Préambule 7 1 Etat des lieux sur les différents habitats et espèces de poissons dans la Sanaga 10




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2.3Conséquences écologiques de la construction du barrage de Lom-Pangar  

2.3.1Disparition et modification des habitats en aval


Un des paramètres déterminants de la productivité des écosystèmes aquatiques est la hausse puis la chute annuelle des niveaux d'eau. Les inondations temporaires créent des frayères et des nurseries pour les juvéniles et représentent les principaux apports de nutriments dans de nombreuses rivières et réservoirs (Junk et Wantzen 2004). Karenge et Kolding (1995) ont montré comment les fluctuations du niveau d'eau peuvent avoir un impact positif sur la productivité du lac Kariba. Amarasinghe et al. (2001) ont montré comment la reproduction des tilapias, qui ont besoin de hauts-fonds plats pour construire leurs nids, est renforcée par les inondations saisonnières. Toutefois, pour apprécier l’impact, positif ou négatif, des fluctuations, il est nécessaire de comparer les données de topographie du bassin en aval avec les données d’écologie de la reproduction des poissons. Il faut de plus apprécier l’importance de ces fluctuations sur les variations quantitatives et temporelles des apports en nutriments et leurs rôles sur le recrutement des juvéniles. Ce type d’étude n’a pour l’instant pas été réalisé et il est difficile dans ces conditions de faire des prévisions précises de l’impact des modifications des variations de niveaux d’eau sur la pêche en aval du barrage.

Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que les impacts seront fonction du degré d’interruption des inondations annuelles. Le barrage de Lom-Pangar devrait contribuer à renforcer l’action des barrages existants et les structures de contrôle de l'eau pour éliminer efficacement les inondations. Ces inondations sont la principale source d’apports de nutriments à la rivière et servent de nurseries et parfois de zones de frai pour de nombreuses espèces. La réduction des débits entraînera des changements dans la forme du lit de la rivière, dans les modes de sédimentation et dans les réseaux trophiques ; cette réduction interagira directement avec les stratégies d'histoire de vie de nombreuses espèces (Ponton et Vauchel 1998, de Mérona et al. 2001). Des inadéquations entre les stratégies d'alimentation des poissons et les nouveaux réseaux trophiques qui seront mis en place conduiront à la simplification de l'écosystème (de Mérona et Albert 1999, de Mérona et al. 2001). Les effets les plus importants se feront sentir au cours du remplissage du réservoir lorsque le débit sera fortement réduit (Ponton et Vauchel 1998, de Mérona et al. 2001). À plus long terme, des changements permanents dans l'abondance et la diversité des poissons et de la diversité dépendront de l’amplitude de la réduction de la charge en nutriment.



La montée des eaux est un signal clé pour la reproduction de nombreuses espèces et la baisse de l'eau dans le chenal principal réduira l'accessibilité des petits affluents en changeant les niveaux d'eau relatifs, en augmentant les débits des cours d’eau adventifs prévenant ainsi la pénétration dans la forêt inondée par les petits poissons (Ponton et Vauchel 1998). Dans les affluents de la rivière Sinnamary en Guyane française, par exemple, l'abondance de petits poissons au cours de la saison de crue normale a été réduite de moitié (Ponton et Vauchel 1998). Dans la Sanaga, les Alestiidae, importants sur le plan économique, semblent particulièrement vulnérables (Ponton et Vauchel 1998). La réduction des zones d'alevinage et des frayères ne fera qu'exacerber la baisse de la fécondité globale et modifiera radicalement à la baisse de la productivité de l'écosystème.

2.3.2Faut-il construire une passe à poissons ?


