Proposition cbn brest – mnhn, novembre 2007




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Proposition CBN Brest – MNHN, novembre 2007



Connaissance des mécanismes de reproduction sexuée

du Panicaut vivipare (Eryngium viviparum)

Proposition de stage (Master 2 Pro)




Contexte et problématique


Eryngium viviparum est une plante extrêmement rare dans le monde. En France, elle ne subsiste plus que dans une seule localité, située dans le Morbihan (Bretagne). Dans cette localité, la population de panicaut vivipare occupe une dépression humide d’environ 1000 m² ; on y compte entre 5000 et 8000 individus de panicaut.

Le Conservatoire botanique national de Brest a mis en place, en partenariat avec différents acteurs locaux (Région, Etat, Conseil général notamment), un programme à sécuriser la dernière station française de l’espèce et à réhabiliter 5 stations disparues. Ce programme vise aussi à apporter des éléments de compréhension de la plante, notamment en matière de biologie de la reproduction et de génétique.


En effet, du fait de l’isolement géographique de la population bretonne (les populations les plus proches de l’espèce sont situées en Galice, Espagne), et du fait des caractéristiques morphologiques de la plante (plante à rosettes, ayant une forte capacité de reproduction par voie végétative), on envisage actuellement un risque de perte de vitalité de la population, pouvant se manifester, notamment, par une diminution des capacités de reproduction sexuée de la plante (affaiblissement du taux de production et/ ou de germination des graines).

Objectifs et contenu du stage

Dans ce contexte, le Conservatoire Botanique National de Brest propose de mettre en place en 2008, en partenariat avec le Muséum National d’histoire naturelle (UMR 5173 CNRS MNHN UMPC), un stage visant à améliorer la connaissance des mécanismes de reproduction sexuée du Panicaut vivipare. Les questions qui se posent sont notamment :



  • La plante est-elle préférentiellement allofécondante ou autofécondante ?

  • L’autofécondation conduit-elle, chez Eryngium viviparum, à une perte significative de fitness ?

  • Un renforcement des processus d’allofécondation permet –t-il de modifier de manière significative les taux de production et de viabilité des graines ?

  • Dans le cas d’une réintroduction du panicaut vivipare en nature (dans des stations anciennes d’où la plante a disparu), quel scénario serait à privilégier pour que la réintroduction soit la plus efficace et la plus pérenne possible (combien d’individus au minimum, comment s’assurer d’une diversité génétique maximale, à partir de quel matériel faut-il envisager la réintroduction–graines ou rosettes ; quels types de rosettes,…-).

L’objectif final du stage est de tester l’hypothèse d’une supposée dépression de consanguinité et d’en analyser les conséquences éventuelles sur d’une part le maintien durable de la dernière population française de l’espèce et d’autre part sur les modalités de réintroduction de la plante dans des stations anciennes aujourd’hui disparues.

A cet effet, différentes études de laboratoire seront menées : analyses moléculaires et croisements contrôlés (pollinisation forcée) notamment. Ces études de laboratoire seront croisées avec des observations de terrain (compréhension des modes de reproduction in situ).


Modalités pratiques

L’organisme maître de stage est le CBN Brest. Ce dernier versera au stagiaire une indemnité de stage de 30 % du SMIC horaire brut pendant la durée du stage.

Le stage s’adresse à un Master Pro de deuxième année,. Il s’étendra sur une durée de 5 à 6 mois.

Le stage sera co-encadré par le CBN Brest et l’UMR 5173 du MNHN.

Le stage sera accueilli essentiellement au Muséum national d’histoire naturelle : le stage nécessite en effet la mise en œuvre d’études de laboratoire qui seront encadrées par le personnel du MNHN. Les frais occasionnés par les études de laboratoires seront pris en charge par le CBN. Le CBN Brest mettra à disposition du stagiaire le matériel vivant dont le stagiaire aura besoin pour les études de laboratoire (plants d’Eryngium viviparum)

Le stage nécessite par ailleurs des observations et des tests de terrain, qui seront encadrés par le CBN Brest. Les frais occasionnés par les missions de terrain seront pris en charge par le CBN Brest.



Contacts :

1. MNHN : Nathalie MACHON, Professeur au Muséum : machon@mnhn.fr ; 01 40 79 35 53

2. CBN Brest : Sylvie MAGNANON, Directrice scientifique missions CBN : s.magnanon@cbnbrest.com ; 02 98 41 88 95


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