Les chiens sauvages les plus connus




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LES CHIENS SAUVAGES

LES PLUS CONNUS

Le Dingo

Le Dingo (Canis dingo) est le Chien sauvage d'Australie. Se basant sur le fait qu'il est le seul placentaire, à l'exception de quelques chauves-souris et de rares Rongeurs voisins du Rat, sur un continent où tous les Mammifères autochtones sont des Marsupiaux, on considère habituellement qu'il a été importé par l'Homme à l'état domestique et qu'il est ultérieurement retourné à l'état sauvage. La découverte d'ossements fossiles de Dingos mêlés à ceux de grands Marsupiaux de l'ère tertiaire, tels que le Nototherium et le Diprotodon, semble infirmer cette théorie, l'existence de l'Homme à l'ère tertiaire étant discutée.

Le Dingo, a à peu près, les dimensions d'un Chien de berger de taille moyenne. Son corps est robuste, sa tête grosse et massive avec un nez court. Les oreilles dressées sont larges à la base et arrondies à l'extrémité ; la queue, qui descend jusqu'au jarret, est très fournie ; les membres paraissent d'autant plus robustes qu'ils ne sont pas très longs. Le poil est ras, uniformément roux, plus clair sur le ventre que sur le dos. On rencontre souvent des Dingos ayant une autre couleur, mais on estime qu'ils ne sont pas de race pure, les croisements avec les Chiens domestiques étant de plus en plus fréquents.

Le Chien pariah

Les Pariahs sont des Chiens errants qu'on trouvait au XIXè siècle dans toutes les villes d'Orient, depuis la péninsule des Balkans jusqu'à l'Océanie, en passant par l'Afrique du Nord, l'Inde, le Japon et Bornéo. Leur type varie suivant les régions sans qu'on puisse pour autant déterminer plusieurs races différentes. Leurs hordes affamées et bruyantes pénétraient la nuit dans les rues des villes et des villages et s'y nourrissaient de charognes et d'immondices. Dans l'état où se trouvait à cette époque la voirie des villes d'Orient, leur utilité était incontestable. Les progrès de l'hygiène ont sensiblement réduit leur nombre, surtout autour des cités importantes comme Constantinople où ils abondaient il y a cent ans. Mais ils n'ont pas disparu partout.

Les Pariahs, dont l'existence remonte à des milliers d'années, sont-ils des Chiens sauvages venus vivre en commensaux après de l'Homme, séduits par l'attrait d'une nourriture facile, ou des Chiens autrefois domestiqués qui ont cherché à échapper à leurs maîtres ? Dans ce dernier cas, on peut se demander pourquoi ils ne l'ont pas fait complètement. La première hypothèse semble d'autant plus plausible que les Pariahs ne demandent apparemment qu'à se laisser domestiquer, s'apprivoisent facilement s'ils sont pris assez jeunes, et se montrent excellents Chiens de garde. C'est manifestement parce qu'ils ne trouvent pas de maîtres disposés à les recueillir qu'ils continuent à mener leur existence errante et de plus en plus précaire.

LES CHIENS SAUVAGES AFRICAINS

L'Otocyon

L'Otocyon (Otocyon megalotis) est le seul représentant connu de la sous-famille des Otocyoninés, caractérisée par un nombre de dents élevé. Sa formule dentaire est la suivante pour chaque demi-mâchoire : incisives 3/3; canines 1/1; prémolaires 4/4; molaires 3 ou 4/4 ou 5, ce qui donne un total de 46 à 50 dents, soit 4 à 8 de plus que le Chien domestique. Ces dents sont assez faibles.

Le corps de l'Otocyon est allongé, les oreilles très développées, la tête petite. La taille, mesurée au garrot, est de 35 à 40 cm, la longueur totale 90 cm, dont 40 pour la queue. La couleur du pelage, un brun fauve à reflets jaunes et gris, est caractéristique. Les oreilles, les pattes et la queue sont brunes avec les extrémités noires, et le front est traversé par une ligne plus claire.

Ce canidé vit dans les régions arides de l'Afrique orientale et méridionale, du Cap au Soudan, en Zambie et dans une grande partie de la Rhodésie1. Il habite de préférence les régions découvertes, riches en buissons touffus. Dans la journée, il sommeille, caché dans ces buissons ou dans des terriers abandonnés par l'Oryctérope, et il erre pendant la nuit en faisant entendre des cris plaintifs. Sa nourriture se compose principalement d'Insectes, surtout de Sauterelles et de Termites, de fruits et de végétaux variés. Il mange aussi des petits Mammifères comme les Gerboises, et des Rats de sables qu'il détecte au son sous la terre. Il lui arrive aussi, à l'occasion, de manger des charognes.