Plutôt que de longues migrations de reproduction vers l’amont ou vers l'aval, comme on le voit souvent dans l'hémisphère nord, la plupart des espèces en Afrique passent de la rivière dans les plaines inondables, qui, dans le cas du système Lom-Pangar/Sanaga, sont pour la plupart des forêts marécageuses. Les poissons procèdent toutefois à des mouvements considérables au cours de l'année à la recherche de nourriture et pour accéder aux plaines d'inondation (Daget, 1959b). Des passes à poisson ont été proposées et parfois construites pour maintenir un semblant de continuité fluviale et permettre aux poissons de continuer à accéder en amont aux aires de ponte et / ou d'alimentation qui ne sont pas affectées par la maîtrise de l'eau dans le cours supérieur. Ces dernières, cependant, ont abouti à des résultats très mitigés. Le barrage de Markala sur le fleuve Niger possède une passe à poissons qui n'a eu aucun impact notable sur la pêche, dans la mesure où seules les plus grandes espèces (Brycinus nurse, Hydrocynus spp. Labeo senegalensis) pouvaient l’emprunter alors que la source de la productivité du barrage repose sur le nombre de petits poissons, base de la chaîne alimentaire (Daget, 1959b). Des modèles de passes à poissons plus récents sont disponibles qui peuvent aider à permettre le libre passage des petits poissons (Heath et al. 2005), mais cela n'aide guère à résoudre le second problème posé par les réservoirs: la création d'un lac, à travers lequel les poissons fluviatiles doivent passer. Les lacs ont généralement des températures plus élevées, les concentrations de plancton supérieures (donc une turbidité souvent plus élevée), des concentrations d'oxygène plus faible (en particulier en profondeur et la nuit) et des prédateurs auxquels les poissons de rivière ne sont pas habitués. Tous ces facteurs conduisent à des taux élevés de mortalité chez les poissons migrateurs.

En ce qui concerne les données disponibles il semble qu’aucune des espèces connues de la Sanaga ne dépende de longues migrations de l’amont vers l’aval pour la reproduction. Certes les poissons migrent régulièrement de l’aval vers l’amont ce qui permet de compenser la dévalaison mais aucune migration de type « saumon » n’est connue dans un tel environnement en Afrique.

Les observations montrent clairement que la stratégie prédominante de reproduction des poissons dans le système de la Sanaga est essentiellement constituée de migrations latérales vers des zones de reproduction, des affluents ou la plaine d’inondation qui dans ce cas est le plus souvent un marais forestier saisonnier.

En d’autres termes, les individus des espèces qui se seront adaptées au lac de barrage pourront facilement trouver des zones de reproduction dans les affluents en amont de celui-ci. Pour ce qui est des espèces qui ne se seront pas adaptées au nouvel environnement lacustre, une passe à poisson quelle qu’elle soit ne permettra pas aux individus de trouver un environnement favorable dans le lac.

Aucune indication ne montre qu’une passe à poisson ait une quelconque utilité.


2.3.3Débit réservé, dégazage et oxygénation


Le débit écologique minimal est de 25 m3/s. Ce dernier correspond au dixième du débit moyen interannuel (module) du cours d’eau calculé sur une période de cinq années consécutives. Il s’agit là d’une valeur arbitraire, parfois suffisante, parfois largement insuffisante.

Dans le cas du barrage de Lom Pangar, il est prévu un débit de réserve de 90 m3/s, donc 3,6 fois supérieur au débit minimal théorique. Il devrait par conséquent s’avérer suffisant pour garantir le maintien de la faune piscicole sur le tronçon qui relie l’ouvrage au Djerem.

Cette zone située entre l’ouvrage et la confluence traverse le Parc National de Deng-Deng. Bien qu’il n’y ait pas d’enjeux halieutiques particulier dans cette zone, il faut néanmoins considérer qu’il est préférable de fournir à la Sanaga une eau de bonne qualité, dégazée et oxygénée. Il est recommandé de maintenir un taux d’oxygénation supérieur ou égal à 5mg/L.

L’APD du barrage prévoit l’aération des eaux restituées grâce à une cuillère qui semble suffisante pour aérer par les perthuis. La réalisation d’un modèle réduit est prévue afin de vérifier l’efficacité de cet aménagement. Dans l’hypothèse où le seuil de 5mg/L d’oxygène ne serait pas atteint des mesures complémentaires : pose de dents, seuils de réoxygénation devront être mises en œuvre.


