Production des marlins bleus (makaira nigricans), voiliers (istiophorus albicans) et espadons (xiphias gladius) de la pêcherie artisanale maritime: esquisse d’AMÉlioration de la récolte des donnéES




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SCRS/2007/114 Collect. Vol. Sci. Pap. ICCAT, 62(4): 1304-1308 (2008)

PRODUCTION DES MARLINS BLEUS (MAKAIRA NIGRICANS),

VOILIERS (ISTIOPHORUS ALBICANS) ET ESPADONS (XIPHIAS GLADIUS)

DE LA PÊCHERIE ARTISANALE MARITIME: ESQUISSE D’AMÉLIORATION

DE LA RÉCOLTE DES DONNÉES
Konan N’Da1 et René G. Dedo
SUMMARY

Côte d’Ivoire has a maritime shoreline of 550 km. On this coast, active artisanal fisheries for billfish (blue marlin, sailfish and swordfish), tunas and the sharks has developed. Reported landings and data have being always carried out on only one landing area (port of Abidjan), a second site has been opened to collect the data that were not collected at the first collection site. It appears that this new site, even with less samplers as compared to the first site, has resulted in at least a 20% improvement in the data from Côte d’Ivoire landings.
RÉSUMÉ
La Côte d’Ivoire a une façade maritime de 550 km. Sur ce littoral, se développe une active pêcherie artisanale orientée vers les billfish (marlins bleus, voiliers et espadons), les thonidés et les requins. Les débarquements et les données déclarées s’étant, depuis toujours effectués sur un seul débarcadère (port autonome d’Abidjan), un second site est ouvert afin de récolter les données qui échappent au premier site de collecte. Il se révèle que ce nouveau site, même avec un déficit d’enquêteurs par rapport au premier, améliore d’au moins 20% les données des débarquements de la Côte d’Ivoire.
RESUMEN
Côte d’Ivoire dispone de un litoral marítimo de 550 km. En este litoral, se desarrolla una pesquería artesanal activa orientada hacia los peces de pico (aguja azul, pez vela y pez espada), los túnidos y los tiburones. Los desembarques y los datos declarados se realizan desde siempre en una zona de desembarque (el puerto de Abidján), y se ha abierto un nuevo sitio con el fin de recopilar los datos que escapan en el primer sitio de desembarque. Parece ser que este nuevo sitio, incluso con un déficit de investigadores en comparación con el primero, ha mejorado en al menos un 20% los datos de los desembarques de Côte d’Ivoire.
KEYWORDS
Blue marlin, sailfish, swordfish, maritime artisanal fisheries, improvement of the data

1. Introduction
La Côte d’Ivoire dispose d’un réseau hydrographique dense composé de fleuves, rivières, retenues d’eaux hydroélectriques et hydro-agricoles, de plans d’eau lagunaire et surtout d’une zone littorale maritime de 550 km de long.
La zone littorale, qui demeure un véritable réservoir de ressources halieutiques et où la pêcherie artisanale maritime se pratique, n’est pas suivie de façon pleine et entière. En particulier, pour les pêcheries exploitant les thonidés, les billfish et les requins, il n’y a pas une couverture totale du littoral par les enquêteurs. Les seules enquêtes de données statistiques qui font l’objet des déclarations à l’ICCAT et de publications (Bard, 2002 ; N’Goran, 2003, 2006) ne sont que celles effectuées au quai piroguier du port autonome d’Abidjan. Il y a ainsi, une non couverture de cette catégorie de pêcherie avec pour conséquences essentielles la non maîtrise des systèmes de collecte de données ainsi que des statistiques de pêches.
La Côte d’Ivoire fait partie des pays membres de l’ICCAT et se doit à ce titre de déclarer annuellement toute sa production de thons et espèces associées à cette institution. Dans le but d’améliorer les quantités déclarées, un second point de collecte des données est ouvert dans les environs du port d’Abidjan depuis le mois d’avril 2006. Le présent document donne les résultats préliminaires des trois espèces de billfish débarquées en Côte d’Ivoire : les marlins bleus (Makaira nigricans), les Voiliers (Istiophorus albicans) et les espadons (Xiphias gladius).

2. Matériel et méthodes
La collecte des données qui se fait au niveau du quai habituel et du nouveau site consiste à :

  • noter les embarcations (pirogues) sorties,

  • relever toutes les pirogues entrées de la pêche,

  • identifier, compter et mesurer systématiquement tous les Billfish qui sont débarqués.

Pour le traitement des données, des courbes de fréquences sont faites en vue comparer les gammes de tailles dans ses deux sites de collecte. La quantité totale débarquée au cours des 13 mois (d’avril 2006 à avril 2007) sont calculées en utilisant la formule de conversion des longueurs en poids (Wt = aLtb)


Une estimation de la capture par unité d’effort (CPUE) à l’ancien quai et au nouveau quai de collecte des données (CPUE =Wt/ nb pi) (nb pi : nombre de pirogues). L’effort de pêche considéré est le nombre de pirogues rentrées des pêches par mois d’enquête. Des analyses statistiques de comparaison de la CPUE à l’ancien quai et nouveau quai ont été faites en vue de voir l’impact des données du nouveau site d’échantillonnage.

