Entraînement à la compréhension à partir d'un récit oral




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Le Bouche à Oreille

Entraînement à la compréhension à partir d'un récit oral.


Circonscription de Calais
J.C Lhote

Conseiller Pédagogique

jc.lhote@mail.ac-lille.fr



Introduction

La technique du Bouche à Oreille peut-être considérée comme une sensibilisation à l'écoute active et à la compréhension de textes, à partir d'un texte lu oralement.


Comprendre un texte mobilise des compétences dont certaines ne sont pas spécifiques de la lecture : identifier les personnages et les lieux, regrouper des informations, avoir un horizon d'attente etc. Les mettre en oeuvre pendant qu'on lit, c'est être mis en demeure de faire tout cela à partir de mots écrits à reconnaître et d'unités de sens à fabriquer (opérations de "surface") : d'une certaine manière, c'est un peu double tâche. Dans l'activité Bouche à Oreille, on épargne aux enfants les opérations de surface de la lecture pour les mobiliser directement sur les dimensions plus profondes.

Comme on le verra dans le descriptif, cette démarche prépare les Ateliers de Questionnement de Texte en provoquant une disposition mentale active de construction du sens . Il y a d'ailleurs entre les deux démarches de nombreux points communs, en particulier les trois temps: prise de connaissance >> discussion >> retour au texte.

Cette technique peut être pratiquée avec une classe entière,

Elle a été présentée lors du séminaire national des 28 et 29 mars


Jean Mesnager





L’Américain a sorti un billet de sa poche et le lui a tendu, mais c’était un billet de cinq cents pesos, pas des dollars. Rodolpho l’a pris et est parti en courant vers l’épicerie…

LE TRESOR DE TUPAC AMARU
Tout a commencé quand la Range Rover des Américains s'est arrêtée sur la place du village, derrière la camionnette de l'institu­teur. La bagnole des gringos était couverte de poussière, mais tout de même, à côté de l'autre, elle paraissait étincelante. Le conducteur est descendu le premier. C'était un gros type poilu qui portait des lunettes noires, une chouette casquette Batman et un T-shirt assorti. Le passager l'a rejoint, habillé de la même façon. On les a d'abord pris pour des jumeaux, puis on s'est rendu compte que le deuxième était plus grand et plus maigre que l'autre. La sueur leur dégoulinait sur le visage.

- Olla, chicos ! a crié le plus gros en faisant claquer ses doigts.

Nous étions assis tous les trois sur les marches de l'école, sous les arcades, ma cousine Anna Maria, mon copain Rodolpho Santos et moi. Nous n'avions pas bronché. Ces types ne nous plaisaient pas, et ça nous plaisait encore moins qu'ils nous hèlent de cette façon. S'ils avaient envie de nous parler, ils n'avaient qu'à se déplacer. Et pour causer, on est beaucoup mieux à l'ombre. Ils ont dû s'en rendre compte et sont venus nous rejoindre sous les arcades. J'ai remarqué qu'ils avaient de belles chaussures de marche, avec des semelles antidérapantes qui laissaient des traces bien régulières dans la poussière.

-Y'a pas un bistrot dans vot'bled ? a demandé le maigre, et il a fait le geste de boire en plaçant son pouce au-dessus de sa bouche.

Nous avons éclaté de rire tous les trois et Anna Maria a fait une plaisanterie à propos des poils du type, dans la langue du pays que les gringos ne peuvent pas compren­dre. Notre langue, c'est un mélange de quechua, d'atacamèque et d'espagnol, alors vous pensez...

-Vous voulez boire ? Dollars ? a proposé Rodolpho, en castillan #.

L'Américain a sorti un billet de sa poche et le lui a tendu, mais c'était un billet de cinq cents pesos, pas des dollars. Rodolpho l'a pris et est parti en courant vers l'épicerie.
# Le castillan est un autre terme pour désigner l'espagnol

Auteur Gérard DELTEIL, EDITIONS SYROS, Collection SOURIS NOIRE PLUS



Public concerné : CM2

Objectif : Atelier de questionnement de texte

Etre capable d'entrer dans la compréhension fine d'un texte par le biais d'hypothèses formulées à partir d'un texte amorce.


DEROULEMENT DE LA SEANCE :
Le texte est donné la veille aux « bouches » pour préparation à la lecture.
1er temps : en classe

Les «  oreilles »  prennent connaissance du texte amorce qui est accompagné d’un extrait de la première de couverture.



Ce texte amorce n’est pas celui du livre mais un extrait du texte étudié en classe.

Déballage verbal. On émet des hypothèses, on se pose des questions.

Le Maître consigne au tableau les hypothèses et les questions retenues :

Pourquoi l’Américain donne-t-il de l’argent à Rodolpho ?

Pourquoi Rodolpho court-il vers l’épicerie ?

Qui sont ces personnages, y en a-t-il d’autres ?

Où se passe cette scène ( question induite par les noms des monnaies utilisées) ?
2ème temps :

Lecture du texte complet par les « bouches ». Les « oreilles » n’ont pas le texte : ils écoutent.


3ème temps :

  • Les « oreilles » répondent aux questions posées antérieurement et vérifient les hypothèses ( vrai/faux). Travail individuel

  • Les « «bouches » se concertent avec le Maître pour une deuxième lecture.


4ème temps :

Deuxième lecture par les « bouches ».

Les  « oreilles » corrigent leurs réponses précédentes. ( utiliser une autre couleur pour ces corrections ). Travail en binômes

Les « bouches » travaillent à la validation qui va suivre.


5ème temps :

Tous les élèves ont le texte sous les yeux.

Mise en commun et validation par les « bouches ». Le Maître coordonne ce travail en reprenant les écrits du tableau.


Prolongements éventuels :

Rechercher les détails du texte qui situent l’action dans un autre pays que le nôtre.



qui situent les personnages dans le contexte.

■ « Bouches » = lecteurs « Oreilles » = auditeurs


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