2.3.4Risque de désoxygénation massive


En dehors du fait que le barrage transformera une rivière en lac et que donc il s’en suivra une modification importante de la structure des peuplements de poissons, il faut considérer l’éventuel impact des conditions anoxiques qui résulteront de la décomposition de l’abondante biomasse végétale présente. En utilisant une estimation d’approximativement un million de tonnes de matière organique (poids sec) présent dans le réservoir de 570 km2 nous avons calculé qu’il en résulterait une demande en oxygène de l’ordre de 1,25 milliard de Kg en utilisant une estimation de 1,25 kg de demande en oxygène chimique (DOC) par Kg de matière sèche de végétation décomposée (Boyd 1990).

Le taux de diffusion de l’oxygène dans l’eau dépend de la température, l’altitude, la turbidité de l’eau, et du vent entre autre. A une altitude de 650 m et une température moyenne de 25°C l’eau du lac devrait pouvoir absorber environ 66 000 kg d’oxygène par heure1 

Cela implique que l’oxydation complète de la biomasse végétale estimée demandera 26 mois. Dans la mesure où il est prévu un remplissage par paliers de la retenue avec des phases de marnage forcé, la décomposition progressive de la matière organique n’entraînera pas une désoxygénation complète et massive de l’eau pendant la période de stabilisation (depuis la fermeture du barrage jusqu’à l’obtention de conditions environnementales stables).

Cependant, le Niveau Minimal d’Exploitation (NME) de la retenue a été fixé à 649m NGC. A ce niveau, les risques d’anoxie dans la retenue et de mortalité massive du poisson sont très importants. Pour une retenue d’une capacité de 6 milliards de m3, le NME pourrait être atteint tous les 7 à 8 ans.


2.3.5Modification des faunes associées à ces habitats


Sur les 136 espèces strictement d’eau douce (dont 3 introduites) qui ont été signalées dans la Sanaga dans les documents existants au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris et dans d'autres muséums 26 contribuent de manière significative aux prises de pêche. Parmi ces dernières on trouve principalement des membres de la famille des Cyprinidae, Alestiidae, Cichlidae, Clariidae, Mormyridae, Mochokidae et Claroteidae. Ces poissons seront diversement affectés durant les travaux relatifs à la construction du barrage puis après ceux-ci. Le type d’alimentation et le mode de reproduction seront les deux principaux éléments clés qui détermineront quelles espèces prospèreront après la construction du barrage et quelles seront celles susceptibles de diminuer en nombre.

La synthèse de la littérature scientifique disponible sur la biologie des familles de poissons représentées dans le bassin de la Sanaga est donnée en détails en annexe 1 et résumée dans le . L’accent a été mis sur l’alimentation et la reproduction.

Certaines familles semblent à priori avoir les capacités d’adaptation suffisantes pour soit survivre en aval des barrages, là où les fluctuations saisonnières du niveau de l’eau vont être fortement réduites, soit prospérer dans la retenue ou en amont de celle-ci.

Enfin, l’étude attentive de l’évolution des écosystèmes perturbés en Afrique est également importante pour anticiper ce que deviendra la communauté de poissons dans la retenue de Lom Pangar.


2.3.6Disparition d’espèce et directive 4.0

2.3.6.1Les espèces des petits cours d’eau


Les espèces des petits cours d’eau de la zone du barrage sont représentatives de l’ensemble du haut bassin de la Sanaga qui est en fait assez homogène. Il pourrait cependant y avoir certaines exceptions à cela mais seule une étude beaucoup plus approfondie permettra de le déterminer. Cependant, il est peu probable que les bassins du Lom et du Pangar recèlent en leur sein une biodiversité particulière qu’on ne retrouverait pas, par exemple, dans les autres bassins du haut cours de la Sanaga.

L’ensemble de cette faune ne semble donc pas à priori menacé par la disparition des populations de la zone inondée d’autant que la zone maximale d’expansion de la retenue laissera intacte un grand nombre de têtes de bassin (sources et ruisseaux de premier ordre) qui constitueront des refuges favorables pour ces espèces inféodées au petits cours d’eau.