Le Lycaon

Le Lycaon (Lycaon pictus), également appelé Cynhyène et Chien chasseur du Cap, peut mesurer jusqu'à 1 m de long pour une hauteur au garrot d'une soixantaine de centimètres. Il pèse entre 16 et 23 kg. C'est un animal efflanqué, aux longues pattes maigres. La tête est de grosseur moyenne, le museau pointu, les oreilles droites et importantes. Contrairement au Chien, au Loup et au Chacal, le Lycaon n'a que 4 griffes aux pattes antérieures, comme aux pattes postérieures. Il dégage une odeur musquée. Le pelage est court et les poils rares laissent apparaître la peau. Le museau, une ligne au milieu du front et les oreilles sont noirs, tandis que la queue est ocre à la base, noire au milieu et blanche à l'extrémité. Mais ce sont les taches qui couvrent le corps qui sont le plus caractéristiques. Elles sont ocres, blanches, ou noires, et leur distribution est variable d'un individu à l'autre.

Le Lycaon habite une grande partie du continent africain, au sud du Sahara. Dans les montagnes de l'Afrique orientale, on le trouve jusqu’au-dessus de la limite des arbres, mais c'est surtout un animal de steppe. C'est un nomade capable de couvrir de grandes distances lorsque la nourriture manque. Il est particulièrement actif à l'aube et au crépuscule. Pendant les heures chaudes de la journée, il se repose dans quelque tanière ou à l'ombre d'un buisson.

LES CHIENS SAUVAGES ASIATIQUES

Le Dhole


Le Dhole (Cuon alpinus) peut dépasser 1,30 m de longueur, dont 40 cm pour la queue qui touche presque terre, et son poids varie de 14 à 20 kg, suivant l'âge et le sexe, pour une hauteur au garrot d'une cinquantaine de centimètres. Certaines caractéristiques anatomiques le rapprochent du Lycaon. Il n'a que 4 griffes aux pattes antérieures et ses dents carnassières ont la même structure particulière que celles du Lycaon. Mais son pelage est très différent. Baptisé Chien rouge par Kipling, il a une fourrure dense sur un sous-poil serré. Dans les régions les plus septentrionales de son aire de répartition, sa couleur, qui est rousse en été, s'éclaircit en hiver jusqu'à devenir jaunâtre. Dans les régions plus tropicales, la fourrure est moins épaisse et la teinte plus claire. La tête est large, le museau court, bien proportionné, et les membres robustes.

Le Dhole vit dans les régions montagneuses de l'Asie. On le trouve du Turkestan et du Cachemire jusqu'à la Sibérie orientale, ainsi que dans l'Asie orientale et méridionale : Inde, Indochine, Sumatra et Java. En revanche, il n'existe pas à Ceylan ni au Japon.

Le Chien viverrin

Viverrin signifie : qui ressemble à une Civette. En fait, le Chien viverrin (Nyctereutes procyonides) ressemble plus à un Raton laveur qu'à une Civette ou à un Chien. Son corps allongé, plus gros à l'arrière qu'à l'avant, est porté par des pattes courtes et assez faibles. Le museau est pointu et un bandeau noir autour des yeux accentue encore la ressemblance. La queue est très courte et très velue. Le pelage est fauve, plus foncé sur le dos que sur le ventre, avec une grande tache isabelle autour du cou. Le Chien viverrin a à peu près les dimensions du Raton laveur : une longueur de 75 à 80 cm, dont 15 de queue, et une hauteur au garrot inférieure à 30 cm. Il pèse environ 7,5 kg.

Originaire de la Sibérie orientale, de la Chine et du Japon, le Chien viverrin a été introduit volontairement en Russie d'Europe, d'où il a envahi toute l'Europe centrale. On le trouve particulièrement en Pologne, mais il se rapproche de la France et on le rencontre déjà en Allemagne de l'Ouest.

L'activité de ce Canidé est surtout nocturne. Pendant la journée, il s'abrite dans une cavité naturelle : fente de rocher, arbre creux, etc... ou un terrier abandonné par un autre animal. Il lui arrive aussi, mais plus rarement, de creuser son propre terrier. Son habitat préféré est constitué par les forêts denses coupées de torrents et de ruisseaux. Il y vit en petit groupe familial, chassant la nuit et dormant le jour, roulé en boule, le nez enfoui dans son épaisse fourrure.



1 Région de l’Afrique orientale, dans le bassin du Zambèze.


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