Préambule 7 1 Etat des lieux sur les différents habitats et espèces de poissons dans la Sanaga 10




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4.4 Possibilités d’amélioration de la productivité dans le réservoir


Dans le réservoir, cependant, il est possible de gérer les pêches de capture pour une productivité élevée. L’empoissonnement d’espèces indigènes ou exotiques a été utilisé à ces fins dans le passé, avec des résultats mitigés.

Lorsque la rivière va se transformer en lac de barrage, il va inévitablement y avoir création de nouvelles niches écologiques comme par exemple celle du plancton pélagique et en particulier du zooplancton. L’introduction de tilapias, entre autre, n'a généralement pas réussi à améliorer la production globale des réservoirs. Non seulement ces introductions ont donné lieu à de faibles augmentations de productivité mais elles ont parfois altéré l'intégrité génétique des espèces indigènes par le biais d’hybridations (Gourène et al. 1999).

Par contre, l'introduction d'Heterotis niloticus dans le barrage d’Ayamé a sensiblement contribué à l’amélioration de la pêche (Gourène et al. 1999). De même, les clupéidés planctonophages, indigènes ou introduits, ont joué un rôle important dans la transformation de la ressource planctonique, abondante dans les réservoirs et ainsi augmentés considérablement la biomasse de poissons (Capart 1959). Le bilan de 20 années d’empoissonnement par le kapenta (Limnothrissa miodon) est de 15 millions de dollars pour 25 000 tonnes pêchées par an (Bell-Cross & Minshull 1988). Les clupéidés autochtones sont également importants dans la productivité des pêcheries des lacs Victoria, Volta, et Tanganyika (Munro et al. 1990). Les espèces d’ Hydrocynus, importantes à la fois pour les captures commerciales et sportives dépendent fortement des clupéidés pélagiques dans les lacs Kariba (Bell-Cross & Minshull 1988) et Kainji (Lewis, 1974).

Il semble probable que l’espèce autochtone la plus courante de clupéidé dans le cours inférieur de la Sanaga, Pellonula leonensis, pourra trouver un habitat favorable dans le réservoir de Lom-Pangar, soit par une dispersion naturelle ou (plus probablement) via son introduction. Si elle se comporte comme d'autres petits Clupéidae d'eau douce (Munro et al. 1990), la reproduction dans les lacs a lieu pendant les périodes de basses eaux, lorsque la concentration en éléments nutritifs produit un bloom de zooplancton favorable au grossissement des alevins. Prédire l'échelle d’une éventuelle augmentation de la productivité associée au développement d’une importante population de P. leonensis dans le réservoir est très difficile dans l'état actuel des connaissances, mais pourrait justifier des recherches plus poussées. D'autres espèces pourraient aussi s'adapter à une niche planctonophage vacante. Dans le lac Kariba, le Clupeidae autochtone Brycinus lateralis a été en mesure de s'adapter au moins partiellement à de nouvelles ressources alimentaires pélagiques (Balon 1974).

Il peut s'avérer que les Pellonula (soit P leonensis soit P. vorax ) ne soient pas capables de se reproduire dans les eaux très douces du réservoir. Une autre espèce pourrait être introduit à leur place comme Denticeps clupeoides (Denticipidae) qui est très répandue en Afrique occidentale, parfois loin dans les terres et donc loin de l'eau saumâtre (Clausen 1959). Une population de cette espèce existe dans le Mungo, près de la Sanaga (Teugels, 1990). Les autres genres de Clupeidae de la région sont Nannothrissa, Microthrissa et Potamothrissa du bassin du Congo (qui sont tous trouvés loin des embouchures), Odaxothrissa de la Volta, du Niger et de la Cross Rivers, Limnothrissa et Stolothrissa du lac Tanganyika (Poll 1974, Gourene & Teugels 1994).

Sans une estimation précise de l’évolution des stocks de poissons le MINEPIA et l'IRAD ont, par le passé, introduit un certain nombre d’espèces de poissons jugées aptes à soutenir la pêche de capture en lac. La plus commune de ces espèces est le tilapia du Nil, Oreochromis niloticus. Bien que celle-ci ait produit des populations permanentes dans les autres barrages du bassin de la Sanaga, il est difficile de savoir si oui ou non son introduction a fait augmenter la productivité par rapport à ce qui aurait pu arriver si on avait laissé la faune indigène de poissons évoluer et s'adapter au fil du temps. Comme O. niloticus est déjà largement distribués dans le système Sanaga à la suite de ces introductions précédentes, il n'y a aucun problème relatif à la protection de la biodiversité à introduire également cette espèce dans le réservoir de Lom-Pangar. Il serait cependant utile, d’un point de vue « académique » de s’abstenir dans un premier temps d’introduire cette espèce dans le lac pour laisser ce dernier évoluer plus librement.


4.5Calendrier de mise en œuvre


Le Tableau 8 ci-après présente le calendrier de mise en œuvre du plan pêche par rapport au calendrier des travaux bu barrage

Tableau 8 : Calendrier de mise en œuvre du plan d’appui à la pêche



Années

N -1

N 0

N 1

N 2

N 3

N 4

N 5

Phasage travaux




Construction du barrage



















Mise en eau et exploitation

Phase projet pêche

Phase 1 : enquêtes achat de matériel

























Phase 2: Renforcement des capacités






















Phase 3 : Pêche et commercialisation
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