Le monde grec. Le milieu naturel




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LE MONDE GREC.

  1. LE MILIEU NATUREL.

Observation de la carte et lecture du document 1.





Ayant entendu dire que tout le pays grec est arrosé par la pluie et non par des rivières comme le leur, les prêtres égyptiens déclarèrent qu’un jour, les Grecs auraient à souffrir terriblement de la famine. Ce qui veut dire que, si la divinité ne veut pas faire pleuvoir mais durer la sécheresse, les Grecs seraient en proie à la famine, puisqu’ils n’ont à attendre de l’eau de nulle part ailleurs que du ciel. Ce que les Egyptiens disaient ainsi des Grecs est exacts.

HERODOTE, Histoires, II, 13-14.






  1. Quels renseignements nous donne la carte de géographie sur le relief de la Grèce ?



  1. Situe la région du Péloponnèse dans le pays.



  1. Trois autres « régions » forme la Grèce : 1. au nord :

2.

3.


  1. Que nous apprend le texte d’Hérodote ?



  1. Quelles conséquences cela a-t-il sur la vie des Grecs ?



  1. Quel est l’élément dominant en Grèce ?



  1. Quelle va être son importance dans la vie des Grecs ?



  1. Le climat méditerranéen est chaud et très lumineux. Quelle en sera la conséquence sur la vie quotidienne des Grecs ?

SYNTHESE :

La Grèce, à la différence de l’Egypte, est un pays mantagneux. Les cours d’eau ou les fleuves n’y sont que des torrents impropres à la navigation. Les étés y sont chauds et secs, les hivers peu rigoureux excepté en altitude.

La terre est peu fertile sauf en quelques rares plaines. Le travail du paysan est toujours pénible. La nature du sol convient surtout à la culture de la vigne et de l’olivier ou à l’élevage du petit bétail (moutons, chèvres)

Le sous-sol recèle des filons d’argent. Il fournit aussi un marbre de belle qualité et de l’argile pour la fabrication des poteries.

Le pays est tourné vers la mer Egée. Ses côtes sont très découpées. Des îles nombreuses facilitent la navigation. Mais c’est toujours à contre coeur que le paysan se fait marin


  1. ORIGINE DU PEUPLEMENT DE LA GRECE.

A la fin du IIIe millénaire av.JC, commença une période de lentes migrations de peuples. venus des régions danubiennes et parlant une langue indo-européenne. Ils pratiquaient l’agriculture et l’élevage, utilisaient le cheval et introduisirent l’emploi d’outils et d’armes en cuivre ou en bronze, ainsi qu’une céramique particulière qui portait le nom de «!minyenne!».

Entre 2000 et 1600 av J.-C., trois groupes se succédèrent :



  • les Ioniens, qui occupèrent l’Attique et les Cyclades!

  • Les Eoliens, qui s’établirent en Thessalie

  • Les Achéens, le groupe le plus important, qui s’installèrent dans le Péloponnèse.

Vers 1600 – 1200 av JC, les Achéens donnèrent naissance à la civilisation mycénienne (du nom de la cité-royaume de Mycènes.) Ils occupèrent le Péloponnèse, la Béotie, l’Attique et la Crète et furent à l’origine de la fondation de différents royaumes.

Peuple de commerçants, mais aussi de pirates et de guerriers, les Mycéniens sont peut-être à l’origine de la destruction de Troie, décrite par Homère dans l’Iliade.

Entre la période d’effondrement de cette civilisation et l’émergence des cités, nouvelle forme d’organisation politique, s’écoulèrent quatre siècles, dont on sait fort peu de choses. Les historiens ont appelé cette période, les siècles obscures.

A la période archaïque, les vagues de colonisations étendirent le monde grec en Espagne, en Italie du Sud, en Thrace, sur la côte africaine, en Egypte, en Asie Mineure et au Pont Euxin (mer Noire).

Parallèlement des changements politiques intervinrent. Les premières cités firent leur apparition. La date exacte varie selon les historiens mais il est certain qu’elles existaient au VIIIe siècle.. Le terme de « cité » (polis) désignait une communauté indépendante, dotée de ses propres institutions. Elle vivait sur un territoire groupant un espace rural, avec des villages, et un espace plus ou moins urbanisé.

L’organisation sociale de la cité reposait essentiellement sur des citoyens-soldats.

L’évolution politique et sociale des cités grecques pendant cette période est mal connue. Mais on sait que les monarchies furent progressivement remplacées par des oligarchies. Le pouvoir passa donc aux mains des chefs des grands familles nobles qui détenaient la terre et donc la richesse et les armes. Ils choisissaient parmi eux des magistrats temporaires, appelés « archontes » à Athènes et « éphores » à Sparte.