3. Résultats
3.1 Gamme de taille échantillonnée
La Figure 1 donne les gammes de tailles des marlins, voiliers et espadons collectés au port de pêche et au nouveau point d’enquête. L’on constate que ce sont les mêmes classes de taille de marlins bleus et des voiliers qui sont débarquées. L’allure des fréquences de taille des espadons est quelque peu différente à cause du faible nombre récolté au nouveau quai.
3.2 Production de la pêcherie artisanale maritime
La capture totale annuelle et les captures moyennes mensuelles sont consignées dans le Tableau I. Pour les deux sites confondus les quantités totales sont de : 80,1 t, 125 t et 26,7 t respectivement pour les marlins bleus, les voiliers et les espadons. Le rapport D2/D1 indique que la production des billfish dans le nouveau lieu d’enquête représente un peu plus du quart de l’ancien quai pour les marlins bleus et des espadons et le cinquième de la production des voiliers de l’ancienne zone d’enquête. Il y a une très forte variabilité au niveau au niveau des captures moyennes mensuelles dans les débarquements du D1.
3.3 Evolution de la capture par unité d’effort (CPUE)
L’évolution de la CPUE en fonction de l’effort fourni (Figure 2) montre une allure presqu’identique chez les marlins bleus et les voiliers aussi bien au niveau de D1 (ancien quai) que de D2 (nouveau quai). L’analyse statistique donne une différence significative entre les CPUE de D1 et de D2. Dans le cas des espadons, il y a une évolution diamétralement opposée à D1 et à D2 : la CPUE de D1 augmente avec l’effort de pêche ; situation inverse au niveau de D2.

4. Discussion-conclusion
La pêcherie artisanale maritime est très active sur tout le littoral ivoirien. Les débarquements se font au moins en des lieux précis qui ne sont pas enquêtés. L’analyse comparative des données de débarquement des billfish au quai habituel de collecte avec celles du nouveau débarcadère révèle que c’est la même gamme de taille qui est débarquée. Les quantités enregistrées au nouveau quai, bien que représentant un cinquième au quart des quantités du quai habituel, constituent un réel potentiel pour l’amélioration données. Une des raisons qui expliquerait cette faible quantité pourrait provenir du fait qu’il n’y exerce qu’un seul enquêteur pour récolter, à la fois, les débarquements des billfish (marlins bleus, voiliers, espadons), des thonidés (grands pélagiques et thonidés mineurs) et des requins. A l’ancien quai, deux enquêteurs y travaillent : l’un spécialisé dans le suivi des débarquements de billfish ; l’autre ne se consacrant qu’aux thonidés et requins. Les quantités d’espadons débarquées au site D2 sont très peu interprétables compte tenu du faible nombre d’individu. Quant à la forte variabilité des quantités moyennes mensuelles que l’on relève au site D1, elle pourrait être le fait de la grande quantité d’individus débarqués au même moment et qui ne laisse pas le temps à l’unique enquêteur spécialisé de les compter et les mesurer. Quoiqu’il en soit, au site D1 comme au D2, il y a nécessité de renforcer la capacité de collecte des données en étoffant les équipes d’enquêteur.

Références bibliographiques
BARD, F.X., T. Joanny, Y.N. N’Goran. 2002. Standardized indices of abundance of sailfish (Tetrapterus albicans) off Côte d’Ivoire, 1988-2001. Collect. Vol. Sci. Pap. ICCAT, 54(3): 764-771.

N’GORAN, Y.N. 2003. Evolution des indices d’abondance des poissonsporte-épée et de requins pêchés au filet maillant dérivant au large d’Abidjan (Côte d’Ivoire) de 1988 à 2001. Collect. Vol. Sci. Pap. ICCAT, 55(2): 660-668.



N’GORAN, Y.N., J.B. Amon Kothias. 2006. Captures des Istiophoridés par la pêcherie artisanale ivoirienne et effort de pêche de 1988 à 2004. Collect. Vol. Sci. Pap. ICCAT, 59(1): 245-251.

Tableau 1. Valeurs des captures totales (Capt. totale), captures moyennes mensuelles (Capt. moy mens) des marlins bleus (Makaire nigricans), voiliers (Istiophorus albicans) et des espadons (Xiphias gladius) rélevées l’ancien (D1) et au nouveau (D2) quai de débarquement.




















































Marlin bleu

Voilier

Espadon




 

Capt. totale

Capt. moy mens

Capt. totale

Capt. moy mens

Capt. totale

Capt,.moy mens




D1

62,549

4,811 ± 3,6

104,41

8,032 ± 4,13

25,023

1,92 ± 2,44




D2

17,54

1,350 ± 0,8

21,53

1,657 ±0,86

1,64

0,15 ± 0,12




(D2/D1)*100

28%

 

20,60%

 

6,54%

 






















































































Marlin bleu

 

Voilier

 

Espadon

 




 

Capt. Totale

Capt moy mens

Capt. Totale

Capt moy mens

Capt. Totale

Capt moy mens




D1

62,549

4,811 ± 3,6

104,41

8,032 ± 4,13

25,023

1,92 ± 2,44




D2

17,54

1,350 ± 0,8

21,53

1,657 ±0,86

1,64

0,15 ± 0,12




(D2/D1)*100

28%

 

20,60%

 

6,54%

 
























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Figure 1. Courbes de fréquence de taille des voiliers (Istiophorus albicans), marlins bleus (Makaira nigricans) et des espadons (Xiphias gladius) au niveau des deux de´barcadaires à Abidjan (D1: ancien site de collect, D2: nouveau site de collects; nb: nombre de poissons.

















































































































































D1

D2

D1

D1

D2

D2

M

V

E

Effort (nb pirogues)

Effort (nb pirogues)

Effort (nb pirogues)


Figure 2. Droites de régressions de la cpue et de l’effort de pêche des marlins bleus (M), voiliers (V) et des espadons (E). (D1 : droite de régression des billfish débarqués à l’ancien quai de collecte ; D2 : droite de régression des billfish débarqués au nouveau quai de collecte ; les carrés correspondent au D1, les triangles correspondent au D2).

1Département des Ressources Aquatiques Vivantes, Centre de Recherches Océanologiques-Abidjan, Côte d’Ivoire); E-mail: ndakonanci@yahoo.fr




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