2.3.6.2Les espèces endémiques


Il y a au moins 23 espèces endémiques au bassin Sanaga.

Doumea sanaga fait partie des Amphiliidae. Il se trouve exclusivement dans la partie supérieure du bassin de la Sanaga. On le trouve dans toutes les branches principales, y compris la partie supérieure du Lom. Il disparaîtra de la zone du réservoir mais restera présent en amont.

Les Aplocheilidae, Aphyosemion bamilekorum, Aphyosemion dargei, se trouvent loin du site du barrage de Lom-Pangar et ne devraient donc pas être affectés.

Tilapia cameronensis est un Cichlidae endémique de la Sanaga. Cette espèce est répandue dans le bassin, adaptable aux réservoirs et n’est donc pas menacée.

Parmi les deux membres endémiques de la famille des Claroteidae, Platyglanis depierrei n'est connue que d'un seul endroit sur la rivière Djim, dans la partie inférieure du Mbam et est donc peu susceptible d'être affectée par le barrage. Chrysichthys longidorsalis est une espèce d'importance commerciale, connue depuis le cours moyen de la Sanaga. Elle est susceptible de profiter des nouveaux réseaux trophiques qui se mettront en place.

Il y a six espèces endémiques de Cyprinidae dans la Sanaga. Le plus souvent, il s’agit de grandes espèces, à l’exception de Barbus bourdariei qui se trouvent à la fois dans le fleuve Noun et le lac Monoun, un ancien cratère. Labeo nunensis se trouve dans la partie supérieure de toutes les branches principales de la Sanaga, il peut être en mesure d'établir des populations lacustres. Labeo sanagaensis n’a été observé que dans le cours supérieur du fleuve Noun et de ses affluents loin du site de Lom-Pangar. Il est donc peu probable qu’il soit affecté par le nouveau barrage. Labeobarbus mbami est une autre espèce du M'Bam et de la moyenne Sanaga. Il est également peu susceptible d'être encore plus affecté par le barrage de Lom-Pangar. Prolabeops melanhypopterus est une autre espèce présente dans le Djerem où elle ne devrait pas être affectée par le barrage. Varicorhinus fimbriatus est largement distribué dans la Sanaga, et comme L. nunensis, De même, Varicorhinus jaegeri n'est connue que d'un site à proximité du réservoir de Mbakaou sur la rivière Djerem.

Distichodus kolleri est largement distribué dans tout le bassin de la Sanaga. Nannocharax rubrolabiatus est un petit Distichodontidae de rivière qui n’a jamais été signalé dans la région de Lom-Pangar.

Chiloglanis sanagaensis est présent dans tous les rapides du bassin de la Sanaga et devrait donc rester présent en amont de la retenue. Synodontis rebeli est également très répandue et devrait être en mesure de faire face aux changements occasionnés par le barrage.

Le seul Clupéidae endémique est Thrattidion noctivagus qui est seulement connu des environs d’Edéa dans le bas cours de la Sanaga.

Mastacembelus sanagali et Mastacembelus seiteri sont d'autres espèces rhéophiles qui, resteront présentes dans les rapides et autres habitats rocheux et turbulents en amont du barrage.

Il y a deux espèces de Mormyridae, endémiques de la rivière Sanaga: Marcusenius sanagaensis et Campylomormyrus phantasticus. M. sanagaensis a été observé dans les rivières Mbam et Noun ainsi que le Moyen-Sanaga. La distribution connue de C. phantasticus comprend la Sanaga-Orientale, et notamment le Djerem où il subsistera.

Schilbe djermi est endémique de la rivière Djerem, et fait partie d'une famille qui semble s'adapter assez bien aux modifications engendrées par la construction de barrages.

En conclusion, aucune espèce de poisson ne semble menacée de disparition par la construction et l’exploitation du barrage de Lom Pangar.