Homère, poète épique grec du IXe siècle av. J.-C., réputé être l’auteur de l’Iliade et de l’Odyssée mais dont l’existence réelle n’a jamais été prouvée.

Questionnaire :



  1. D’où venait les peuples qui ont colonisé la Grèce au IIIe millénaire ?



  1. Combien de vagues d’invasions y a-t-il eues?



  1. Comment a-t-on appelé la période de 4 siècles qui succéda à la civilisation mycénienne ?



  1. Cite deux caractéristiques de la période archaïque.



  1. Où les Grecs installèrent-ils des colonies à cette époque ?



  1. Que veut dire – monarchie ?

- oligarchie ?

  1. Quel mot français découle du mot grec polis ?



  1. Trace une ligne du temps précise où tu indiqueras les données suivantes :

Les siècles obscures (-1000 à –800 ACN)

La période archaïque (-800 à –500 ACN)

La période classique (-500 à –323 ACN)

La période hellénistique ( -323 à –31 ACN)

- 776 : premiers Jeux Olympiques

- 600 : fondation de Marseille par les Grecs

- 461 : début du gouvernement de Périclès à Athènes

- 460 à –451 : 1e guerre du Péloponnèse entre Sparte et Athènes

- 323 : mort d’Alexandre le Grand


  1. LA GRECE CLASSIQUE.

L’histoire de la Grèce antique est une longue succession de rivalités entre ses cités, parmi lesquelles Thèbes, Olympie, Corinthe et tout particulièrement Sparte et Athènes qui se disputèrent la prééminence.

Sparte, située au sud-est du Péloponnèse, conquiert la région voisine, la Messénie, au VIIIe siècle ACN, et, 300 ans plus tard, prend la tête de la Ligue du Péloponnèse formée avec les cités qu’elle a soumises. Pendant la guerre du Péloponnèse, au Ve siècle, Sparte triomphe d’Athènes, et son pouvoir s’étend alors sur l’ensemble de la Grèce. Mais en 371 ACN, les autres Etats se révoltent et Sparte est envahie. Elle n’en conserva pas moins une certaine puissance pendant encore deux siècles.

Athènes fut la principale rivale de Sparte et c’est elle qui mena les cités grecques au combat contre les Perses lors de la 2e guerre médique, vers 480 ACN. Même après avoir perdu la suprématie au bénéfice de Sparte à la fin du Ve siècle, Athènes resta encore longtemps le haut lieu des sciences, des lettres et des arts jusqu’au moment où elle fut conquise par la Macédoine puis par Rome.


SPARTE




  1. Education des hommes et des femmes à Sparte.


Doc.1

Personne n’était libre de vivre à sa guise. La ville était comme un camp où ils menaient un genre de vie fixé par la loi en s’employant au service de l’Etat. Ils étaient entièrement convaincus qu’ils appartenaient non pas à eux-mêmes, mais à la patrie.

PLUTARQUE, Vie de Lycurgue, XXIV



Doc.2

Voici en quoi consistait la cryptie. Les chefs des jeunes gens envoyaient de temps à autre à la campagne ceux qui passaient pour être les plus intelligents, sans leur laisser emporter autre chose que des poignards et les vivres nécessaires. Pendant le jour, ces jeunes gens, dispersés dans des endroits couverts, s’y tenaient cachés et s’y reposaient ; la nuit venue, ils descendaient sur les routes et égorgeaient ceux des hilotes qu’ils pouvaient surprendre. Souvent aussi, ils se rendaient dans les champs et tuaient les plus forts et les meilleurs.

PLUTARQUE, Vie de Lycurgue, XXVIII



Doc.3 L’éducation à Sparte.

Leur étude des lettres se bornait au strict nécessaire ; tout le reste de leur instruction consistait à apprendre à bien obéir, à supporter patiemment la fatigue et à vaincre au combat. C’est pourquoi, lorsqu’ils avançaient en âge, on rendait plus dur leur entraînement : on leur rasait la tête et on les habituait à marcher sans chaussures et à jouer nus la plupart du temps. Arrivés à leur douzième année, ils vivaient dès lors sans tunique et ne recevaient qu’un manteau pour toute l’année. Ils étaient sales et ne connaissaient ni bains ni frictions, sauf à certains jours de l’année, où on leur permettait ces douceurs. Ils dormaient ensemble par bandes et par troupes sur des sortes de paillasses qu’ils s’étaient confectionnées eux-mêmes avec des roseaux poussés au bord de l’Eurotas ; qu’ils avaient cassés près du bout sans l’aide du fer, avec leurs mains.

