Elevage de chenilles de Hulotte ou Suivante




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Elevage de chenilles de Hulotte ou Suivante (noctua comes – noctuidae)


(mon premier élevage)



  • 31 mars 2007 : ayant remarqué que des bestioles broutaient mes feuilles d’iris pendant la nuit, je sors ce soir, muni d’une lampe électrique et de mon appareil photo. Je surprends deux chenilles grises d’environ 4 à 5 cm. J’envoie les photos de ces chenilles de noctuelles à M. GUYONNET pour identification.





  • 1er avril 2007 : je décide d’attraper ces chenilles afin de tenter de les élever, espérant ainsi identifier l’imago. Je fabrique donc une caisse à cet effet, avec une porte munie d’une moustiquaire. Je repère rapidement une de mes grignoteuses nocturnes. L’autre, ce sera pour après-demain.





  • 2 avril 2007 : M. GUYONNET ne pouvant identifier ces chenilles avec certitude, je prends de nouvelles photos, sans flash, pour obtenir des couleurs plus naturelles. Je place la « cage » dans mon garage.







  • Quelques jours plus tard, le temps s’étant considérablement radouci, je remarque qu’il fait plus froid dans mon garage que dehors. Je décide d’installer mes petites protégées dans mon bureau, sous une table, la caisse tournée dos à la lumière puisqu’il s’agit de nocturnes. Je me renseigne un peu sur la façon de conduire un élevage.

J’apprends que les chenilles de noctuelles s’enterrent pour se transformer en nymphes. Je place donc des coupelles remplies de terre dans ma cage d’élevage. Elles se nourrissent à ce stade de plantes basses : je leur fourni donc en plus d’iris : lamiers, pissenlits… Je remarque la présence de nombreuses petites crottes : mes chenilles s’alimentent !





  • 12 avril 2007 : ce soir, en plaçant de la nourriture, une déception m’attend : une des deux chenilles semble affaiblie, amaigrie, sur le point de mourir ! Elle est enroulée sur elle-même et ne bouge pratiquement plus.



  • 13 avril 2007: je jette un coup d’œil à mes chenilles dans la journée, surtout pour retirer éventuellement le cadavre de la chenille que je crois morte maintenant. Mais une heureuse surprise m’attend : la petite chenille s’est transformée en nymphe, à même le sol de la cage ! Je photographie la chrysalide, la première que j’obtiens !

À 18h environ


À 20h
L’autre chenille continue de s’engraisser.

Je cherche de nouveaux renseignements. J’apprends que la nymphose peut durer de quelques semaines à quelques années suivant les espèces… que les chenilles commencent la métamorphose, souvent en raison de mauvaises conditions extérieures : pourtant je m’occupe bien d’elles ! Je suppose que le fait d’avoir placé la cage d’élevage dans la maison y est pour quelque chose… Elles commencent aussi par vider leur intestin : voilà pourquoi elle me semblait amaigrie hier…
En ce qui concerne les noctuelles typiques, la nymphose a lieu habituellement en mai, pour voir émerger l’imago en juin. J’ai bon espoir qu’avec la chaleur de mon appartement, cette métamorphose sera accélérée.

  • 14 avril 2007 : la deuxième chenille s’est enterrée : sans doute pour commencer la nymphose elle aussi. Je place la chrysalide sur une coupelle de terre, remarquant au passage que la nymphe s’agite à l’intérieur.







  • 17 avril 2007 : enfin la deuxième chenille commence elle aussi sa nymphose.




  • 18 avril 2007 : afin de libérer la cage d’élevage pour de nouvelles chenilles et pour prodiguer plus d’espace aux éventuels imagos, je décide de confectionner une volière à papillons… Je l’ai munie d’une fermeture éclair qui me servira de porte pour glisser l’objectif de l’appareil photo et un peu d’eau sucrée pour les nourrir le temps de faire quelques clichés, ainsi que d’un couvercle amovible pour le nettoyage et la libération des papillons.





  • 5 mai 2007 : les chrysalides sont plus foncées, presque noires.




  • 11 mai 2007 : la chrysalide la plus ancienne est tout à fait noire à présent. Elle s’est formée il y a 4 semaines.





  • 13 mai 2007 : enfin, ce matin, une surprise m’attend : la chrysalide s’est ouverte pendant la nuit et une noctuelle volette dans la cage.







Avec tous mes remerciements à M. Antoine GUYONNET qui m’a permis d’identifier cette espèce.
Jean-Jacques PORTENEUVE


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