D’une manière générale, on peut considérer que les bassins du Lom et du Pangar, de par leurs positions géographiques, ne se situent pas dans une zone de forte endémicité et son loin des zones refuges déjà reconnues pour les animaux aquatiques. Celles-ci sont essentiellement concentrées autour du Mont Cameroun et de la région Edéa, Kribi, Campo.

En raison de ces observations, concernant les habitats aquatiques, nous considérons qu’il n’y a pas lieu d’activer la PO 4.0 de la Banque Mondiale.



Rappel : Cette PO est cependant activée dans le cadre du projet Lom Pangar en raison des menaces que fait peser le projet sur les zones forestières de l'UTO de Deng Deng qui constituent des habitats naturels au sens de la définition de la Banque mondiale (Annexe A de la politique opérationnelle 4.04), par la présence d'espèces inscrites sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN.

2.3.7Utilité de créer une ou des réserves de pêche


Comme nous l’avons décrit, les succès de reproduction des poissons seront dépendants des variations du niveau de l’eau dans le lac. Lorsque l’eau monte, les adultes rejoignent les berges nouvellement crées, pénètrent en forêt et pondent. Les alevins trouvent dans ces nouveaux milieux riches en matières organiques en décomposition une faune zooplanctonique importante. Cette stratégie assure un recrutement optimal des jeunes stades.

Afin d’optimiser cette phase de recrutement, il serait bon de laisser une ou deux zones libres de toute action de pêche. Dans le Pangar, il pourrait s’agir du bassin du Mbitel, dans le Lom, ce bassin reste à déterminer.


2.3.8Conclusions


En aval du barrage, les changements dans la faune piscicole seront directement proportionnels à l'évolution du régime hydrologique. Les espèces qui résisteront le mieux seront celles qui peuvent se reproduire directement dans le lit de la rivière et celles qui pourront optimiser l’utilisation du nouveau réseau trophique. Les espèces qui souffriront le plus seront sans doute les grands Cyprinidae, qui montrent une saisonnalité des captures très marquée, liées aux inondations (Voir Figure 6). On peut s'attendre à ce que peu de temps après la cessation des inondations, cette composante importante de la pêche dans le cours moyen la Sanaga, soit significativement affectée. On peut raisonnablement estimer que cette composante représente environ 100 tonnes de poissons/an représentant environ 100 millions FCFA/an de chiffre d’affaire.

Figure 6 : Saisonnalité des captures des plus importants groupes d’espèces dans le cours moyen de la Sanaga.





Dans le réservoir, il faudra de nombreuses années pour approcher une certaine stabilité. Toutefois, sur la base des données examinées ci-dessus, on peut s'attendre à ce que le nouveau réservoir créé sur le Lom Pangar soit dominé par les poissons-chats autochtones du genre Chrysichthys, un groupe d'espèces très appréciées dans la cuisine locale et une composante majeure de la pêche en rivière actuelle. L’équilibre entre les différentes espèces de Chrysichthys est susceptible de changer dans l’avenir. En l'absence de stockage, les tilapias autochtones et les gros piscivores, Hydrocynus forskalii et Lates niloticus, pourraient également voir leurs populations devenir beaucoup plus abondantes. Beaucoup d'autres espèces, en particulier les Mormyridés fluviatiles qui forment une partie importante de la pêche actuelle devraient fortement décliner.

Une augmentation initiale des insectivores comme Brycinus et le Shilbeidae pourrait être observée s’ils profitent des éphéméroptères ou d'autres populations d'insectes larvaires se nourrissant des arbres en décomposition. Il s’en suivra ensuite une baisse de ces populations lorsque la ressource (arbres morts) sera épuisée. On observera également la baisse des insectivores benthiques spécialisés, notamment les Mormyridae et certaines espèces de Synodontis. Inversement on notera une augmentation des herbivores et ichtyophages avec une augmentation associée des tilapias du genre Oreochromis.

Parmi les espèces endémiques, certaines vont prospérer comme Chrysichthys longidorsalis, Schilbe djermi, Synodontis rebeli et au moins certains des Labeo et Labeobarbus. D’autres deviendront plus rares comme les Mormyridae, Distichodus kolleri et Platyglanis depierrei.



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