PLUTARQUE, Vie de Lycurgue, XVI





  1. Qui règle la vie du Spartiate 



  1. Quel est l’objectif d’une telle éducation ?



  1. Donne quelques exigences de cette éducation.



  1. Que peux-tu déjà tirer comme conclusion sur l’image que l’on donne de cette cité ?


Doc.4

Lorsqu’ils n’avaient pas ordre de faire autre chose, ils surveillaient les enfants et leur donnaient quelque leçon utile, ou bien ils s’instruisaient eux-mêmes près des vieillards. Car c’était encore une des belles et heureuses institutions de Lycurgue en faveur de ses concitoyens que l’abondance de loisir qu’il leur avait ménagée, en leur défendant de toucher à aucun métier manuel et, en effet, ils n'avaient aucun besoin de prendre de la peine et de travailler pour amasser de l’argent puisque la richesse n’était pas honorée. C’étaient les hilotes qui travaillaient la terre pour eux et leur payaient la redevance.

PLUTARQUE, Vie de Lycurgue.



Doc.5

A Sparte, les Anciens examinaient l’enfant : s’il était bien formé et vigoureux, ils ordonnaient de l’élever ; s’il était mal venu et difforme, ils le faisaient envoyer au précipice situé près de Taygète.


Les nourrices laconiennes étaient soigneuses et expertes : au lieu d’emmailloter les bébés qu’elles élevaient, elles laissaient libre leurs membres et tout leur corps ; elles les habituaient à n’être point difficiles ni délicats sur la nourriture, à ne pas s’effrayer des ténèbres, à ne pas craindre la solitude, à s’abstenir de caprices vulgaires, des larmes et des cris.

PLUTARQUE, idem






  1. Que fait un Spartiate quand il ne combat pas ?



  1. Pourquoi peut-il se consacrer totalement à sa patrie ?



  1. Qui sont les hilotes ?



  1. Qui est ce Lycurgue dont on parle tant ? Regarde dans un dictionnaire.



  1. Les catégories de citoyens à Sparte.



  • Les Spartiates.


Doc.6 Le partage des terres.

Dans le but de bannir l’insolence, l’envie, l’avarice, le luxe, la richesse et la pauvreté, Lycurgue persuada les Spartiates de mettre en commun toutes les terres et de réduire les fortunes au même taux. Ainsi, personne n’étant plus riche que son voisin, la différence doit se faire par le blâme des choses déshonnêtes et la louange des choses honnêtes. Il divisa les terres de Laconie en trente mille parts pour ceux des campagnes, et il fit neuf mille parts de celles du territoire de Sparte ; car c’étaient là le nombre des citoyens appelés au partage.

PLUTARQUE, idem

Ils se spécialisent dans le métier des armes. Ils n’ont pas d’activités économiques. Ils s’occupent des affaires de la Cité.

Pour être Spartiate, il faut être propriétaire d’une parcelle de terre de la cité. (Mais il ne la cultive pas , les hilotes remplissent ce rôle.) Il faut aussi avoir des parents spartiate et avoir reçu l’éducation spartiate.


  • Les Hilotes.


Doc.7

Les hilotes sont astreints aux travaux les plus ignominieux et les plus flétrissants. On les force à porter un bonnet en peau de chien et à se revêtir de la dépouille des bêtes ; on leur inflige tous les ans un certain nombre de coups, sans qu’ils aient commis aucune faute, pour leur rappeler qu’ils sont esclaves ; bien plus, s’il en est qui dépassent la mesure de vigueur qui convient aux esclaves, on les punit de mort.

MYRON, cité par ATHENEE, XIV, 657.



Doc.8

En tout temps, on les traitait rudement et méchamment ; on les forçait à boire beaucoup de vin pur et on les introduisait auprès des jeunes gens pour qu’ils voient ce qu’était l’ivresse. On leur faisait chanter des chansons et danser des danses vulgaires et grotesques, en leur interdisant celles des hommes libres.

PLUTARQUE, Vie de Lycurgue

Les hilotes, premiers habitants du territoire tombés en servitude, n’avaient aucun droit politiques et civils. Ils n’étaient pas protégés par la loi. Ils cultivaient comme des esclaves la terre laconienne. Ils pouvaient être mis à mort sous le moindre prétexte.



  • Les Périèques.

Ce mot signifie « ceux qui habitent autour ». Ils habitaient les régions montagneuses entourant la plaine de Laconie. Hommes libres, ils avaient la latitude de s’enrichir par le commerce et par l’industrie. Ils servaient comme hoplites ; mais le patriotisme de ces citoyens diminués était médiocre.

  1. Le système politique.

Compare les deux documents suivants puis réponds aux questions.

Doc.9


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