivière Allier sont parmi les plus importants à l'échelle nationale. La Cistude d'Europe (Emys orbicularis) est une autre espèce liée aux secteurs alluviaux de basse altitude. Cette tortue presque menacée à l'échelle nationale est rarement observée sur le secteur, sans qu’aucune population ne soit identifiée jusqu’à présent. De même, le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) est exclusivement présent sur ce secteur. Ce petit crapaud est inféodé aux zones d’eau peu profondes des forêts alluviales de plaine, où sont absents les autres amphibiens. La ponctualité des observations dans la partie aval entre Chilhac et Saint-Ilpize démontre l’absence de populations vraiment établies. Il s’agirait soit du reliquat d’une population autrefois présente, soit d’une phase de colonisation.

Par ailleurs, les fonds humides de vallée composés de milieux prairiaux plus ou moins hygrophiles accueillent le Damier de la succise (Euphydryas aurinia). Du fait de la fragmentation et des menaces qui pèsent sur les biotopes favorables, le maintien de ces populations reste incertain.

Dans la partie la plus amont, la présence anecdotique du Lézard vivipare (Zootoca vivipara) traduit le caractère montagnard de cette zone.

Sur l’ensemble du secteur, les amphibiens comme l’Alyte accoucheur (Alytes obstetricans) colonisent de manière indifférenciée les zones humides et les plages de sables et de galets des bords de cours d’eau.
Emblématiques des gorges de l’Allier, les milieux rupestres constituent un second pôle d’accueil d’espèces patrimoniales. Dans les zones de falaises et d’éboulis bordant le lit majeur, nichent 4 espèces de rapaces fortement patrimoniales. L’Aigle botté (Aquila pennata) niche dans les forêts de versants, dans les zones les moins sensibles au dérangement. Ce migrateur a un effectif faible mais stable. Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), espèce nicheuse caractéristique des falaises de moyenne montagne, présente une population faible (3 sites sont occupés par des couples reproducteurs en 2007) mais stable. Également inféodé aux substrats rocheux, le Grand Duc d'Europe (Bubo bubo) est bien implanté dans les gorges, avec une des densités les plus importantes d’Auvergne (une vingtaine de couples reproducteurs sont comptés en 2007) et une population qui tend à augmenter. Le Circaète Jean-le-blanc (Circaetus gallicus) est certainement le rapace patrimonial le plus commun malgré sa vulnérabilité à l’échelle nationale et au-delà. Le Haut-Allier se place parmi les secteurs les plus importants d’Europe pour cette espèce. Ce migrateur niche généralement dans des conifères comme le Pin sylvestre et son régime alimentaire particulier est majoritairement composé de reptiles. Tous utilisent les mosaïques de forêts de versants, landes, milieux rocheux et pelouses thermophiles comme des territoires de chasse. Leurs domaines vitaux dépassent ainsi le contour strict de ce territoire. Par ailleurs, les observations d'immatures ou d’individus erratiques d'Aigle royal (Aquila chrysaetos) de plus en plus fréquente sont à souligner. Anciennement nicheur en Auvergne, cette espèce a disparu des gorges depuis les années 60. Actuellement, la forte dynamique des populations du Sud du Massif central et le fort potentiel d’accueil de ce territoire permettent d’espérer une installation à plus ou moins court terme et ainsi, un retour durable de cette espèce emblématique.
Les forêts de versants, dont la gestion est très extensive voir inexistante, du fait d’un manque de rentabilité de leur exploitation, favorise la présence des coléoptères saproxylophages comme la Rosalie des Alpes (Rosalia alpina) et le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) dont les effectifs sont importants dans la partie aval. Par ailleurs, la présence de la Genette (Genetta genetta), espèce particulièrement discrète, est également à noter dans les zones boisées thermophiles.
Les pelouses et landes sont également présentes sur les versants plus ou moins abrupts des gorges. Elles abritent des populations importantes d’insectes fréquentant les milieux ouverts thermophiles, tels que les Lépidoptères comme le Moiré automnal (Erebia neoridas) rares en Auvergne. Les versants bien exposés des gorges et leur partie aval xéro-thermophile sont notamment colonisés par les Petite et Grande Coronide (respectivement Satyrus actaea et S. ferula) qui sont inféodées aux milieux rocheux. De même que les orthoptères comme Oedipoda germanica et les reptiles comme la Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus), rare en Auvergne, ou la Vipère péliade (Vipera berus) sont également observés. La fermeture de ces milieux par la diminution de la pression agro-pastorale est problématique, elle conduit notamment à la fragmentation des populations.
Par ailleurs, une quinzaine d’espèces de Chauves-souris sont connues sur le Haut-Allier. La densité des infrastructures anthropiques plus ou moins désaffectées du secteur, comme les ponts ou les anciennes galeries de mines, leur permet d’établir leurs colonies en été ou leur gîte d’hibernation. La seule colonie de reproduction de Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri) connue du département est ainsi localisée sous le pont du Costet à Mazeyrat d’Allier (localisation atypique pour cette espèce). En aval des gorges, jusqu’à Monistrol d’Allier, les effectifs de Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) en période de reproduction sont parmi les plus importants d’Auvergne. La présence de quelques individus de Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale), espèce quasiment disparue d’Auvergne et signalée « en danger » sur la liste rouge régionale, est également à souligner.
Bénéficiant de conditions climatiques assez contrastées et d’un caractère sauvage entretenu par une relative difficulté d’accès, les gorges de l’Allier hébergent ainsi une faune exceptionnellement riche et diversifiée. De façon générale, la mosaïque de milieux à forte naturalité et fonctionnels permet l’accomplissement du cycle vital de nombreuses espèces. L'installation et le maintien de nombreux prédateurs en bout de chaîne alimentaire (Grand Duc d’Europe, Loutre d’Europe, Genette…) en témoignent. Avec la concentration d’espèces menacées, patrimoniales inféodées à des écosystèmes divers et leur densité pour certaines (plus de 100 espèces d’oiseaux nicheurs recensées en 1995 sur le secteur) les gorges de l'Allier constituent un réservoir de biodiversité exceptionnel pour la faune.

  1   2   3   4   5   6   7   8


База данных защищена авторским правом ©shkola.of.by 2016
звярнуцца да адміністрацыі

    Галоўная старонка