Le roseau commun, Phragmites australis




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Le roseau commun, Phragmites australis
Le roseau [ou reed (anglais), carrizo (espagnol), canetto (italien)] est une graminée pérenne clonale, dont l’appareil racinaire et les rhizomes s’enfoncent jusqu’à 80 cm dans un sol inondé ou gorgé d’eau, les tiges et feuilles étant aériennes. Il domine des formations végétales caractérisées par un faible nombre d’espèces et une forte productivité annuelle en terme de biomasse. Les roselières sont un élément structurant du paysage et colonisent divers types de milieux aquatiques (marais peu profonds, ceintures d’étangs, bordures de canaux, estuaires).
Une étude typologique des roselières de la côte méditerranéenne française a permis de décrire la gamme de conditions du milieu dans lesquelles le roseau est dominant et de comprendre certains éléments de sa dynamique. Le sel, présent dans tous ces milieux côtiers, diminue la croissance du roseau dès 10 g/l, mais est toléré jusqu’à 25 g/l. Le roseau peut se contenter d’un horizon adouci de 30 cm au dessus d’une nappe salée. L’état des roselières dépend de l’équilibre entre les apports d’eau douce et d’eau salée. Aucune différence n’a été trouvée entre localités quant à la tolérance au sel.
Le roseau supporte une inondation prolongée mais la roselière se maintient mieux à long terme lorsqu’un assèchement estival de deux à trois mois oxygène le sol tous les deux à cinq ans. Cela favorise l’oxydation de la matière organique et évite l’accumulation de composés réduits toxiques pour la croissance.
L’assèchement printanier progressif permet la colonisation de vastes clairs en offrant les conditions idéales pour la germination des graines (sol humide et alternance de température 10°C la nuit et 30°C le jour). Par croissance souterraine des rhizomes la roselière progresse normalement de 1 à 2 m par an mais une forte densité de ragondins (Myocastor coypus, mammifère originaire d’Amérique du Sud et introduit en vue de l’exploitation de sa fourrure) peut freiner cette colonisation.

Pour en savoir plus :



ALVAREZ M. 2000 - Analyse des effets d'une perturbation sur la dynamique de la colonisation des roseaux et sur la diversité floristique dans un marais semi-permanent. DEA: écologie et évolution: USTL Montpellier (FRA)* 30p.
Alvarez M., F. Tron & A. Mauchamp. 2005. Sexual versus asexual colonisation by Phragmites australis : 25 year reed dynamics in a Mediterranean marsh, Southern France. Wetlands 25:639-647.
Mauchamp A. & M. Méthy. 2004. Submergence-induced damage to photosystem II activity of Phragmites australis by submergence. Environmental and Experimental Botany, 51: 227-235
MAUCHAMP A., BLANCH S., GRILLAS P. 2001 - Effects of submergence on the growth of Phragmites australis seedlings. Aquat Bot 69 p147-164.
MAUCHAMP A., MESLEARD F. 2001 - Salt tolerance in Phragmites australis populations from coastal Mediterranean marshes. Aquat Bot 70 p39-52.
Saltmarsh A., A. Mauchamp & S. Rambal. 2006. Contrasted effects of water limitation on leaf functions and growth of two emergent co-occurring plant species, Cladium mariscus and Phragmites australis. Aquatic Botany 84:191-198.
Sinnassamy J.M. & A. Mauchamp 2001. Roselières. Gestion fonctionnelle et Patrimoniale. Cahier Technique ATEN n° 63. 95 pp.
TRON F. 2000 - Hydrologie et dynamique des roselières. Un SIG au service de la gestion des espaces naturels. ISARA Lyon (FRA) 74p+ann.


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